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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu la consultation au titre de l’article IV avec le Maroc, annonce un communiqué du Fonds monétaire international qui note que les conditions macroéconomiques du Maroc se sont améliorées depuis 2012, mais la croissance est restée faible. En 2016, et a ralenti en raison d’une forte contraction de la production agricole et de la faible activité non agricole. Le taux de chômage a diminué à 9,6 pour cent au T3 2016 alors que le chômage des jeunes reste élevé à 21,8 pour cent. L’inflation (en glissement annuel) a atteint 1,6%, reflétant la hausse des prix des produits alimentaires et de l’énergie.

Les déséquilibres extérieurs ont considérablement baissé depuis 2012, même si le déficit du compte courant est passé à 2,9 pour cent du PIB en 2016, contre 2,2 pour cent en 2015. Les fortes exportations manufacturières et agricoles, ainsi que le rebond du tourisme et des envois de fonds, L’augmentation des importations d’équipements et de produits alimentaires et la faiblesse des prix du phosphate. Grâce à la poursuite de l’investissement étranger direct (IDE) robuste, les réserves internationales se sont renforcées à environ sept mois d’importations.

L’assainissement budgétaire a continué avec un déficit de 4,4% en 2015 à environ 4% du PIB contre l’objectif de 3,5% du PIB pour 2016. Cela reflète la situation de recettes fiscales résilientes et des dépenses courantes bien contenues qui compensent le manque à gagner d’environ 0,3% Du PIB et qui  ont permis une augmentation des dépenses d’investissement.

Les banques sont bien capitalisées et disposent d’un financement stable, mais les prêts improductifs augmentent et les risques de concentration, tout en diminuant, sont encore élevés. L’expansion des banques marocaines en Afrique subsaharienne ouvre de nouvelles voies de transmission des risques, mais la coopération avec les autorités de contrôle du pays hôte s’intensifie et les exigences de supervision pour les activités transfrontalières sont améliorées.

Les perspectives à moyen terme du Maroc sont favorables et la croissance devrait rebondir à 4,4 pour cent en 2017 et atteindre 4,5 pour cent d’ici à 2021. Toutefois, les risques restent importants et concernent principalement la croissance des pays avancés et émergents, les tensions géopolitiques dans la région, Les prix et la volatilité des marchés financiers mondiaux. Une croissance plus forte à moyen terme dépendra de la poursuite de la mise en œuvre de réformes globales en matière de participation au marché du travail et d’efficacité du marché du travail, d’accès au financement, d’éducation de qualité, d’efficacité de la dépense publique et d’amélioration du climat des affaires. La poursuite de la réduction de la pauvreté et la réduction des disparités régionales et des disparités entre les sexes seront également cruciales pour parvenir à une croissance plus élevée, durable et plus inclusive.

Les administrateurs ont félicité les autorités pour leurs politiques et réformes macroéconomiques saines, qui ont permis de réduire les vulnérabilités nationales et externes, d’améliorer les cadres de la politique budgétaire et financière et d’accroître la diversification économique. Les administrateurs ont noté que, si les perspectives à moyen terme sont favorables, les risques restent élevés. Dans ce contexte, ils se sont félicités que les autorités continuent de s’engager fermement en faveur de politiques saines et les ont encouragées à poursuivre leurs efforts de réforme pour réduire davantage les vulnérabilités et promouvoir une création d’emplois plus forte et une croissance plus inclusive.

Les administrateurs se sont félicités des progrès constants réalisés dans le domaine de l’assainissement des finances publiques, en particulier la récente compression des dépenses courantes, la réforme des subventions énergétiques et la réforme du système public de retraite. À l’avenir, ils ont encouragé les autorités à réduire progressivement le niveau de la dette publique à moyen terme tout en préservant les dépenses pro-croissance et sociales. Les administrateurs ont convenu que les efforts devraient se concentrer sur l’accélération des réformes fiscales pour élargir l’assiette fiscale et sur la mise en œuvre prudente et bien planifiée de la décentralisation fiscale pour atténuer les risques fiscaux connexes. Les administrateurs ont également encouragé les autorités à réformer la fonction publique pour aider à contenir la masse salariale publique.

Les administrateurs ont approuvé la position actuellement accommodante de la politique monétaire dans le contexte d’une inflation modérée et de la reprise naissante de la croissance du crédit. Ils ont appuyé l’intention des autorités de passer progressivement à un régime de change plus souple et à un nouveau cadre de politique monétaire qui contribuera à préserver la compétitivité et à mieux isoler l’économie des chocs. À cet égard, les administrateurs ont convenu que les conditions d’une transition réussie en 2017 sont en place. Les administrateurs ont également encouragé les autorités à soumettre au Parlement le projet de loi sur les banques centrales, qui renforcera l’indépendance de la Bank Al-Maghrib (BAM) et élargira son rôle dans la promotion de la stabilité financière et de l’inclusion.

Les administrateurs se sont félicités du fait que le secteur bancaire demeure solide et bien capitalisé et ont souligné que la montée des prêts improductifs, les risques de concentration du crédit et l’expansion en Afrique subsaharienne nécessitent un suivi continu. Ils se sont également félicités des efforts continus déployés par BAM pour renforcer le cadre de réglementation et de surveillance financière conformément aux recommandations du Programme d’évaluation du secteur financier de 2015, y compris les progrès continus en matière de surveillance bancaire transfrontalière, de surveillance axée sur le risque et prospective, Efforts pour renforcer les ressources de supervision en vue d’élargir les responsabilités.

 

Les administrateurs ont souligné l’importance d’une mise en œuvre soutenue des réformes structurelles pour promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive. Ils ont recommandé que l’on poursuive les efforts visant à améliorer le climat des affaires, en particulier pour les petites et moyennes entreprises, notamment en améliorant leur accès au financement. Les administrateurs ont également appelé à une amélioration des réglementations du marché du travail et à une augmentation de l’efficacité des dépenses publiques consacrées à l’éducation et à la formation professionnelle, qui permettront de mieux combler les lacunes en matière de compétences. compétitivité. Les administrateurs se sont félicités des efforts en cours pour renforcer la gouvernance et la surveillance des entreprises publiques et attendaient avec intérêt les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption.