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MM. Ahmed Lakhrif, membre du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (Corcas), et Nykaky Lygeros,  juriste  international, ont joint leur parole et leurs témoignages pour dénoncer, à la 4ième commission de l’ONU tenue mercredi et jeudi au siège de l’Organisation, avec plus de cinquante intervenants venant de tous les horizons, l’illégitimité du soi-disant « polisario » qui prétend représenter les populations du Sahara et la séquestration par l’Algérie des populations emprisonnées dans les camps de Tindouf. Ces interventions, dont nous avons présenté plusieurs  dans un précédent article (« ONU/4ème Commission : le détournement de l’aide humanitaire et l’absence de légitimité du « polisario » vigoureusement dénoncés ») ont été marquées par la justesse et la pertinence de l’analyse des pétitionnaires. Certains autres intervenants qui ont ressassé le référendum comme solution au problème artificiel crée autour de la question du Sahara marocain ont fait montre d’une méconnaissance flagrante de ce dossier dont tout le poids qui conforte la marocanité du Sahara repose sur la légitimité des droits du Maroc et la conformité de la récupération par celui-ci de ses provinces sahariennes au droit international, nonobstant toutes les tentatives de dénaturer et de renier ces droits.

Les auditions à la quatrième commission ont été marquées par un déluge incessant de dénonciations et de condamnations accablantes adressées par les pétitionnaires à l’Algérie pour le rôle perfide et dangereux pour la paix qu’elle joue, et qui n’ont pas laissé de répit à son représentant qui, à l’occasion de plusieurs motions, a tenté en vain d’interdire aux pétitionnaires de s’exprimer en impliquant son pays. Ce représentant fut littéralement pris de court et submergé par le nombre et le poids des dénonciations.

 

Qui a autorisé les séparatistes à parler et agir au nom des Sahraouis ?

 

M Lakhrif membre du Corcas, est intervenu pour préciser que pendant les 41 ans la communauté internationale a échoué à défendre les droits de l’homme dans les camps de Tindouf et à recenser leur population

Ahmed Lakhrif, membre du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (Corcas), a estimé que seuls les élus choisis démocratiquement et en toute transparence par les habitants des provinces du sud au titre des élections nationales marocaines, peuvent légitimement utiliser le statut de représentants des habitants des provinces sahariennes.

 

Le représentant du Corcas, s’est interrogé lors de cette intervention devant la 4ième commission de l’ONU à New York, « Pourquoi les séparatistes du Polisario prétendent-il parler au nom de ces habitants, alors que personne ne les a élus ? Au nom de qui  agissent-ils ? Qui les a désigné et autorisé à parler au nom des Sahraouis, sachant que la majorité absolue des Sahraouis vit à l’intérieure de sa patrie dans les provinces du sud du Maroc ?  »

L’ancien Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, a indique que lui en tant que Sahraoui qui est né et qui a grandi dans la partie sud du Royaume du Maroc, en tant qu’ancien Secrétaire d’Etat, qu’actuel Conseiller élu à Laâyoune, membre de la Chambre des Conseillers, en tant que vice-président de la municipalité de Laâyoune, en plus de son statut de membre du Corcas et de représentant de la Chambre des Conseillers au sein du Parlement d’Amérique centrale depuis janvier 2016, tous ces statuts lui confèrent la légitimité totale pour parler au nom des Sahraouis qui lui ont fait confiance et ont voté pour lui lors de scrutin à bulletin secret, parmi tous les autres élus sahraouis.

M. Lakhrif a profité de la concomitance de la réunion de la session de la 4ième commission et le 60ième anniversaire  de l’adhésion du Maroc à l’ONU pour réaffirmer l’engagement du Royaume en faveur des objectifs et principes de l’ONU en faveur de la paix et de la sécurité et le développement pour tous les peuples du Monde, notamment les pays en voie de développement et du sud.

A  ce propos l’intervenant a profité de l’occasion pour remercier les pays frères et amis qui ont soutenu le Maroc et revendiqué son retour à l’Union africaine, une preuve de l’importance du rôle du royaume au sein du continent africaine et en tant qu’acteur international défendant les droits et les causes africaines.

Il a, dans ce contexte, indiqué que la dernière résolution du Conseil a réitéré les paramètres fondamentaux du règlement politique en appelant toutes les parties, notamment les pays voisins, à faire montre de réalisme pour mettre un terme à ce conflit qui n’a que trop duré, engendrant des conditions « précaires et inhumaines » dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien.

En évoquant les camps de Tindouf, le représentant du Royaume a dit : « Permettez-moi de partager avec vous une question qui me préoccupe de manière particulière : pourquoi craint-on de rendre publique le nombre des personnes qui se trouvent dans les camps ?

Pendant les 41 ans qu’a duré ce conflit, la communauté a lamentablement échoué à défendre les droits de l’homme qui sont violés au sein de ces camps, à organiser un recensement en leur sein. Ce sont les seuls camps au monde où le HCR s’engage à donner une aide humanitaire à des personnes dont le Haut commissariat ne connait même pas le nombre !!! Il ne dispose pas de listes et n’a aucune autorité pour superviser la distribution de l’aide ».

