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La croissance mondiale à moyen terme devrait ressortir légèrement inférieure aux niveaux prévus en juin, sous l’effet notamment de la montée des incertitudes liées aux modalités du Brexit et de son impact sur les marchés financiers et l’investissement. L’impact du Brexit sur la zone euro ne devrait se manifester qu’à moyen terme. La croissance dans la zone euro a été ainsi révisée à la baisse pour 2017 et à la hausse pour 2016, soutenue par les conditions monétaires accommodantes. Tenant compte de cette révision et de l’accentuation des incertitudes entourant la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis, le dollar devrait continuer sa dépréciation par rapport à l’euro. Sur les marchés des matières premières, bien que revus à la hausse, les cours mondiaux demeurent faibles, induisant un taux d’inflation bas dans la zone euro en 2016, mais qui devrait converger progressivement vers l’objectif de la BCE au terme de l’horizon.

Compte tenu de l’amélioration prévue à court terme de la croissance dans la zone euro et d’une moindre appréciation du taux de change, la prévision des exportations de biens a été révisée à la hausse en 2016. Pour 2017, elles ont été revues, en revanche, à la baisse, sous l’hypothèse d’une reprise plus lente de la demande étrangère. De même, les importations de biens devraient enregistrer en 2016 une progression plus importante que prévue en juin, tirée principalement par d’importantes acquisitions de biens d’équipement. Pour 2017, elles ont été révisées à la baisse, tenant compte en particulier de l’ajustement à la baisse des prévisions des prix internationaux du pétrole brut.

Dans ces conditions, et tenant compte de la révision à la baisse de l’hypothèse d’entrées en dons en provenance des pays du CCG en 2016 de 10 milliards à 8 milliards, le déficit du compte courant devrait s’aggraver à 1,9% du PIB au lieu de 1,2% prévu en juin, avant de s’atténuer à 1,2% du PIB en 2017. Dans ces conditions, les réserves internationales nettes devraient se situer à moyen terme à des niveaux inférieurs à ceux prévus en juin. Elles devraient ainsi assurer la couverture de 7 mois et 6 jours d’importations de biens et services en 2016 et de 7 mois et 20 jours en 2017.

Suite à la hausse de la réserve monétaire et à la révision à la baisse des réserves de change, la situation de la liquidité bancaire devrait ressortir déficitaire à fin 2016 avant de devenir excédentaire à fin 2017. Quant à l’orientation à moyen terme du crédit bancaire, elle ne devrait pas connaître de changement significatif par rapport aux prévisions de juin. La prévision du crédit au secteur non financier a été légèrement revue à la hausse à 3%, tenant compte de la révision à la hausse de la valeur ajoutée non agricole, et a été maintenue inchangée à 4% en 2017. En ce qui concerne la masse monétaire, elle devrait progresser de 5% en 2016 et de 5,6% en 2017.

Au niveau des finances publiques, l’ajustement budgétaire devrait se poursuivre à moyen terme. La prévision du déficit budgétaire a été maintenue à 3,8% du PIB, avec toutefois une révision à la hausse des recettes fiscales, compensée notamment par un ajustement des rentrées en dons en provenance des pays du CCG et de l’augmentation de la cotisation patronale induite par la mise en oeuvre de la réforme du régime des retraites de la CMR. En 2017, le déficit budgétaire a été légèrement révisé à la baisse de 0,1 point à 3,2% du PIB, résultat d’une révision à la baisse de la masse salariale et des dépenses de compensation.

Pour ce qui est de la croissance, sa prévision pour 2016 a été révisée à la hausse à 1,4%, au lieu de 1,2% retenue en juin, suite à un ajustement de 0,1 point de pourcentage à 2,9% de la croissance du PIB non agricole, la baisse prévue de la valeur ajoutée agricole étant maintenue inchangée à 9%. La nouvelle estimation tient compte de la révision par le HCP du profil trimestriel des comptes nationaux au titre de l’année 2015 ainsi que de la progression plus importante que prévue de l’investissement au premier trimestre 2016. Elle prend en considération également les effets positifs escomptés sur la demande intérieure des évolutions récentes des indicateurs à haute fréquence, particulièrement la dynamique soutenue des importations de biens d’équipement et de voitures de tourisme. En 2017, la prévision de la croissance est maintenue inchangée à 4%, soutenue par un retour à une campagne agricole normale, d’une politique monétaire accommodante et d’une relative amélioration de l’activité de la zone euro par rapport à 2016.

