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Les mots n’arrivent plus à exprimer l’horreur provoquée par l’extrémisme, le fanatisme et la haine et les auteurs des crimes abominables, « soldats » de l’Etat islamique ou autres criminels en puissance semblent rivaliser dans leurs actes produisant les scènes les plus macabres et répulsives de drames des victimes et de leurs familles et le désarroi et la psychose de la population.

Dans la suite des événements dramatiques que connaît la France, c’était, mardi matin, le tour de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), où une prise d’otages a eu lieu dans une église de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, près de Rouen, au cours de laquelle un prêtre a été égorgé lors d’une prise d’otages perpétrée par deux hommes armés de couteaux.  Les agresseurs, qui retenaient cinq personnes, ont assassiné le prêtre à l’arme blanche, avant d’être abattus. Parmi les otages qui étaient au nombre de cinq, une femme est gravement touchée, deux sont également blessés, le cinquième est indemne.

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête. Le président Hollande réunira mercredi matin la Conférence des représentants des cultes

 

Selon la chaîne de télévision française internationale France 24, deux hommes sont arrivés dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), une commune populaire de 29.000 habitants située dans l’agglomération de Rouen, à l’heure de la messe matinale, vers 09h30. Ils ont pris en otages cinq personnes qui se trouvaient à l’intérieur, ont tué un prêtre et grièvement blessé une autre personne.

A leur sortie de l’église, les deux preneurs d’otages se sont retrouvés face à face avec des hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Rouen et ont été tués par les policiers.

Il s’agit de « deux terroristes se réclamant de Daech » (acronyme du groupe jihadiste Etat islamique), a affirmé le président François Hollande. L’Etat islamique (EI) les a présentés comme deux de ses « soldats ».

Selon les premiers éléments de l’enquête, un des deux hommes était connu des services antiterroristes.

Il avait par deux fois, en 2015, tenté de rejoindre la Syrie, une première fois via l’Allemagne, alors qu’il était mineur, mais il avait été interpellé.

Il était majeur lors de sa seconde tentative de départ, via la Suisse, puis la Turquie où il avait été arrêté. Il avait ensuite été renvoyé en Suisse puis remis à la France.

Le jeune homme avait alors été mis en examen et écroué pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, placé en détention provisoire, avant d’être libéré et placé sous bracelet électronique.

La victime de cette prise d’otage égorgée est le père Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de la paroisse âgé de 85 ans.

Le Président de la République française, François Hollande a réagi dans une allocation solennelle depuis l’Elysée à l’attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray qui a coûté la vie à un prêtre de 85 ans. « Cet acte abominable est une nouvelle épreuve pour la nation », a jugé le président de la République assurant que « tuer un prêtre, c’est profaner la République ».

« Les catholiques de France et du monde entier sont meurtris mais ce sont tous les Français qui se sentent atteint au fond d’eux-même », a poursuivi le chef de l’Etat.

Assurant que la menace n’a « jamais été aussi grande » en France et en Europe, François Hollande a prévenu: « Cette guerre sera longue (…) La démocratie est la cible et elle sera notre bouclier. » Expliquant que « c’est dans la persévérance que nous l’emporterons », le président de la République a lancé un grande appel.

« Je vous l’assure, cette guerre nous la gagnerons (…) Français, Françaises, faisons bloc », a appelé le chef de l’Etat.

François Hollande a également répondu aux déclarations de Nicholas Sarkosy  et de la droite. Alors que le président des Républicains a demandé au gouvernement d’appliquer « sans délai » les propositions de son parti, le chef de l’Etat a demandé à ce que l’on évite « les surenchères, la polémique, les amalgames, la suspicion ». Expliquant qu’une « présence jamais atteinte sous la Ve République des policiers, des gendarmes et des militaires », il assure que « le gouvernement applique et appliquera avec la plus grande fermeté les lois que nous avons fait voter ».

« Restreindre nos libertés n’apporterait pas d’efficacité dans la lutte contre le terrorisme », a insisté François Hollande.