oui-854c99dfd7a406f05690b99724bbeb0a

En mai 2016, l’agrégat M3 a enregistré une hausse de 0,2% glissement mensuel pour atteindre 1.139,3 MMDH. Cette progression est attribuable essentiellement à l’accroissement de 1,2% des réserves internationales nettes, de 1,4% des créances nettes sur l’Administration Centrale et de 0,4% du crédit bancaire.

La hausse du crédit bancaire résulte principalement de l’accroissement de 1,6% des prêts à caractère financier et de 0,7% des concours immobiliers, avec une augmentation de 0,6% des crédits à l’habitat et de 0,9% de ceux à la promotion immobilière. En revanche, les crédits à l’équipement ont accusé une baisse de 0,6% et les facilités de trésorerie de 0,5%.

En glissement annuel, la progression de l’agrégat M3 s’est légèrement accélérée de 5,3% en mai 2016 après 5,2% en avril. Cette évolution reflète principalement l’accroissement des comptes à terme de 3,2% au lieu de 2,1% et l’atténuation de la baisse des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires à 0,9% après 1,2%. En revanche, le taux de croissance de la monnaie scripturale est revenu de 8% à 7%, en liaison avec le ralentissement à 8,2% après 18,4% des dépôts à vue auprès du Trésor, la progression des dépôts à vue auprès des banques étant restée inchangée à 6,9%. De même, la croissance de la circulation fiduciaire a ralenti à 6,4% après 7,1%.

Par contrepartie, l’évolution de M3 est le résultat de l’accélération de la croissance du crédit bancaire à 2,6% après 2% en avril et de l’atténuation de la baisse des créances nettes sur l’administration centrale à 10,9% après 11,2% le mois précédent. En revanche, les réserves internationales nettes ont progressé de 25,2% au lieu de 25,4%.

Par objet économique, la progression du crédit bancaire reflète principalement l’accélération du rythme de croissance des crédits immobiliers de 1,3% à 1,8% et l’atténuation du repli des facilités de trésorerie à 0,3% au lieu de 2,2%. En revanche, les prêts à l’équipement se sont inscrits en décélération de 4,1% à 3,4%, tandis que les crédits à la consommation ont maintenu le même taux de progression que le mois précédent, soit 4,5%.

Par secteur institutionnel, le taux d’accroissement des crédits au secteur non financier s’est accéléré de 2,4% à 2,7%. Cette évolution traduit une hausse de 2,9%, après 2,7% des crédits alloués aux ménages ainsi qu’une progression de 1,9% contre 1,5% des prêts aux sociétés non financières privées. De même, les crédits destinés aux sociétés non financières publiques ont augmenté de 7,7% contre 5,8% en avril.