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Le ministère de la Santé a annoncé qu’aucun cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo n’a été enregistré au Maroc, après la détection de deux cas de cette maladie en Espagne.

« Dans le cadre de la veille épidémiologique et de la communication avec les citoyens, et suite au diagnostic de deux cas de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Espagne, le ministère de la Santé tient à informer l’opinion publique nationale qu’aucun cas de cette maladie n’a été enregistré dans notre pays », indique un communiqué du ministère . Dans le cadre de son action proactive, le ministère assure avoir pris des mesures préventives visant à renforcer le système de surveillance épidémiologique au sein du système de santé, en vue de la détection et du diagnostic précoce de tout cas de cette maladie, et à fournir les moyens et les dispositifs médicaux nécessaires, tout en intensifiant le système de surveillance épidémiologique et du contrôle des insectes qui transmettent cette maladie, en collaboration avec les parties compétentes.

La fièvre hémorragique de Crimée-Congo constitue l’une des maladies virales, ayant conduit, au cours des dernières années, à l’apparition d’épidémies virales dans certains pays des Balkans, en Europe de l’Est, et dans certains pays d’Afrique subsaharienne, relève le communiqué, précisant que cette maladie se transmet par des piqûres de « tiques » porteurs du virus, ou à travers le contact direct par le sang, les tissus ou les sécrétions de l’être humain ou de l’animal infectés.

Les symptômes de cette maladie sont la fièvre, les douleurs musculaires, les nausées, les cervicalgies, les maux de dos, les maux de tête, l’inflammation des yeux et la sensibilité à la lumière.

Selon le ministère, il est possible de prévenir cette maladie à travers la prise de mesures préventives contre les piqûres des tiques, en évitant d’aller aux endroits infectés par ces insectes, en portant des gants ou d’autres vêtements préventifs lors du contact avec les animaux porteurs de tiques, en nettoyant les milieux d’élevage du bétail et des animaux domestiques et en luttant contre les tiques par l’utilisation de pesticides chimiques approuvés.

Le ministère de la Santé suit de près l’évolution de la situation épidémiologique, en coordination avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tout en tenant informée l’opinion publique de toutes les nouveautés concernant ce sujet, conclut le communiqué.