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La trêve fragile issue de l’accord entre les Etats-Unis et la Russie aura été fortement secouée par les bombardement de la coalition internationale antidjihadistes menée par les Etats-Unis a admis samedi avoir bombardé ce qu’elle pensait être une position du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, confirmant.

Dans un communiqué publié le même jour, dans le soirée, , le commandement central de l’armée des Etats-Unis a reconnu avoir mené une frappe à Deir ez-Zor.

Les frappes de la coalition, qui «pensait viser des positions de combat de Daesh», ont été «interrompues immédiatement lorsque des responsables de la coalition ont été informés par des responsables russes qu’il était possible que les personnes et les véhicules visés fassent partie de l’armée syrienne», peut-on lire dans le communiqué.

L’armée syrienne avait affirmé que. « des avions de la coalition américaine ont frappé l’une des positions de l’armée syrienne (…) près de l’aéroport de Deir ez-Zor » vers 17 heures locales (16 heures à Paris), a affirmé L’armée syrienne avait affirmé que.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense Igor Konachenkov a fait savoir que deux avions F-16 et deux A-10, ainsi qu’un drone, entrés via la frontière irakienne, avaient effectué la frappe à 6 kilomètres au sud de l’aérodrome de Deir ez-Zor.

Moscou a accusé Washington de mettre en péril l’accord de trêve, après ses raids aériens contre une position de l’armée syrienne qui, selon  l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), citant une source militaire à l’aéroport de Deir Ezzor, a évoqué un bilan d’au moins 90 soldats syriens tués

Moscou s’est déclaré « profondément inquiet de ce qui s’est passé. Nous appelons nos partenaires américains à mener l’enquête la plus complète et à prendre des mesures pour éviter de tels incidents à l’avenir », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

A la demande de la Russie, une réunion d’urgence du conseil de sécurité de l’ONU s’est tenue tard dans la soirée. La frappe, qui a tué des dizaines de soldats syriens, « n’était pas intentionnelle et nous regrettons bien sûr les pertes en vies humaines », a affirmé l’ambassadrice américaine Samantha Power à la presse. Mais elle s’est livrée ensuite à une violente critique contre Moscou qui a convoqué cette réunion, parlant de « moralisme », de « mise en scène » et de « cynisme ».  Selon l’OSDH, une vingtaine de djihadistes de l’EI ont péri et des dizaines d’autres ont été blessés par des frappes russes dans la même zone.