Closeup on man`s hands writing a check

Au titre de l’année 2015, et en comparaison avec l’exercice précédent, l’analyse des flux de données traitées par la Centrale de incidents de paiement (CIP) révèle les évolutions suivantes :

– après une augmentation de 2%, le nombre de déclarations d’incidents de paiement affiche une baisse de 0,60% ;

– une diminution des déclarations des régularisations de 3,52% contre un accroissement de 2,22% ;

– après une diminution de 3%, le nombre d’incidents échus continue sa tendance baissière en évoluant de -11,4% ;

– après une légère hausse de 1,2%, le nombre des annulations enregistre un recul de 16,6%;

– après une régression de 6%, les demandes de renseignements émanant des banques a enregistré une appréciation de 8,5%.-

– trois déclarations d’interdictions judiciaires effectuées par deux tribunaux (Marrakech et Ouarzazate).

Le dispositif d’écoute et d’assistance mis à la disposition du public a permis de traiter 2.701 requêtes en 2015 (dont 89,74% sont traitées au niveau des agences de Bank Al-Maghrib), en évolution de +11,47% par rapport à l’année 2014.

L’examen de ces requêtes a permis de :

– lever 196 interdictions à tort ;

– satisfaire 2.452 demandes d’accès à des informations personnelles ;

– traiter 53 requêtes relatives à d’autres types de réclamations dont notamment, la non régularisation de l’IP par la banque (49,05%) et des erreurs sur les données signalétiques (22,64%).

La répartition des demandes de renseignement par agence de Bank Al-Maghrib, révèle la prédominance des agences de Casablanca et de Rabat, avec une part de 49,17% du total des demandes traitées.

Les incidents de paiement non encore régularisés à fin décembre 2015 se sont établis à 2.696.516 cas, pour un encours dépassant les 72,5 milliards de dirhams, soit une hausse de 5,35% en nombre et de 10,26% en valeur.

La répartition de l’encours précité par catégorie de clientèle se présente comme suit :

– 2.162.109 incidents (80,18%) concernent des personnes physiques ;

– 534.407 incidents (19,82%) sont imputables à des personnes morales.

La répartition par tranche de montant de l’encours des incidents de paiement à fin Décembre 2015, (annexe 4), fait apparaître que :

– les chèques d’un montant inférieur ou égal à 5.000 dirhams représentent 40% en nombre

tandis que leur part en valeur n’est que de 3% ;

– ceux inclus dans les tranches de 5.000 à 100.000 dirhams constituent 55,14% en nombre et 42,03% en valeur ;

– les chèques d’un montant supérieur à 100.000 dirhams s’accaparent une part limitée de 4,90% en nombre contre 55,00% en valeur.

Sur la base dudit encours, le montant moyen des chèques impayés s’établit à 26.914 dirhams contre 25.716 dirhams à fin décembre 2014