M. Lakhrif a conclu son allocution en rappelant les efforts du Royaume en vue de consolider la démocratie et le respect des droits de l’homme à travers notamment des politiques régionales « avancées » de développement durable sur la base d’une approche participative, qui permet à toutes les régions et tous les citoyens d’en bénéficier et d’y participer.

Ce n’est pas un hasard si les habitants de la région du Sahara sont classé les premiers au niveau de la participation au plan national.

L’intervenant rappelle qu’il arrive du Maroc qui est en pleine campagne électorale, pour les législative qui ont lieu le vendredi 7 octobre et ce scrutin connaîtra sans nul doute un taux élevé de participation au Sahara marocain du fait qu’il constitue « une nouvelle étape pour les Sahraouis pour défendre le modèle démocratique de leur pays, le Maroc », a encore souligné M. Lakhrif.

L’ancien Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération a souligné, par ailleurs, que le plan d’autonomie proposé par le Maroc, lequel permet aux Sahraouis d’exercer pleinement leurs droits et de gérer leurs propres affaires, constitue la solution « la plus efficace » au différend artificiel autour du Sahara marocain.

Il a appelé les participants et à travers eux l’ensemble de la communauté internationale pour soutenir cette initiative marocaine, en tant que solution la plus efficace pour préserver les droits des Sahraouis, notamment le droit de gérer eux même leurs affaires régionales et leur droit à vivre dignement et c’est la solution qui permettra à tous ceux qui souffrent dans les camps de Tindouf de revenir dans leur patrie pour y participer à la défense du modèle démocratique et de développement marocain, en bénéficiant des retombés et des résultats de ce développement sur les plans économique et social et des grands chantier qui ont été lancés  dans les provinces de la région du Sahara marocain.

 

 

Nykaky Lygeros : le retrait de la reconnaissance de la pseudo RASD  montre la voie à suivre pour affranchir la population de l’emprise du « polisario »

 

L’illégitimité du Polisario pose un problème « fondamental » dans la résolution du conflit du Sahara marocain, et entrave la mise en place d’un “processus d’échange constructif”, a estimé le juriste international, Nykaky Lygeros.

“Le problème fondamental dans la résolution du conflit du Sahara c’est l’absence de légitimité du Polisario, car elle ne permet pas de mettre en place un processus d’échange constructif”, a souligné M. Lygeros devant la 4ème Commission de l’Assemblée générale de l’ONU.

Alors que le 7 octobre “nous aurons à nouveau la confirmation que des élections libres ont eu lieu dans les provinces du Sud”, le Polisario refuse même d’effectuer un recensement de la population dans les camps de Tindouf, a fait observer l’expert.

Mais cela n’a rien de surprenant, selon ce fin connaisseur du groupe séparatiste. En effet, le Polisario se cache derrière l’absence de chiffres concrets, mais en réalité il est incapable d’intégrer des jeunes à sa cause. “Il continue à acclamer les droits d’une entité qu’il ne contrôle pas”, a-t-il dit.

De plus, à la mort de son chef, et sous couvert d’une élection avec un seul candidat, le Polisario a “nommé à sa tête un individu radical sans véritable processus démocratique, tout en sachant que celui-ci n’a toujours pas répondu aux accusations de torture, qui l’ont obligé à quitter l’Espagne pour ne pas tomber sous le coup de sa justice”.

Cette évolution négative du comportement global du Polisario a des conséquences diverses sur le statut de la prétendue “rasd” qui apparaît de plus en plus comme “une entité creuse”, analyse M. Lygeros.

C’est pour cela que de nombreux pays qui l’avaient reconnue dans un contexte idéologique “se sont peu à peu rendus compte du vide sidéral qu’elle représente et ont retiré leur reconnaissance”.

Le piège que la rasd a tendu se referme ainsi sur elle-même. Car, poursuit le juriste international, “il est tout simplement impossible de demander à des Etats une reconnaissance alors qu’il s’agit d’une structure inexistante sur le plan international”.

En effet, ce revirement de position qui était initialement considéré comme “une correction d’une erreur diplomatique” s’est transformé en un événement historique qui représente un retournement stratégique et finalement un échec diplomatique pour le Polisario, souligne-t-il.

Selon M. Lygeros, cette situation montre clairement que les pays africains ne sont plus convaincus de la valeur de la république fantomatique. “C’est pour cette raison qu’une motion de 28 Etats africains a été envoyée à la présidence de l’Union africaine” pour assurer d’une part le retour du Maroc dans l’UA, et d’autre part la suspension de la rasd.

Et de conclure que “l’illégitimité du Polisario, et le retrait de sa reconnaissance par les pays africains montre la voie à suivre pour affranchir la population de l’emprise du Polisario et des influences extrêmes”.