Hakima-El-Haiti_M

Par El Mostafa NASSIRI. Avec la décision du gouvernement marocain, prise lors de son conseil de jeudi, de suspendre l’importation de déchets en provenance d’Italie et de surseoir à l’utilisation de ceux déjà arrivés sur le territoire nationale jusqu’à la fin des analyses sur leur dangerosité en cours, le rideau n’est pas tombé sur cette histoire qui a tourné le Maroc en ridicule dans les médias internationaux et auprès de l’opinion publique et de la société civile au Maroc et à l’étrange. Ce ridicule qu’exhalent telle leur odeur nauséabonde les déchets importés et leur utilisation n’est pas sans rappeler, de par le caractère insolite et préjudiciable à grande échelle de cette opération, ainsi que la dimension qu’il a prise ici et ailleurs, celui de l’usage, on s’en souvient encore, des karratas, pour évacuer les eaux de pluie qui ont envahi les terrains de football. Le Maroc était la risée de tout le Monde, comme il l’a été sur certaines chaines de télévisions internationales.  Recycler, valoriser et utiliser les déchets n(a rien de ridicule et relève, au contraires des bonnes pratiques et gouvernances. Ce qui l’est ou, à tout le moins, interpelle sur cette importation est son non-sens et son autorisation sans égard pour la santé des citoyens et l’environnement, comme si le Maroc était ou allait devenir une poubelle internationale.

Mme Hakima El Haiti, ministre en charge de la pollution (sic), s’est vainement accrochée à sa décision. Contre vents et marée. La voici submergée et vaincue par ceux de la société civile et de l’opinion publique marocaine. Et désavouée par le gouvernement. Celui-ci a préféré la voie de la sagesse à celle dangereuse qu’ouvre à ses pieds les lobbies de l’énergie et du ciment.

L’annonce de la suspension des importations de déchets en provenance d’Italie, faite par M. Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ne calmera pas rapidement les esprits, et ce d’autant que les lobbies et centres d’intérêt défendant les importations des déchets sont tenaces, comme le montre l’ardeur des débats qi ont précédé la décision du gouvernement au cours de sa réunion de jeudi.