1047110-best-hd-walls-of-fidel-castro

Figure légendaire politique du siècle dernier qui a jetté son éclat sur  les périodes les ^lus sombres de ce siècle où il était impliqué de son fat, sa révolution et celle de ses partisans et disciples d’Amérique latine principalement, ou du fait de ses ennemis et les conspirateurs contre son pays et sa personne, le père de la révolution cubaine, qui dirigea le pays pendant cinq décennies, s’est éteint à La Havane vendredi soir.

Un deuil national de neuf jours a été décrété à Cuba, pendant que sa mort, pleurée dans la capitale cubaine eet célébrée à Miami, suscitant dans le monde de nombreuses réactions internationales.

 «Le commandant en chef de la révolution cubaine est décédé à 22h29 ce soir.» C’est par cette simple phrase que Raul Castro, son frère, a annoncé la nouvelle: Fidel Castro, père de la Révolution cubaine, est décédé vendredi soir à La Havane. Cuba avait célébré ses 90 ans en août dernier. Après cinq décennies à la tête du régime communiste, et une sixième passée à l’écart du pouvoir pour raisons de santé, l’ancien chef d’État s’est éteint.

Le président cubain n’a pas révélé les causes du décès, mais a précisé que Fidel Castro serait incinéré, conformément à sa volonté. Les autorités cubaines ont décrété samedi neuf jours de deuil national.

La disparition du « lider maximo » remet au devant de scène politique mondiale une grande partie de l’image du monde, tel qu’il a évolué au cours de la seconde partie du siècle passé, l’autre partie ayant été celle de la fin de la deuxième guerre mondiale. Elle met une certaine  la chaleur dans le souvenir vivace de la guerre froide, dont elle ressuscite les aspects les plus graves et menaçants, et place les évènements qui ont entouré et accompagné la révolution de castro en tant que repères fondamentaux dans le chemin que l’humanité a empruté au cours de cette période.

Aujourd’hui, ni le communisme ni cette révolution ne sont ce qu’ils étaient et Cuba s’ouvre peu à peu au monde qui lui ouvre ses bras.

Le décès de Fidel Castro, qui survient à peine deux ans après l’annonce historique du rapprochement entre Cuba et les États-Unis, vient définitivement tourner la page de la Guerre froide, qui a mené le monde au bord du conflit nucléaire lors de la crise des missiles d’octobre 1962.

Une figure de proue du siècle dernier

Célèbre pour ses coups d’éclat et ses discours interminables autant que pour son uniforme,  ses cigares et sa barbe légendaire, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l’«impérialisme américain», tout en affichant lui-même un bilan décrié en matière de droits civiques et de libertés.

Véritable morceau d’histoire du XXe siècle, il a défié 11 présidents américains et survécu à maints complots pour l’assassiner – un record de 638 selon le Livre Guinness des records. La mort de Fidel Castro, impliqué dans la Guerre froide, et notamment dans la crise des missiles de 1962, vient définitivement tourner la page de cette période historique.

Le révolutionnaire avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale. Il avait abandonné en avril 2011 ses dernières responsabilités officielles, en cédant son poste de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) à Raul, numéro deux du parti depuis sa fondation en 1965. Ce dernier se retrouve pour la première fois seul aux commandes du pays.

L’ex-président cubain avait totalement disparu des écrans cubains entre février 2014 et avril 2015, ce qui avait alimenté de nombreuses rumeurs sur sa santé. Mais depuis un an et demi, même si ses déplacement restaient limités, il avait recommencé à publier des «réflexions» et s’était remis à recevoir chez lui personnalités et dignitaires étrangers.

Les Hommages à Fidel Castro

«L’Histoire jugera l’impact énorme» de Fidel Castro, a réagi le président des États-Unis Barack Obama dans un communiqué. Donald Trump, qui lui succédera à ce poste en janvier, a préféré dénoncer le «dictateur brutal qui a opprimé son peuple».

Fidel Castro «avait incarné la révolution cubaine, dans les espoirs qu’elle avait suscités puis dans les désillusions qu’elle avait provoquées», a souligné François Hollande, réclamant une levée totale de l’embargo contre Cuba.

 «Le camarade Castro vivra éternellement», a assuré le président chinois Xi Jinpingdans un message. «Cet homme d’Etat émérite est à juste titre considéré comme le symbole d’une époque de l’Histoire moderne du monde», a déclaré le président russe Vladimir Poutine. Pour Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l’URSS, «Fidel a résisté et a fortifié son pays au cours du blocus américain le plus dur, quand il y avait une pression monumentale sur lui». Le pape François a fait savoir dans un télégramme qu’il adressait des «prières au Seigneur pour son repos».