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Coup dur pour le groupe Etat islamique (EI) qu_i vient de perdre son porte-parole, et homme fort de l(organisation, Abou Mohammed al-Adnani, tué dans la région d’Alep, au nord de la Syrie. Ce syrien, âgé de de 39 ans s’était illustré par ses appels aux partisans de l’EI en Occident à entreprendre des attaques dans leur pays d’origine en utilisant n’importe quelle arme disponible contre les citoyens des pays membres de la coalition antijihadistes. Ces appels qui auraient été à l’origine de plusieurs attentats à Paris, Bruxelles et Dhaka au Bangladesh, notamment.

Le groupe Etat islamique (EI) a annoncé mardi 30 août que son porte-parole et responsable des attentats à l’étranger, Abou Mohamed Al-Adnani, qui avait appelé en 2014 à tuer des Français par tous les moyens, est mort dans la région d’Alep.

L’organe de communication de l’EI, Amaq, indique que son dirigeant a trouvé la mort « en supervisant les opérations destinées à repousser les campagnes militaires contre Alep ».

Amaq ne précise pas quand Abou Mohamed Al-Adnani a été tué. L’éloge funèbre de l’EI à son porte-parole est daté du 29 août, mais il ne dévoile pas la date de sa mort. Selon un commandant rebelle, il a probablement été tué dans un raid aérien visant la ville d’Al-Bab, le dernier bastion de l’EI au nord d’Alep, où il était, selon des informations non confirmées, venu soutenir le moral vacillant de ses troupes après plusieurs défaites au cours des semaines écoulées.

 «Après un long voyage couronné de sacrifices, cheikh Abou Mohammed al-Adnani a rejoint les martyrs et les héros ayant défendu l’islam et combattu les ennemis de Dieu», précise un message de l’EI relayé par son agence de propagande Amaq.

Les Etats-Unis ont mené mardi une frappe aérienne sur l’un des plus anciens dirigeants de l’organisation, a annoncé pour sa part un responsable de la défense américaine, sans toutefois confirmer l’annonce du décès du terroriste. L’attaque a visé un véhicule dans la ville d’Al-Bab, a-t-il précisé.

Un responsable du Pentagone avait  déclaré à Reuters qu’un raid aérien américain avait pris pour cible, mardi à Al-Bab, un « haut dirigeant de l’EI », mais il a ajouté que le résultat du raid n’avait pas encore été établi.

Originaire d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, selon une biographie de l’EI, Abou Mohammed al-Adnani s’était engagé dans le jihadisme au début des années 2000, prêtant allégeance à Abou Mossab al-Zarqaoui, un chef jihadiste jordanien tué dans un raid américain en Irak en 2006 après avoir contribué à fonder l’EI.

Abou Mohammed al-Adnani était devenu au fil des mois un personnage important au sein du groupe extrémiste, au point que les services de renseignement occidentaux avaient tendance à le considérer comme le«ministre des attentats», chargé de motiver des jihadistes isolés et de superviser des campagnes de terreur en Occident, écrit le journal français Le Monde..

Dans ses appels aux attaques contre les occidentaux, Il encourageait ceux qu’il nommait «les soldats du califat» à utiliser n’importe quelle arme disponible.

Ce fut lui-même qui, le 29 juin 2014, avait annoncé dans un enregistrement audio «le rétablissement du califat» par le groupe EI et la désignation de son chef Abou Bakr al-Baghdadi comme «calife». Ce «califat» devait être imposé sur les régions conquises par l’EI en Syrie et en Irak.