Dans ce contexte, l’inflation devrait s’établir à 1,6% en 2016, prévision inchangée par rapport à celle communiquée en juin, avec toutefois une révision à la hausse de l’inflation sous-jacente, en liaison notamment avec la hausse des prix internationaux de certains produits alimentaires de base et l’amélioration de la demande intérieure, compensée par la dissipation plus rapide que prévue des effets de la hausse des prix des produits à prix volatils. En 2017, le niveau de l’inflation a été révisé à la hausse de 0,2 point de pourcentage à 1,2%, en liaison avec une amélioration de la demande intérieure et une révision à la hausse des prix des produits alimentaires de base.

Reprise encore une fois plus lente de l’économie mondiale suite à une montée des incertitudes

La reprise de la croissance mondiale devrait être légèrement moins rapide, sous l’effet de la matérialisation du risque du Brexit et de la montée des incertitudes autour de son impact sur l’évolution future du commerce européen et des marchés de change aux Etats-Unis et au Japon en lien avec la sortie de capitaux du Royaume-Uni vers ces pays. Cette révision intervient également dans le cadre de l’accentuation des risques traditionnels à savoir la normalisation de la FED et les incertitudes autour des prix des produits énergétiques, ainsi que de l’émergence de nouveaux risques (terrorisme, coup d’Etat en Turquie, élections dans les pays de l’UE). En 2016, la croissance dans la zone euro devrait s’établir à 1,7% légèrement au-dessus de 1,6% prévue en juin, tirant profit des effets des mesures d’assouplissement quantitatif à court terme. La bonne conjoncture en Allemagne et en Espagne a été contrebalancée par les turbulences en France (grèves de travail) et en Italie (Référendum constitutionnel). La croissance devrait s’établir à 1,8% au lieu de 1,9% en 2017, impactée par les incertitudes autour des accords commerciaux entre l’union européenne et le Royaume-Uni. Les dernières données de l’investissement aux Etats- Unis indiquent un ralentissement de la reprise de l’activité économique à court terme alors que la consommation demeure soutenue. A moyen terme, l’incertitude autour des répercussions du Brexit, de la normalisation de la Fed ainsi que l’appréciation du Dollar devrait continuer à peser sur la croissance américaine. Elle s’établirait ainsi à 1,5% en 2016 au lieu de 1,8% prévue précédemment, et à 2,3% au lieu de 2,4% en 2017.

Légère dépréciation du dollar face à l’euro

Sur le plan des conditions monétaires, le scénario des prévisions de base ne suppose pas de changement au niveau des orientations des politiques monétaires de la Fed et de la BCE comparativement à l’exercice de juin. En effet, la fourchette cible des taux des fonds fédéraux devrait être maintenue stable jusqu’à décembre 2016, alors que

la BCE, en plus du maintien de son taux directeur à 0%, devrait poursuivre son programme d’assouplissement quantitatif dont l’effet s’est déjà fait sentir sur l’offre des banques européennes. Par ailleurs, l’augmentation des incertitudes autour de la normalisation de la FED et le faible effet à court terme du Brexit sur la zone euro, devraient se traduire par une poursuite de la dépréciation du dollar face à l’euro.

