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Pour la majorité des entreprises marocaines, le climat des affaires a été « normal » au cours du troisième trimestre 2016. Les conditions de production caractérisées par un approvisionnement et un niveau de stock de matières premières et demi-produits « normal » et des effectifs employés en stagnation. La conjoncture, durant cette période, a été marquée par une insuffisance de la demande et une accentuation de la concurrence déclarées comme principaux freins à l’augmentation de la production.

Les trois quarts des industriels ont déclaré que les coûts unitaires de production sont en stagnation.

Pour les deux tiers des industriels, la  trésorerie est « normale » et le tiers des chefs d’entreprises estime qu’elle est  « inférieure à la normale ».

Pour la majorité des entreprise, l’accès au financement bancaire est jugé « normal » et le coût de crédit est en stagnation après avoir été en baisse le trimestre précédent.

Pour 69% des ces entreprises, les dépenses d’investissement sont en stagnation. Ces dépenses sont en augmentation pour le quart des entreprises. Ces dépenses devraient, selon les industriels, continuer à augmenter au cours du quatrième trimestre de 2016.

Conditions d’approvisionnement auraient été normales

Le climat général des affaires aurait été « normal » selon la majorité des entreprises et « défavorable » selon le quart d’entre eux. Par branche d’activité, la proportion des industriels qui jugent le climat des affaires « normal» s’est établie à 89% dans l’ « agroalimentaire », aux deux tiers dans le « textile et cuir » et dans la« chimie et parachimie » et seulement à 35% dans la « mécanique et métallurgie ».

Les conditions d’approvisionnement auraient été normales selon la grande majorité des industriels. Ce constat a concerné l’ensemble des branches d’activité. Il est à noter que la proportion des industriels qui déclarent des difficultés d’approvisionnement atteint 18% dans le « textile et cuir » et 11% dans la « mécanique et métallurgie ».

Concernant le stock des matières premières et demi-produits, il aurait été à un niveau normal selon la majorité des industriels.

En effet, la proportion des chefs d’entreprises déclarant leur stock à un niveau normal varie entre 63% pour la « mécanique et métallurgie » et 92% pour les industries de la « chimie et parachimie ».

S’agissant des effectifs employés durant les trois derniers mois, 76% des industriels ont déclaré une stagnation. Pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à un accroissement des effectifs notamment dans les industries du « textile et cuir », de la « chimie et parachimie » et de la « mécanique et métallurgie ». Dans l’« agroalimentaire », les entreprises anticipent une stagnation des effectifs.

 

Coûts de production : stagnation pour 77% des chefs d’entreprises

Au troisième trimestre 2016, les coûts unitaires de production auraient stagné pour 77% des chefs d’entreprises et augmenté pour 19%. La proportion des industriels déclarant les coûts en hausse varie entre 7% pour la « mécanique et métallurgie » et 33% pour l’ « agro-alimentaire ».

Difficultés de trésorerie dues à l’augmentation des charges non financières

Au troisième trimestre 2016, la situation de la trésorerie a été jugée « normale » par 64% des entreprises et inferieure à la normale par 31%.

Les difficultés de trésorerie seraient en liaison avec l’augmentation des charges non financières, l’accentuation des difficultés de recouvrement et la réduction des délais fournisseurs.

Conditions de financement normale et crédit en stagnation

L’accès au financement a été jugé « normal » par la majorité des entreprises. Par branche, 90% des industriels qualifient l’accès au financement de normal dans l’industrie « agroalimentaire » et dans la « chimie et parachimie ». Cette proportion atteint 74% dans la « mécanique et métallurgie » et 58% dans le « textile et cuir».

S’agissant du coût du crédit, 78% des industriels le déclarent en stagnation.

 

Dépenses d’investissement en stagnation

Les dépenses d’investissement auraient augmenté au troisième trimestre pour 25% des chefs d’entreprises, mais pour la majorité (69%) elles auraient, plutôt, stagné. La proportion des industriels déclarant une hausse varie de 9% dans la « chimie et parachimie » à 43% dans le « textile et cuir ».

Pour le prochain trimestre, les industriels s’attendent à une hausse des dépenses

d’investissement dans l’ensemble des branches d’activité. Ces dépenses seraient financées, pour plus des deux tiers des entreprises, par des fonds propres.