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La cour de cassation française a rejeté les enregistrements réalisé par Hicham Naciri, avocat de Palais royal, dans l’affaire du chantage des deux journalistes français à l’encontre de Sa Majesté le Roi, les considérant comme irrecevables, car ils ont été menés avec la « participation indirecte » des enquêteurs français, « sans le consentement des intéressés », et qu’il s’agissait « de propos tenus par eux à titre privé a estimé cette cour.

Selon le journal français Le Monde, « dans les faits, l’arrêt (de la cour) n’invalide pas les enregistrements, mais il casse une décision de la cour d’appel de Paris datant du 26 janvier qui avait validé les deux enregistrements réalisés par MHicham Naciri de ses rencontres le 21 août avec Eric Laurent et le 27 août avec M. Laurent et Mme Graciet. L’enregistrement d’un premier rendez-vous, datant du 11 août 2015, n’est pas concerné. Les parties sont renvoyées devant la chambre d’instruction de la cour d’appel de Reims, qui jugera le fond » .

Les deux journalistes qui avaient rencontré Hicham Nacir lors d’un premier et d’un second rendez-vous. Ils avaient été informés que l’émissaire marocain allait enregistrer les deux réunions suivantes avec son téléphone portable. La cour a estimé que cette pratique « porte atteinte, selon la Cour, aux principes du proc-s équitable et de la loyauté des preuves ».

Désignés comme « maîtres chanteurs » qui avaient essayé d’extorque 3 millions d’euros au Roi, ces deux journalistes avaient été arrêtés  le 27 août 2015 à leur sortie d’un palace de la capitale française. Lors de leur interpellation, les policiers ont retrouvé sur eux 80 000 euros en liquide. L’un et l’autre ont depuis plaidé une simple « transaction financière » en l’échange de la non-publication de leur livre..

Les enregistrements confirment la plainte pour « chantage et tentative d’extorsion » déposée par le royaume du Maroc à l’encontre des deux journalistes français. Eric Laurent y parlait de la nature « explosive » des révélations qu’il s’apprêtait à publier sur le roi du Maroc, sa famille et ses affaires dans un livre cosigné avec Catherine Graciet. Ils escomptaient négocier une somme contre laquelle ils s’engageraient à renoncer à leur publication.