Révision à la hausse des prix des produits énergétiques et alimentaires en 2016

Dans un contexte de lenteur de la reprise de l’activité économique mondiale, les prix des matières premières devraient continuer à évoluer à un niveau relativement bas avec une légère révision à la hausse des prévisions des prix des matières premières énergétiques à court terme. Le prix moyen du pétrole brut devrait ainsi s’établir à 42,4$/bl en 2016 contre 40,9$/bl prévu en juin, suite à des chocs d’offre négatifs à savoir les feux de forêts au Canada et les attaques terroristes au Nigéria. En 2017, il devrait baisser légèrement pour atteindre 45,4$/bl au lieu d’une prévision initiale de 48,1$/bl. Cette révision étant liée aux perspectives d’une demande mondiale plus faible sur l’horizon. Concernant les prix internationaux des matières premières alimentaires, ils devraient se situer à des niveaux plus élevés sur l’horizon, tirés par une hausse des prix des huiles végétales et du sucre. Dans ces conditions, l’inflation dans la zone euro2 devrait se situer à 0,2% en 2016 au lieu de 0,1% prévu en juin, sous l’effet de l’amélioration de la croissance à court terme. Elle devrait ensuite converger graduellement vers sa cible s’établissant à 1,5% en 2017.

Concernant le phosphate roche et le DAP, la Banque Mondiale a maintenu en juillet ses prévisions de leurs prix quasiment inchangées comparativement à l’exercice de prévision de juin à 118$/mt et 355$/mt respectivement en 2016 et à 117$/mt et 364$/mt en 2017, tandis qu’elle a légèrement révisé à la baisse le prix du TSP de 3,2% et de 2,8% respectivement en 2016 et 2017, pour s’établir désormais à 300$/mt et à 306$/mt. La poursuite du niveau bas sur l’horizon de prévision est liée notamment au surplus des capacités de production et le niveau bas des prix internationaux des produits alimentaires.

Poursuite de l’allégement du déficit budgétaire

L’orientation de la politique budgétaire n’a pas connu de changements notables par rapport à l’exercice de prévision de juin. La prévision du déficit budgétaire en 2016 a été maintenue à 3,8% du PIB, avec toutefois des révisions aussi bien au niveau des recettes que des dépenses. La révision à la hausse des recettes ordinaires recouvre une augmentation des recettes fiscales, principalement de l’IR et de la TVA à l’importation et une amélioration des recettes non fiscales qui a plus que compensé la révision à la baisse du montant prévu des dons en provenance des pays du CCG à 8 milliards de dirhams au lieu de 10 milliards retenus dans l’exercice de juin. En parallèle, les dépenses des autres biens et services ont été révisées à la hausse tenant compte de l’impact de la réforme des retraites, principalement l’augmentation de la contribution patronale de 1 point de pourcentage. En outre, la charge de compensation a été revue légèrement à la hausse en raison de la révision de l’hypothèse du prix du gaz à l’international et du taux de change pour les deux derniers trimestres de 2016.

Pour 2017, le déficit budgétaire a été légèrement révisé à la baisse revenant de 3,3% à 3,2% du PIB et ce, sous l’hypothèse du maintien de l’orientation actuelle de la politique budgétaire axée principalement sur la maîtrise des dépenses courantes et la mobilisation des ressources. Les recettes ont été maintenues inchangées, avec en particulier le maintien d’un montant de 8 milliards de dirhams en dons du CCG. En revanche, la masse salariale a été révisée à la baisse tenant compte du relèvement de l’âge de départ à la retraite de 6 mois chaque année au lieu d’un an retenu précédemment. De même, la charge de compensation a été réduite en liaison avec la révision à la baisse des prévisions des cours mondiaux du pétrole ainsi qu’avec l’hypothèse d’un dirham plus apprécié par rapport au dollar.

 

Une production céréalière de 33,5 millions de quintaux et une bonne performance des autres cultures au titre de la campagne agricole 2015-2016

Selon le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, la production céréalière au titre de l’année agricole 2015-2016 est estimée à 33,5 millions de quintaux, soit la même hypothèse retenue en juin, en baisse de 71% par rapport à l’année précédente et de 59% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Cette évolution est liée d’une part, au faible volume pluviométrique, le plus bas enregistré durant les 30 dernières années, et d’autre part, à sa mauvaise répartition temporelle et spatiale. Concernant les autres cultures, elles devraient marquer une bonne performance particulièrement pour l’arboriculture fruitière, les cultures oléagineuses, les cultures maraîchères et la filière de l’élevage, favorisées par les précipitations survenues en février et mars.

