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Par El Mostafa NASSIRI : Le journal satirique français Charlie Hebdo a enterré ses morts, et les a oubliés en s’en prenant aux victimes et aux survivant du seime en Italie qui a fait trois cents victime parmi la population. L’hebdomadaire français a une sinistre conception de la solidarité humaine, européenne en l’occurrence et l’expression qu’il en a faite a scandalisé et répugné l’opinion publique en Europe et les officiels au plus hauts rangs de l’Etat italien. C’est un Charliexit que fait le journal et une sortie des cœurs et des sentiments qui lui avaient été témoignés dans son malheur, lorsqu’il a tourné en dérision celui des autres. Plus personne n’est Charlie et plus personne ne vet plus s’y reconnaître. Charlie Hebdo est tout simplement bête et dégoûtant, pensent tous ceux qui ont vu le dessin d’une bêtise gratuite sur sa page de couverture ? Ce journal est, aux extrêmes les plus dégradés où s’expriment les sentiments, le reflet de la pauvreté et du dénuement de l’esprit qui se nourrit de la basse dérision. Rire du malheur des autres au nom de la liberté de la crise et du danger qui menacent cette liberté.

Le dessin publié par l’hebdomadaire français, représenté les victimes du dernier séisme en Italie ensanglantées avec les mentions « penne sauce tomate » et « penne gratinées » a soulevé l’indignation générale.

C’est une caricature provocante comme sait le faire le j, commente France 24. On y voit des corps empilés dans les décombres d’un immeuble avec la mention « lasagnes » et deux victimes ensanglantés présentées, elles, comme des « penne sauce tomate » et des « penne gratinées ». Sur les réseaux sociaux, italiens et français, les réactions sont à l’indignation et à la colère.

La publication de ces  dessins sur les victimes du séisme a déclenché une polémique dans la péninsule. «Ces dessins sont répugnants», a jugé vendredi le ministre italien de la Justice Andrea Orlando. «Je ne crois pas utile d’aller au-delà dans les commentaires parce que je crois qu’on produit ainsi exactement l’effet recherché, c’est-à-dire créer un scandale et donc une discussion et attirer l’attention des médias», a ajouté le ministre outré, précise la chaîne internationale  française..

Pour sa part, le président du Sénat italien, Pietro Grasso, a de son côté affirmé «respecter la liberté de la satire, de l’ironie». Mais, a-t-il ajouté, «je peux dire également que j’ai la liberté de dire que tout cela est dégoûtant». La polémique a commencé à monter, principalement sur les réseaux sociaux, après la publication de dessins montrant des victimes du tremblement de terre ensanglantées avec la mention «penne sauce tomate» et «penne gratinées» ou encore écrasés par les débris de leurs maisons sous le titre «lasagnes».

«Les opinions exprimées par les journalistes sont libres» et «le dessin de Charlie Hebdo ne représente en rien la position de la France», a communiqué vendredi l’ambassade française à Rome.