camp-sous-la-chaleur

Par El Mostafa NASSIRI. – La mort de Mohamed Abdelaziz, chef des séparatistes du Polisario, a mis fin à une longue période que cet homme a passée à la tête de ce pseudo mouvement, Elle n’aura été, politiquement, comme cette vie, que la consécration d’une aussi longue mascarade dont l’auteur et le metteur en scène est l’Algérie, et dont il a été le principal figurant. Aucune oraison funèbre ne peut lui donner des valeurs qu’il n’a jamais eues, en dépit des titres dont l’Algérie l’a affublé et des qualités qu’elle lui attribue post-mortem.

Cette mascarade, qui a perduré quatre décennies,  a débuté avec la création artificielle de ce soi-disant « Front de libération» et de la fantomatique république sahraouie, entités enfantés par l’Algérie, nées du souffle de l’hégémonisme de ce pays et portant son empreinte biologico-politiques qui déterminent leurs organes et nourrissent leurs visées.

Cette disparition annoncée n’a laissé ni amertume ni regret chez les observateurs de la scène politique dans la région du Sahara marocain, hormis chez ceux qui ont créé ces entités à la tête desquelles ils ont placé « à vie » Mohamed Abdelaziz, et ceux qui se sont mis de manière inconditionnelle au service de l’hégémonisme et l’expansionnisme  algériens. Ceux-là, obstinés dans leur adhésion aveugle aux thèses fallacieuses de l’Algérie et aux mensonges des gouvernants de ce pays. Parmi eux  figure une certaine Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, qui s’est rendue célèbre non pas par ce qu’elle a fait en faveur de l’Afrique, mais par ses manœuvres pour y maintenir la discorde et les antagonismes et, bien entendu, par celles malheureuses qu’elle entreprend contre le Maroc. Les messages de condoléances qu’ils ont adressés à la suite du décès de Abdelaziz, montrent à quel point ils se leurrent en attribuant généreusement à cet homme des qualités et des valeurs qu’il n’a jamais possédées et l’ont érigé en martyr, héros et symbole, au rang d’un Mandela. Le défunt leader sud-africain n’a pas bâti sa vie et son action sur le mensonge et l’imposture. Il n’a jamais pris les armes contre son pays pour le diviser géographiquement ou ethniquement. Il ne s’est pas, non, plus ligué à un pays ennemi du sien, comme l’a fait Mohamed Abdelaziz,  ou même, si celui-ci ne se considère pas comme marocain, il ne s’est pas mis au service d’un pays qui tente de s’opposer à la volonté des sahraouis, parmi lesquels il se compte, et qui ont choisi, eux, de demeurer marocains. Il n’y a pas de commune mesure entre un traitre, un séparatiste,  et un homme qui défend une cause juste. Toute la différence entre l’un et l’autre, entre la vérité, d’une part, et le mensonge, l’imposture et l’erreur, d’autre part,  est que, dans l’affaire du Sahara, le Maroc dispose de droits historiques et juridiques irréfutables sur son Sahara et que les populations de ce territoire expriment leur marocanité au quotidien, que sa cause est juste, et que, ailleurs, dans les camps de Tindouf, les séparatistes, et à leur tête Mohamed Abdelaziz, aujourd’hui décédé, n’ont d’autre cause à défendre que celle de l’hégémonisme de l4algérie.

Mohammed Abdelaziz, a voué sa vie à l’Algérie et à la réalisation de ses desseins contre l’intégrité territoriale du Maroc. Il est mort sans honneur et sans gloire. Et ce ne sont pas quelques oraisons funèbres, dites à la mémoire d’une personne qui s’est illustrée dans l’erreur, qui le revêtiront d’une telle gloire. En tout état de cause, c’est l’histoire qui se charge de juger les hommes, et bien souvent d’en engloutir la mémoire dans ses oubliettes.

L’autre, c’est Ban ki Moon, qui n’a pas désarmé après ses derniers dérapages contre le Maroc, toujours à propos de la question du Sahara, en apportant son soutien au Polisario dans un message de condoléance, et que la communauté internationale a recadré en lui faisant remarquer ses égarements. Ami, quasi-secret,, de longue date de ce groupe, et déclaré, depuis sa rencontre avec son chef, ses hommes et leur maître à tous, l’Algérie, sur le territoire de ce pays, Ban ki Moon reprend langue avec ces hommes en leur reconfirmant sa reconnaissance personnelle de ce mouvement versant dans le séparatisme. Une telle reconnaissance n’est pas, assurément, celle de l’ONU dont il est le zélé secrétaire général. Ban Ki Moon a bien le droit de choisir ses amis et de les gratifier de reconnaissance et des mérites qu’il veut, à titre personnel, mais non en tant que secrétaire général de l’Organisation, en particulier dans le cas d’un mouvement qui n’est pas reconnu par la communauté internationale.

Ban Ki Moon est le secrétaire général de l’Onu et doit se conformer à sa charte concernant ses fonctions et son rôle. Il n’est pas, à ce titre, le porte-parole ou l’avocat de mouvements et de républiques que l’ONU, elle-même, n’a pas reconnus.

Le secrétaire général de l’ONU ne peut confondre cette organisation avec sa propre personne, ni entraîner celle-ci dans le chemin hasardeux où il s’est égaré et dont il a soulevé les sables à Tindouf et à Bir Lahlou.

Encore une fois, ban Ki Moon Dérape. Pour cet homme, aussi, dont les responsabilités et l’honneur de la fonction ont été entachés par ses comportements, ses accusations et son hostilité injustifiés à l’égard du Maroc, l’histoire se chargera d’enregistrer ses graves errements et leurs menaces sur la paix dans la région du Sahara marocain.

El Mostafa NASSIRI