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L’urbanisation est devenue une tendance mondiale qui concerne une grande partie de la population. 50% de la population mondiale vit désormais dans des villes et les statistiques prévoient plus de 3 milliards de personnes supplémentaires dans les zones urbaines d’ici à 2050. Cela signifie que 70% de la population mondiale vivra dans des villes.

Sommes-nous prêts pour ce défi ? Les statistiques donnent le vertige : jamais dans l’histoire de l’humanité, les villes et notre planète n’ont eu à abriter autant d’êtres humains.

C’est à cette question que doit répondre la Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable Habitat III, qui se tient du 17 au 20 octobre 2016 à Quito en Équateur.

La réponse qui sera élaborée à Quito sera ajoutée au Nouveau Programme pour les villes , qui participera à la mise en œuvre de l’objectif 11 du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Cet objectif vise à faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables. Le Nouveau programme urbain permettra également d’appuyer la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le changement climatique .

Habitat III est la troisième conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable. Elle a lieu vingt ans après la conférence Habitat II, qui s’est tenue à Istanbul, en Turquie, et quarante ans après la première conférence Habitat I, organisée à Vancouver, au Canada.

Habitat III est une conférence mondiale majeure, visant à définir un “nouvel agenda urbain”. Elle doit s’ouvrir lundi à Quito, en Equateur, avec pour objectif, selon les mots du Secrétaire général Ban Ki-moon, de « repenser la façon dont nous envisageons de gérer et de vivre dans les villes”.

La Conférence 2016 des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable, appelée aussi Habitat III, intervient après la première Conférence des Nations Unies sur les établissements humains à Vancouver, au Canada, en 1976, et Habitat II, qui a eu lieu en 1996, à Istanbul, en Turquie.

L’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu la nécessité d’une approche plus durable pour aider les villes à croître. La conférence se déroule dans ce qu’on appelle “le Sud global” pour la première fois, un symbole important, selon le concepteur de facto d’Habitat III, Joan Clos, qui est le Directeur exécutif d’ONU-Habitat, le Programme des Nations Unies pour les établissements humains.

Il assumera le titre de Secrétaire général de la conférence, qui se déroulera jusqu’au 20 octobre.

« Le Sud global est là où la plupart des gros problème existent, et c’est là où nous avons besoin du plus grand soutien”, a dit M. Clos dans un entretien au Centre d’actualités de l’ONU, avant de se rendre à Quito.

“L’urbanisation s’est accélérée au cours des 20 dernières années […] Nous avons découvert que l’urbanisation a un potentiel énorme, et représente également des risques énormes”, a-t-il souligné, ajoutant que la planification urbaine et le développement vont de pair et sont l’une des “questions stratégiques énormes” à laquelle est confrontée la planète.

Alors que la conférence va discuter de tous les types d’établissements humains, l’accent sera mis sur les villes, où 54% de la population mondiale vit déjà. Ce chiffre devrait atteindre 66% d’ici à 2050.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, doit ouvrir lundi le segment de haut niveau en célébrant l’adoption de la Déclaration de Quito, aux côtés du Président de l’Equateur, Rafael Correa, et du Maire de Quito, Mauricio Rodas.

Contrairement aux objectifs fixés pour lutter contre le changement climatique dans l’Accord de Paris sur le climat, le succès d’Habitat III, a déclaré M. Clos, dépendra de politiques plus complexes et nuancées, élaborées avant tout par les responsables politiques nationaux et locaux.