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Reléguant à l’arrière-plan les déclarations sommaires du représentant du soi-disant Polisario au Nations unies concernant la résolution 2285 (2016) du conseil de sécurité, faites à New-York, le communiqué publié par le ministère des affaires étrangères algérien à la suite de l’adoption de cette résolution,  précise que l’Algérie prend note de cette dernière « qui s’inscrit globalement dans la cohérence des doctrines de l’Organisation universelle en matière de décolonisation et en ce qui concerne ses opérations de maintien de la paix, tout en enregistrant avec respect les motivations des cinq pays qui n’ont pas accordé leurs suffrages à ce texte ». Ce communiqué lève le voile sur le véritable rôle que joue ce pays dans le conflit du Sahara et ses intentions qui augurent de sa volonté de le pérenniser, en persistant à croire que décolonisation de ce territoire n’est pas achevée conformément à ses fantasmes qu’il mue en doctrines. Le communiqué algérien reprend, en termes généraux, certaines considérations de cette résolution relatives à la reconduction du mandat de la Minurso, à la responsabilité du conseil de sécurité et au soutien de cet organe au secrétaire général de l’ONU. Il ne cache pas, toutefois, le dépit de l’Algérie lorsque ce pays, au lieu d’évoquer l’ensemble des membres du conseil qui ont examiné le projet de résolution, ne s’adresse qu’à ceux qui n’ont pas voté en faveur de cette résolution auxquels elle témoigne de ses « respects », lesquels respects sont en réalité des remerciements qui leur sont dédiés à l’exclusion des autres.

Ce communiqué, à la lumière de point sur lesquels l’Algérie a choisi de s’exprimer, dévoile toute l’hypocrisie et la mauvaise foi dont fait montre ce pays,  ses errements et omissions, ainsi que la caractère pernicieux de ses manoeuvres. En se « félicitant» de la « contribution de l’Union africaine aux efforts des Nations unis visant l’autodétermination de la population du Sahara, elle commet une grosse erreur et omet de reconnaître la réalité que celles-ci se sont déjà autodéterminées à l’occasion de la récupération de ce territoire par le Maroc, son ayant-droit, du retour à la mère-patrie des populations ayant vécu dans les camps de Tindouf et lors des différentes consultations électorales dans le Sahara marocain.

L’Algérie a, de même, oublié de répondre aux questions posées constamment par le Maroc, les organisations et la communauté internationales concernant les populations marocaines séquestrées à Tindouf. Le communiqué algérien passe sous silence l’appel pressant, et réitéré, adressé par la résolution 2285 (2016) pour le recensement des populations confinés dans la précarité dans les camps de Tindouf et demandant à l’Algérie de permettre au Haut-commissariat aux réfugiés de procéder à leur identification.

Le communiqué n’évoque l’Organisation africaine que pour obstruer la voie du processus de négociations et s’opposer aux efforts de l’ONU dans ce cadre, sachant qu’au sein de l’UA, anciennement OUA, des pays africains soudoyés par l’Algérie au moyen des pétrodollars qu’elle distribuait en Afrique et acquis à ses thèses, ont, dans leur tradition d’entreprendre des coups de force, et depuis une longue date, fomenté un véritable complot contre cette organisation en y introduisant par effraction la fantomatique république sahraouie créée v de toutes pièces par l’Algérie.. Ce pays n’a jamais céssé de manœuvrer contre le Maroc et continue de le faire comme ce fut le cas à l’ONU, lors de l’examen de la résolution 2285, à travers des personnes à sa solde.

Dans sa « conclusion », le communiqué algérien affirme

« L’Algérie exhorte les deux parties au conflit du Sahara occidental ainsi que tous les acteurs internationaux intéressés à contribuer effectivement à la mise en œuvre scrupuleusement de cette résolution ainsi qu’au dépassement des crises récurrentes qui entravent l’œuvre de paix conduite par les Nations unies et à s’inscrire dans la perspective de l’avènement d’une nouvelle ère de paix, de sécurité et de prospérité pour tous les peuples de la région ».

Cet appel à la mise en œuvre de la résolution du conseil relève de la fraude intellectuelle et politique, recèle de graves omissions  et constitue un comble d’hypocrisie et de mauvaise foi et une manœuvre visant à escamoter les réalités de la question du Sahara érigée en problème. L’Algérie, qui souffle par la bouche de ses responsables militaires sur les baises d’’un conflit qu’elle a allumées au frontières du Maroc, menaçant d’ouvrir les hostilités contre ce pays, verse entièrement dans l’hypocrisie en « exhortant  les deux parties au conflit du Sahara, ainsi que tous les acteurs internationaux intéressés à contribuer à la mise en œuvre de la résolution. L’Algérie fait preuve d’hypocrisie lorsqu’elle occulte son rôle et ses responsabilités dans le conflit du Sahara qu’elle a provoqué et qu’elle entretient en équipant et en armant le Polisario, organisation séparatiste qu’elle a elle-même créée.

L’Algérie parle d’avènement d’une nouvelle ère de paix e, de sécurité et de prospérité des peuples de la région, alors que, depuis plus 40 ans, elle oeuvre à attiser les tensions dans la région et entretient une situation dangereuse de pré-guerre dans laquelle elle s’implique en renforçant son armement et celui des séparatistes à sa solde.. Elle évoque la sécurité alors que son soutien aux séparatistes qui contrôlent les camps de Tindouf et leurs populations et s’adonnent au trafic et au détournement des aides est une menace permanente pour la sécurité et la stabilité dans cette région. Les camps de Tindouf sont le ventre mou au confins avec l’Algérie et un terrain propice au terrorisme.

La déclaration algérienne est un comble de mensonge et d’hypocrisie lorsque l’Algérie nie son rôle dans le conflit qui l’oppose au Maroc et se dérobe à ses responsabilités en déclarant qu’elle n’est pas partie à celui-ci alors qu’elle y est l’acteur principal et le lugubre metteur en scène de la tragédie qui s’y joue.

El Mostafa NASSIRI