En 2017, le scénario central suppose un retour à une campagne agricole moyenne avec une production céréalière de 70 millions de quintaux.

Projections : hausse plus importante que prévue des importations, notamment de biens d’équipement

Tenant compte de l’amélioration prévue à court terme de la demande étrangère et d’une moindre appréciation du taux de change, la prévision des exportations de biens a été révisée à la hausse de 0,9 point de pourcentage à 2,3% en 2016, alors qu’en 2017, elle a été revue à la baisse de 0,7 point à 3,2% en relation avec l’ajustement de la croissance dans la zone euro. En ce qui concerne les importations de biens, leur progression a été révisée à la hausse à 2,7% en 2016, au lieu de 2,2% prévue en juin, suite à l’accroissement important enregistré depuis mai des acquisitions de biens d’équipement. En 2017, elles devraient décélérer à 1,0%.

Pour ce qui est des recettes voyages, elles devraient progresser de 3,7% en 2016 et 2% en 2017, en révision à la baisse de 0,9 point de pourcentage et 0,6 point respectivement par rapport à l’exercice de juin. Ces ajustements tiennent compte des révisions opérées par l’office des changes des données relatives à l’année 2015, des évolutions récentes ainsi que de la reprise plus lente que prévue de la croissance de la zone euro en 2017. De même, la progression des transferts des MRE a été maintenue quasiment inchangée en 2016 à 4,6% et devrait poursuivre sa progression en 2017 pour s’établir à 4,7% avec toutefois une légère révision à la baisse, sous l’effet d’une croissance moindre de la zone euro par rapport à juin.

Tenant compte de l’hypothèse relative aux entrées de dons en provenance des pays du CCG de 8 milliards de dirhams en 2016 au lieu de 10 milliards prévu en juin, le déficit du compte courant devrait s’aggraver pour se situer à 1,9% du PIB en 2016 avant de revenir à 1,2% en 2017. Dans ces conditions, et sous l’hypothèse d’entrée d’investissements directs étrangers d’un montant équivalent à près de 2,4% du PIB en 2016 et 2017, les réserves internationales nettes devraient s’établir à 7 mois et 6 jours d’importations de biens et services en 2016 et à 7 mois et 20 jours en 2017.

Assouplissement des conditions monétaires et poursuite de la progression modérée du crédit bancaire

Les conditions monétaires ressortent globalement plus assouplies en 2016. Suite à la décision du conseil de Bank Al-Maghrib de juin d’augmenter le taux de la réserve obligatoire de 2% à 4%, le taux interbancaire s’est progressivement aligné sur le taux directeur et un ajustement des taux a été observé sur les différents marchés. Pour sa part, le taux de change effectif réel devrait ressortir moins apprécié en 2016 comparativement à la prévision de juin, en liaison notamment avec l’apréciation à court terme de l’euro par rapport au dirham et une révision à la hausse de l’inflation des principaux pays partenaires et concurrents. En 2017, le taux de change réel devrait ressortir moins déprécié qu’en juin, en liaison avec l’appréciation du dirham contre certaines monnaies notamment la livre sterling ainsi qu’avec une prévision d’inflation plus élevée.

Tenant compte de la décision de la Banque centrale de relever le taux de la réserve monétaire de 2% à 4% de l’évolution observée et prévue des réserves de change, la situation de la liquidité bancaire devrait ressortir déficitaire à 13,3 milliards à fin 2016 et excédentaire de 2,4 milliards à fin 2017.

En ce qui concerne le crédit bancaire, la prévision de la progression des prêts au secteur non financier a été ajustée à 3% à fin 2016 au lieu de 2,7% prévue en juin, en relation avec la légère amélioration observée durant les derniers mois et la révision à la hausse de la valeur ajoutée non agricole. Elle devrait ressortir à 4% en 2017, soit un taux inchangé par rapport à juin. En ce qui concerne la masse monétaire, sa progression devrait s’établir à 5% en 2016. En effet, l’amélioration du crédit bancaire devant être compensée par une légère baisse du rythme de progression des réserves de change et par l’accentuation de la baisse des créances nettes sur l’administration centrale. Pour 2017, l’agrégat M3 devrait s’accroître de 5,6% au lieu de 5,8% prévu en juin.

