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L’Algérie reléguée au 131e rang des « pires pays où faire des affaires »

Le Maroc a été classé au 51e rang des « meilleurs et pires pays où faire des affaires pays » dans le classement du Magazine Forbes 2016, qui comprend 139 pays et où les dix premières places sont occupées par la Suède, la Nouvelle Zélande, Hongkong, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas et la Finlande, le Norvège et le Canada.

Le Maroc occupe une place enviable si l’on tient compte des classements de « puissances économiques » et autres pays avancés comme l‘Allemagne (21e), les Etats-Unis (23e), l’Australie (234E), le France (26e), la Corée du Sud (28E), l’Espagne (29e), les Emirats-Arabes-Unis (33e), le Japon (37e), l’Italie (42e)…

Le Maroc est 2e dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, devancé comme déjà mentionné par les Emirats-Arabes-Unis, et 2e en Afrique précédé par l’Afrique du Sud (48e).

Le Maroc se place avant Oman (52e), Qatar (54e), Bahreïn (60e), la Turquie (62e), le Jordanie (71e), l’Indonésie (73), la Russie -79), l’Arabie Saoudite (80e), le Koweït (84e), la Tunisie -87e).

La Chine est classée 102e et l’Egypte 103. La Mauritanie est à la 125e place.

L’Algérie se trouve reléguée en bas de la liste des « pires pays où faires des affaires, à la 131e place.

D’après le classement du Forbes, le Maroc a réalisé les performances suivantes dans les domaines retenus par le Magazine : Liberté commerciale (62e), liberté monétaire (21e), droits de propriété (58e), innovation (95e), ta technologie (81e), protection des investisseurs (80e), corruption (84e), liberté individuelle (99e), charge fiscale (38e) et performance du marché (17e).

Selon un commentaire de Forbes Magazine, Le Maroc a capitalisé sur sa proximité avec l’Europe et ses coûts de main-d’œuvre relativement bas pour travailler à la construction d’une économie diversifiée, ouverte et axée sur le marché. Les principaux secteurs de l’économie sont l’agriculture, le tourisme, l’aérospatiale, l’automobile, les phosphates, les textiles, l’habillement et les sous-composantes. Le Maroc a augmenté ses investissements dans son infrastructure portuaire, de transport et industrielle pour se positionner comme un centre et un courtier pour les affaires à travers l’Afrique. Les stratégies de développement industriel et les améliorations de l’infrastructure – illustrées de façon visible par un nouveau port et une zone de libre échange près de Tanger – améliorent la compétitivité du Maroc.

Dans les années 80, le Maroc était un pays lourdement endetté avant de poursuivre des mesures d’austérité et des réformes pro-marché, supervisées par le FMI.

Depuis son accession au trône en 1999, le Roi Mohammed VI a bâti une économie stable marquée par une croissance régulière, une faible inflation et une chute progressive du chômage, même si les mauvaises récoltes et les difficultés économiques en Europe ont contribué au ralentissement économique.

Pour renforcer les exportations, le Maroc a conclu un accord de libre-échange bilatéral avec les États-Unis en 2006 et un accord de statut avancé avec l’UE en 2008.

À la fin de 2014, le Maroc a éliminé les subventions pour l’essence, le diesel et le mazout, réduisant considérablement les dépenses de compensation, le déficit budgétaire du pays et du compte courant. Les subventions au gaz butane et à certains produits alimentaires restent maintenues.

Le Maroc cherche également à développer sa capacité d’énergie renouvelable dans le but de rendre plus de 50% de la capacité installée de production d’électricité d’ici 2030.

Malgré le progrès économique du Maroc, le pays souffre d’un chômage élevé, de la pauvreté et de l’analphabétisme, en particulier dans les zones rurales.

Les principaux défis économiques pour le Maroc sont la réforme du système éducatif et du pouvoir judiciaire.