oui-confer-valence_9

Les eurodéputés avaient dénoncé la taxation de l’aide humanitaire destinée aux camps, jugeant que cette pratique est inacceptable

En imposant une taxe sur l’aide humanitaire internationale, l’Algérie affiche ses réelles intentions à savoir une exploitation indigne des camps de Tindouf (Sud-ouest algérien), a affirmé l’universitaire grec, Nikos Lygeros.

Dans un article publié sur son blog, il a cité, à l’appui, les déclarations du commissaire européen chargé de l’Aide humanitaire et de la gestion des crises, Christos Stylianides qui a révélé dernièrement que les aides humanitaires destinées aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf sont soumises à la TVA, indiquant que les recettes fiscales représentent en moyenne 200.000 euros par an entre les années 2010 et 2014.

« Voilà comment l’Algérie aide les populations dans les camps de Tindouf durant ces dernières années », écrit-il, ironiquement, avant de s’interroger sur les réelles motivations derrière le soutien affiché par l’Algérie en faveur de « la cause sahraouie » alors que le gouvernement algérien exploite depuis des années et de manière indigne les camps de Tindouf.

Ce qui montre que « le gouvernement algérien ne se contente pas seulement de détourner les fonds alloués par l’Union européenne à l’aide humanitaire dans les camps comme cela a été révélé dans un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), mais il impose aussi une taxe sur l’aide humanitaire’’, relève-t-il.

Cette taxation de l’aide humanitaire qui profite à la fois aux responsables algériens et aux séparatistes, est une manière pour le gouvernement algérien d’exploiter la misère des populations séquestrées dans les camps de la honte, acculées ainsi à la soumission, a-t-il estimé, ajoutant que.

Les eurodéputés avaient, en effet, dénoncé la taxation de l’aide humanitaire destinée aux camps de Tindouf, jugeant que cette pratique est inacceptable. Des rapports révèlent que la Commission européenne estime que les recettes générées par la TVA se chiffrent à 1 million d’euros entre les années 2010 et 2014, en moyenne 200.000 euros par an, ce qui représente 2 pc de la valeur de l’aide humanitaire de l’Union européenne.