Ralentissement de la croissance en 2016 et relative reprise en 2017

La prévision de la croissance nationale en 2016 a été révisée à la hausse à 1,4%, au lieu de 1,2% retenue en juin, reflétant une augmentation de 0,1 point de pourcentage à 2,9% de la croissance du PIB non agricole, la baisse prévue de la valeur ajoutée agricole étant maintenue inchangée à 9%.

La nouvelle estimation tient compte de la révision par le HCP des données des comptes nationaux trimestriels au titre de l’année 2015 ainsi que de la progression plus importante que prévue de l’investissement au titre du premier trimestre 2016. Elle a pour origine également la révision à la hausse de l’investissement et de la consommation finale des ménages sous l’impulsion de la dynamique soutenue des acquisitions de voitures de tourisme et des biens d’équipement et, dans une moindre mesure, des effets positifs escomptés de l’augmentation des emplois rémunérés au titre du deuxième trimestre 2016 et des signes d’amélioration de l’activité dans le secteur des travaux publics. Du côté du commerce extérieur, la contribution négative à la croissance des exportations nettes devrait se creuser suite à la révision à la hausse des importations de biens et services. Elle serait toutefois plus que compensée par la progression de la demande intérieure.

En 2017, la croissance devrait s’établir à 4%, prévision inchangée par rapport à l’exercice de juin, recouvrant une hausse de 10% de la valeur ajoutée agricole et de 3,2% du PIB non agricole. La reprise de la croissance devrait être essentiellement portée par une amélioration de la demande intérieure, bien que légèrement révisée à la baisse comparativement à juin, résultat en majeur partie de la révision à la baisse de la croissance de l’investissement liée à un effet de base. La contribution positive des exportations nettes a été révisée à la hausse, en liaison particulièrement avec la révision à la baisse des importations de biens et services, elle-même liée à l’atténuation de la progression de la demande intérieure. Pour leur part, les exportations de biens et services devraient poursuivre leur dynamique, avec toutefois un léger retrait par rapport à juin, sous l’effet de la révision à la baisse des perspectives de croissance de l’activité de la zone euro et d’une appréciation plus importante du taux de change effectif réel.

Au total, l’activité devrait continuer à évoluer en dessous de son potentiel en 2016, indiquant ainsi l’absence de pressions inflationnistes. L’output gap devrait rester négatif mais s’atténuer progressivement pour se fermer au terme de l’horizon de prévision, résultat de la conjonction de plusieurs facteurs favorables dont notamment, le retour à une campagne agricole moyenne, l’assouplissement des conditions monétaires et la relative amélioration de l’activité de la zone euro, bien que légèrement en deçà du niveau prévu en juin.

Légère révision à la hausse de l’inflation sous-jacente

L’inflation devrait s’établir à un niveau modéré de 1,3% en moyenne sur l’horizon de huit trimestres, soit entre le troisième trimestre 2016 et le deuxième trimestre 2018. En 2016, elle devrait se situer à 1,6%, prévision inchangée par rapport à celle communiquée en juin. Cette prévision recouvre néanmoins une révision à la hausse de 0,3 point de pourcentage à 0,9% de l’inflation sous-jacente, en liaison notamment avec la hausse des prix internationaux de certains produits alimentaires de base et l’amélioration de la demande intérieure, compensée par la dissipation plus rapide que prévu des effets de la hausse des prix des produits à prix volatils.

En 2017, la prévision de l’inflation a été révisée à la hausse de 0,2 point de pourcentage à 1,2%, suite notamment à une augmentation de l’inflation sous-jacente à 1,6% au lieu de 1,3% prévue en juin, en liaison avec l’amélioration de la demande intérieure et une révision à la hausse des prix des produits alimentaires de base.