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La capitale irakienne, Baghdad, a été le théâtre d’un véritable carnage qui aurait fait plus de 115 tués et près de 200 blessés, dimanche 3 juillet à l’aube à la suite de deux attentats qui ont secoué la ville. La principale attaque, La principale attaque, qui a été revendiquée par l’Etat islamique, , selon des responsables, a frappé une rue commerçante bondée du quartier de Karrada où de nombreux habitants vont faire leurs courses avant la fête marquant la fin du mois sacré musulman du ramadan. Selon l’agence Reuters, un camion réfrigéré chargé d’explosifs a été actionné près d’un restaurant. La déflagration a ravagé plusieurs bâtiments du quartier ainsi que des échoppes qui ont été embrasées par les flammes.

Le Premier ministre irakien, Haider Al-Abadi s’est rendu aussitôt sur les lieux du drame et a promis de « punir » les responsables de l’attaque, selon son bureau. Mais sur place, il a été accueilli par des jets de pierres et de bouteilles de la part d’habitants furieux contre  l’incapacité des forces de sécurité à empêcher de tels carnages.

Dans un communiqué, Le président français François Hollande a, dans un communiqué, condamné ces violences qui sont, selon lui, « l’oeuvre de criminels abjects ». Il a affirmé sa détermination « absolue à combattre ‘le criminels).

Dans un communiqué diffusé par Site, le centre américain de surveillance des médias web jihadistes, l’EI a confirmé l’information selon laquelle l’un de ses combattants avait fait exploser une voiture piégée près d’un rassemblement de chiites.

Un second attentat, qui a également eu lieu vers minuit, s’est produit dans le quartier chiite d’Al-Chaab, dans le nord de la capitale irakienne. Une mine a explosé, faisant deux morts.et quatre blessés. Ces attaques surviennent une semaine après la perte par l’EI de son fief à Fellouja ; tombé le 26 juin aux mains des troupes progouvernementales après une offensive de plusieurs semaines.

Ils s’ajoutent aux nombreuses attaques qui ont visé la capitale irakienne depuis le début de l’année, revendiquées pour la plupart par l’EI. Leur dernière attaque majeure à Bagdad remonte au 17 mai : un double attentat contre deux quartiers avaient fait près de 50 morts.

L’organisation s’est emparée en 2014 de larges pans du territoire, mais depuis, elle a perdu du terrain au profit des forces gouvernementales.