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Plusieurs contrats de performance 2016-2020 ont été signés jeudi 5 mai 2016 à Rabat, pour accompagner le déploiement des écosystèmes du secteur de l’offshoring par M. Mohammed BOUSSAID, ministre de l’Economie et des Finances, et M. Moulay Hafid ELALAMY, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique. La cérémonie de signature s’est déroulée sous la présidence du Chef du Gouvernement, M. Abdelilah Benkiran.

​Les contrats de performance ont été également signés par le Directeur Général de la Caisse de Dépôt et de Gestion, M. Abdellatif ZAGHNOUN, le président du Conseil de Surveillance de l’Agence Spéciale Tanger Méditerranée, M. Fouad BRINI, le Président de l’Association Marocaine de la Relation Client, M. Youssef CHRAIBI et la Présidente de la Fédération des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring, Saloua Karkri BELKEZIZ.

Les écosystèmes du secteur de l’offshoring concernent cinq filières, à savoir le CRM (Customer relashionship management) portant sur les activités de gestion des relations clients, le BPO (Business process outsourcing) intéressant l’externalisation des processus d’une entreprise, l’ITO (Information technology outsourcing) touchant l’externalisation des métiers liés aux TIC. D’autres filières sont également concernées par ces écosystèmes : l’ESO (Engineering servcie outsourcing) qui couvre les activités d’ingénierie et de R&D et le KPO (Knowledge process outsourcing) qui signifie l’externalisation des activités stratégiques ayant un contenu « savoir » (analyse des données sectorielles).

Selon le Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, le lancement des écosystèmes du secteur de l’offshoring contribuera à la création de 60.000 nouveaux emplois directs à l’horizon 2020. Ces écosystèmes devront également générer 18 milliards de dirhams (MMDH) de chiffre d’affaires à l’export de services additionnel et drainer des investissements d’un montant de 1,5 MMDH.

Concernant l’accompagnement de l’État, celui-ci prendra la forme de mesures incitatives visant l’amélioration de la compétitivité des acteurs (prime à l’investissement matériel et immatériel, contribution IR) et la croissance du secteur (prime de croissance).

Il est également prévu un appui à la formation, un accès plus aisé au foncier (élargissement de l’offre immobilière dans les régions), et des mesures portant sur la protection des données.

La même source indique que les efforts de l’État se focalisent aussi sur l’accompagnement des start-up et les Marocains résidant à l’étranger voulant investir dans leur pays et ayant développé une expertise dans les filières technologiques, et ce en partenariat entre l’Agence nationale pour la promotion des petites et moyennes entreprises (ANPME) et la profession.

De même, il s’agit d’apporter un soutien à l’investissement différencié pour un développement régional équilibré et équitable (20 % pour les entreprises installées dans les régions dotées de plateformes industrielles dédiées à l’offshoring et 30 % pour les parcs prioritaires et les régions sans parcs dédiés).