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Fallouja est-elle libérée de l’occupation du groupe Etat islamique qui contrôle cette ville depuis 2014. Toutes les informations autour de la bataille en vue de sa libération font état de cette victoire même si les responsables américains et les observateurs font éta d’une victoire encore inachevée, vu que les combattants de Daech n’ont pas été complètement vaincus et qu’ils occupent encore des parties de la ville.

La victoire des forces irakiennes à Fallouja est incontestable, car la bataille pour cette ville continue et ne peut prend fin avec l’entrée de ces forces et la prise de ses places-fortes. Fallouja doit être complètement débarrassée de Daech, ses rues et maisons doivent être déminées et ses populations sauvées et sécurisée.

Le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a annoncé, vendredi, que les forces irakiennes ont repris au groupe État islamique (EI) la majorité de Fallouja et les djihadistes ne contrôlent plus qu’une « petite part » de la ville.

« Nous vous avons promis la libération de Fallouja et nous avons repris [la ville]. Nos forces de sécurité contrôlent la cité à l’exception d’une petite part qui doit encore être sécurisée dans les prochaines heures », a-t-il déclaré lors d’une brève déclaration à la télévision publique irakienne.

Des commandants irakiens avaient annoncé avoir repris au groupe EI le principal QG du gouvernement, au centre de Fallouja, sur lequel ils ont hissé le drapeau national.

Dans leur avancée vers le centre de cet important fief de Daech, situé à 50 km à l’ouest de Bagdad, les forces d’élite du contre-terrorisme (CTS) et les autres unités militaires ont fait face à une résistance limitée des djihadistes qui se sont redéployés vers l’ouest de la cité, ont-ils expliqué à l’AFP.

Depuis le lancement le 23 mai de l’offensive pour reprendre Fallouja avec le soutien aérien crucial de la coalition internationale dirigée par les États-Unis, soldats, policiers et miliciens irakiens avaient réussi à encercler la ville et à reconquérir les quartiers périphériques.

Mais ils avançaient prudemment en direction du centre-ville en raison des engins explosifs placés par le groupe EI et des craintes pour les milliers de civils bloqués avec les djihadistes dans la zone.

« Les unités du CTS et les forces d’intervention rapide ont repris le QG gouvernemental dans le centre de Fallouja », a déclaré à l’AFP le général Abdelwahab al-Saadi, le commandant de l’offensive.

La « cité des Mosquées » reconquise

Alors que les troupes irakiennes s’attendaient à des combats féroces dans le centre-ville, elles « ne se sont heurtées qu’à une faible résistance de Daech », a dit le commandant Saadi en utilisant un acronyme en arabe du groupe EI.

Avant de pénétrer au centre de la ville, les forces irakiennes avaient reconquis plusieurs quartiers du sud et de l’est de Fallouja, connue sous le nom de la « cité des Mosquées ».

Dans ces quartiers désertés par leurs habitants, les forces d’élite ont consolidé leurs positions en stockant armes et nourriture, a constaté jeudi le correspondant de l’AFP sur place.

Des dizaines de corps de combattants du groupe EI cachés sous des couvertures sont laissés au milieu des décombres des maisons détruites par les raids aériens, les tirs de roquettes ou les explosions contrôlées de centaines de bombes laissées par les djihadistes à travers la ville.

Selon des responsables de la sécurité, de nombreux membres du groupe EI ont réussi à fuir en se fondant parmi les civils sortis de la ville ces derniers jours. « La grande majorité des chefs ne sont plus là et les djihadistes laissés derrière ne sont pas leurs meilleurs combattants », a indiqué un responsable de la sécurité sous le couvert de l’anonymat.

Le groupe EI s’était emparé de Fallouja, ville de la grande province d’Al-Anbar peuplée majoritairement de sunnites, en janvier 2014, cinq mois avant son offensive fulgurante en Irak qui lui avait permis de prendre le contrôle d’autres régions du pays dont Mossoul, la deuxième ville d’Irak dans le nord.