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En glissement mensuel, l’agrégat M3 s’est accru en avril de 0,3% à 1 136,6 MMDH. Cette évolution résulte principalement de la hausse de 1,6% des réserves internationales nettes et de 0,6% des créances nettes sur l’Administration Centrale, rapporte Bank Al-Maghrib.

En revanche, le crédit bancaire est resté quasiment inchangé d’un mois à l’autre. La stagnation du crédit bancaire recouvre des hausses des prêts à l’équipement de 0,8% et des concours à l’immobilier de 0,2% ainsi que des baisses des facilités de trésorerie de 0,5% et des crédits à caractère financier de 1,4%. En revanche, les crédits à la consommation sont restés à leur même niveau du mois précédent.

En glissement annuel, le rythme de progression de M3 a enregistré en avril 2016 une décélération à 5,2% après 5,5% un mois auparavant. Cette évolution reflète essentiellement le ralentissement de la croissance tant des dépôts à vue de 7,1% à 6,9% que des comptes à terme à 2,1% après 10,6%1. En revanche, les détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires ont vu leur baisse s’atténuer à 1,2% après 12,5%, tandis que le taux d’accroissement de la circulation fiduciaire est resté inchangé à 7,1% et celui des placements à vue à 6,2%. S’agissant des contreparties de M3, le crédit bancaire s’est accru de 2% après 1,5% en mars, tandis que les réserves internationales nettes ont progressé de 25,4% contre 29,6%. Les créances nettes sur l’Administration Centrale ont, quant à elles, accusé une baisse de 11,2% après celle de 11,6% un mois auparavant.

Par objet économique, l’évolution du crédit bancaire résulte principalement de l’accélération du rythme de croissance des concours à l’équipement de 1,3% à 4,1% et de celui des crédits immobiliers à 1,3% après 0,7%. Les crédits à la consommation ont progressé de 4,6% au lieu de 5,6%, alors que la baisse des facilités de trésorerie s’est accentuée à 2,3% après 1,2%. Par secteur institutionnel, les crédits au secteur non financier se sont accrus de 2,4% après 1,8% en mars. Cette évolution traduit une hausse de 1,5% après 0,5% des crédits alloués aux sociétés non financières privées et une progression de 5,8%, au lieu de 2% des prêts aux sociétés non financières publiques. En revanche, la croissance des crédits aux ménages a décéléré à 2,8% contre 3,2% en mars.