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L’économie nationale a enregistré, en 2014, un produit intérieur brut (PIB) en valeur de 923,7 milliards de DH, en augmentation de 2,9% par rapport à 2013, rappelle le Haut-commissariat au Plan dans sa note publiée aujourd’hui 6 septembre 2016, relative aux comptes régionaux au titre de cette année 2014. Les comptes régionaux relatifs au PIB, en donne une répartition par région, par groupe de branches d’activité ainsi que les dépenses de consommation finale des ménages, au cours de cet exercice.

 

C’est ainsi que cinq régions ont enregistré des taux d’accroissement du PIB supérieurs à la moyenne nationale. Il s’agit des régions de Guelmim-Oued Noun avec (15,4%), de Rabat-Salé-Kénitra (7,1%), de Casablanca-Settat (5,3%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (4%)  et de l’Oriental (3,3%).

Les régions de Fès–Meknès et de Souss-Massa ont affiché, de leur coté,  des rythmes de croissance positifs, mais inférieurs à la moyenne nationale, avec 2,7% et 2,4% respectivement.

Les régions de Drâa-Tafilalet, d’Ed Dakhla-Oued-Ed Dahab, de Marrakech-Safi, de Laâyoune-Saguia al Hamra et de Béni Mellal-Khénifra ont marqué, en revanche, des croissances négatives, respectivement de (-0,3%), (-2,3%), (-3,7%),  (-4,7%) et (-8,8%).

A cet effet, deux régions ont participé  par  48,3% au PIB national, celle de Casablanca-Settat avec 32 % et celle de Rabat-Salé-Kénitra avec  16,3%.

Cinq régions ont créé 40,3% du PIB : la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 9,4%, de Fès-Meknès avec 9,4%, de Marrakech-Safi avec 9%, de Souss-Massa avec 6,6% et  de Béni Mellal-Khénifra avec 5,8%.

Les régions de l’oriental, de Drâa-Tafilalet et les trois régions du sud n’ont contribué qu’à hauteur de 11,3% à création de la richesse nationale, avec  (4,9%), (2,7%) et (3,7%) respectivement.

Dans ces conditions, les disparités du PIB entre les régions se sont accentuées. L’écart absolu moyen (la moyenne des écarts absolus entre le PIB des différentes régions et le PIB régional  moyen) est passé de 50,4 milliards de DH en 2013 à 53,2 milliards en 2014.

 

PIB régional par habitant

 

Le PIB par habitant s’élève, au niveau national, à 27345 DH en 2014. Cinq régions présentent un PIB par habitant supérieur à la moyenne nationale. Il s’agit des régions d’Ed Dakhla-Oued-Ed Dahab (64312 DH), de Casablanca-Settat (43187 DH), de Laayoune-Saguia al Hamra (35583DH), de Rabat-Salé-Kénitra (32961DH) et de Guelmim-Oued Noun (27964 DH).

Dans les autres régions, le PIB par habitant s’est situé entre 15122 DH, enregistré dans la région de Drâa-Tafilalet et 24650 DH dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Toutefois, la dispersion du PIB par habitant est en diminution. L’écart absolu moyen a baissé, passant de  9766 DH en 2013 à 9695 DH en 2014.

 

Activités économiques par région 

Les activités primaires (agriculture et pêche) constituent 11,7% du PIB au niveau national en 2014. La contribution de ce secteur à  la création de la richesse dépasse la moyenne nationale dans la majorité des régions. Les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de Laayoune-Saguia al Hamra et de Casablanca-Settat affichent des parts situées à (11,3%), (10,8%) et (4,3%) respectivement.

Les régions d’Ed Dakhla-Oued-Ed Dahab et de Fès-Meknès présentent des parts dépassant 20% du PIB régional, avec (22,3%) et (20,2%) respectivement.

Les activités secondaires (Industrie, mines, distribution d’électricité et d’eau et bâtiment et travaux publics) représentent 26,4% du PIB au niveau national en 2014. Quatre régions affichent des parts supérieures à cette moyenne,  Casablanca-Settat avec (37,3%), Béni Mellal-Khénifra (35,4%), Laâyoune-Saguia al Hamra (31%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (29,5%).

Les activités tertiaires (services marchands et non marchands) contribuent pour 51,7% à la richesse nationale en 2014. Ces activités sont largement dominantes dans les régions d’Ed Dakhla-Oued-Ed Dahab  (72,6% du PIB régional), de Guelmim-Oued Noun (68,5%), de Rabat-Salé–Kénitra (62,8%) et de Laâyoune-Saguia al Hamra (61,3%).

Contribution régionale à l’activité économique nationale 

Les régions de Rabat-Salé-Kénitra, de Fès-Meknès, de Casablanca-Settat, de Marrakech-Safi et de Souss-Massa ont contribué pour 68,5% à la création de la valeur ajoutée nationale des activités du secteur primaire en 2014 au lieu de 68,3% en 2013.

Les régions de Casablanca-Settat et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont participé pour 55,7% à la valeur ajoutée nationale des activités du secteur secondaire en 2014 au lieu de 50,4% en 2013.

La région de Casablanca-Settat et celle de Rabat-Salé-Kénitra ont participé par 50,3% à la valeur ajoutée des activités tertiaires en 2014 au lieu de 50,9% en 2013.

 

 

Dépenses de consommation finale des ménages selon les régions

 

Les régions de Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra ont participé pour 39,6% aux dépenses de consommation finale des ménages  (DCFM) au niveau national, avec 24,8% et 14,8% respectivement.

Celles de Fès-Meknès, de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, de Marrakech-Safi, de Souss-Massa et  de Béni Mellal-Khénifra ont participé pour 47,1% aux DCFM. Cette participation a été respectivement de (11,8%), (11,4%), (11,2%), (7,1%) et (5,5%).

Les autres régions ont des contributions comprises entre 0,6% pour la région d’Ed Dakhla-Oued-Ed Dahab et 7% pour la région de l’Oriental.

Globalement, les disparités des dépenses de consommation se sont accentuées. L’écart absolu moyen entre la DCFM des différentes régions et la DCFM régionale moyenne a atteint 29,9  milliards de DH en 2014 au lieu de 28,6 milliards de DH en 2013.

Rapportées à la population nationale, les dépenses de consommation finale des ménages affichent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale (16379 DH en 2014) dans six régions. Il s’agit  des régions  d’Ed Dakhla-Oued ed Dahab (23073 DH), de Casablanca-Settat (20050 DH), de Rabat-Salé-Kénitra (17914 DH), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (17831 DH), de Laâyoune-Saguia al Hamra (17215 DH) et de l’Oriental (16811 DH).

Dans les autres régions, ces dépenses de consommation par habitant passent d’un minimum de  11403 DH (Drâa-Tafilalet) à 15492 DH (Fès-Meknès).

Dans ces conditions, la dispersion des dépenses de consommation finale des ménages par tête a enregistré une légère augmentation. L’écart absolu moyen est passé de 2474 DH en  2013 à 2535 DH en 2014.