br

C’est un coup dur pour le Front Polisario, affirme le site électronique algérien TSA qui, se référant à la presse espagnole, rapporte que l’Audiencia Nacional, Haut tribunal espagnol, a décidé de poursuivre Brahim Ghali, Secrétaire général du Polisario, en poste depuis juillet 2016, de génocide.

La première plainte, déposée il y a dix ans par l’Association sahraouie pour les droits de l’Homme (ASADEDH), concerne 25 membres du Polisario et trois officiers de l’armée algérienne. Ils sont accusés d’avoir menés une campagne visant à éliminer les « élites sahraouies d’origine espagnole, avec l’intention de rompre les liens entre les différentes tribus et leurs autorités naturelles afin d’obtenir un contrôle direct et efficace sur l’ensemble des réfugiés sahraouis dans les camps », indique El Diario.

L’affaire avait été laissée de côté il y a deux ans, faute de possibilité d’identifier les accusés. Cette fois, le juge José de la Mata a demandé à la police des informations ayant permis d’identifier Brahim Ghali avant que celui-ci se rende en Espagne dans le cadre de la Conférence internationale de coordination et d’appui au peuple sahraoui prévue pour les 18 et 19 novembre prochains à Barcelone. Le Secrétaire général du Front Polisario ne bénéficie pas de l’immunité diplomatique.

Parmi les victimes qui ont identifié et accusé Brahim Ghali de tortures et de disparitions forcées commises dans les années 70 et 80, figure un plaignant qui dénonce également d’autres dirigeants du Polisario et six Algériens. Il explique avoir été emprisonné  et torturé entre 1974 et 1980, après avoir été accusé d’« appartenance aux services secrets espagnols, puis aux services secrets marocains ».