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L’Institut royal d’études stratégiques (IRES), think thank marocain, vient de procéder à une radioscopie du Maroc, à travers plus de 80 indicateurs internationaux et nationaux d’instituts et d’organismes notoires qui permet d’obtenir une imagerie multidimensionnelle du pays et de rendre compte de sa situation dans le monde, des progrès accomplis dans de nombreux domaines et des défis qu’il doit relever pour occuper un meilleur positionnement. Ces indicateurs portent sur la Richesse Globale et Capital Immatériel et dix domaines de veille stratégique, à savoir l’indépendance relative en ressources stratégiques et la préservation durable du capital naturel, la préservation de l’intégrité territoriale du pays et le renforcement de sa résilience face aux menaces transnationales, le développement du capital social en vue d’en faire un avantage compétitif pour le Maroc, l’amélioration du système de gouvernance et son alignement sur les standards internationaux, le renforcement des capacités du pays contre les effets du changement climatique et les catastrophes naturelles, la réussite de l’insertion du Maroc dans le nouvel ordre géoéconomique et géopolitique mondial qui se profile, la surveillance des migrations internationales et la préparation du Maroc à faire face aux enjeux et défis qui en découlent, la réussite du développement territorial du pays, l’insertion du Maroc dans l’économie mondiale du savoir et la surveillance des évolutions sociétales nationales et internationales.

Ces domaines de veille stratégique recouvrent de nombreux sous-domaines et les indices qui leur sont dédiés. Ils constituent le « Tableau de bord stratégique » de l’IRS publié dans sa quatrième édition Janvier 2017.

Ils sont donnés avec leurs sources, les classements et résultats.

Richesse globale et capital immatériel : amélioration sensible

 

S’agissant de la richesse globale par habitant en dollars constants de 2005, l’IRES note une légère amélioration du classement du Maroc, en matière de richesse globale par habitant, avec un gain de deux places entre 1995 et 2005. Ce positionnement pourrait être amélioré si à l’avenir, le Maroc parvient à réussir l’opérationnalisation de sa nouvelle Constitution qui consacre l’approche fondée sur l’immatérialité.

Au titre du capital immatériel par habitant en dollars constants de 2005, le poids du capital immatériel représente les trois quarts de la richesse globale du Maroc, soit un niveau proche de celui des pays de l’OCDE (80%). Le positionnement international du pays, en matière de capital immatériel par habitant, a connu une amélioration sensible, avec un gain de cinq places entre 1995 et 2005.

Quant au positionnement international du Maroc selon le PIB par habitant en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA), il ne reflète pas les potentialités économiques du pays, estime l’institut.

Au titre de l’indépendance relative en ressources stratégiques et la préservation durable du capital naturel et des ressources alimentaires, plus particulièrement, l’IRES précise que l’objectif d’autosuffisance alimentaire est remplacé, aujourd’hui, par celui de la sécurité alimentaire.

Accentuation de la dépendance extérieure en céréales

S’agissant du taux de dépendance des importations de céréales l’IRES note une accentuation, sur le long terme, de la dépendance extérieure en céréales en raison de l’augmentation de la population et de la fréquence élevée des sécheresses. Les marges importantes de progrès techniques, si elles étaient mobilisées, pourraient compenser largement les effets négatifs du changement climatique, notamment la dégradation des bases productives.

En ce qui concerne la taux de dépendance des importations de sucre, la production nationale n’est pas en mesure de faire face à la forte demande en sucre en raison, entre autres, d’une atomisation de la superficie cultivée en betterave

Relativement au taux de dépendance des importations d’huiles végétales, l’institut souligne l’importation par le Maroc d’une part croissante de ses besoins en huiles végétales et ce, malgré le développement récent de la production oléicole dans le cadre du plan Maroc Vert.

Très forte dépendance énergétique

Dans le domaine des ressources énergétiques  et en ce qui concerne le taux  de dépendance énergétique, l’IRES signale une très forte dépendance énergétique (90,08% en 2013) ayant amené le Maroc à développer la production hydro-électrique et à lancer récemment un projet ambitieux de développement des énergies renouvelables, une politique d’amélioration de l’efficacité énergétique ainsi qu’une stratégie de renforcement de la coopération régionale en la matière.

Pour ce qui est de la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique, l’institut note une contribution des énergies renouvelables dans le mix énergétique de 4.2% en 2012 et qui serait portée à près de 12 % à l’horizon 2020.

La dégradation de l’environnement coûte 4% du PIB

Au titre des indicateurs du capital naturel et du coût de la dégradation de l’environnement, il est noté une dégradation de l’environnement, dont le coût moyen, selon les estimations de la Banque Mondiale, s’élevait à près de 4% du PIB en 2014. Cette situation est préoccupante dans la mesure où le Maroc ne consacre, annuellement, que moins de 1% de son PIB à la préservation de l’environnement.

Au titre de l’Indice de la performance environnementale (Yale University), une progression de 66,8% au cours des 16 dernières années du score obtenu par le Maroc en matière de performance environnementale, grâce principalement à l’amélioration de la qualité de l’air, à une meilleure gestion des ressources forestières et à l’extension du réseau d’assainissement.

La  biodiversité soumise à de fortes pressions

Au plan de l’Indice des bénéfices pour la biodiversité (Fond mondial pour l’environnement, Union internationale pour la conservation de la nature), la biodiversité au Maroc est soumise à de fortes tensions, avec une part importante des espèces existantes vulnérables ou en danger critique d’extinction. Le score obtenu par le pays au titre de l’indice des bénéfices pour la biodiversité confirme cette réalité.

Sur le plan de l’Indice « gouvernance des ressources naturelles » (CEPII), une amélioration du positionnement international du Maroc est notée grâce, notamment, aux multiples réformes lancées en la matière, visant à assurer la pérennité, à garantir une qualité optimale des ressources et à asseoir la compétitivité du secteur sur des bases solides. Néanmoins, cette gouvernance demeure largement perfectible.

Faiblement émetteur de gaz à effet de serre, le Maroc est fortement concerné par le réchauffement climatique

Le Maroc est un pays faiblement émetteur de gaz à effet de serre, mais fortement concerné par le réchauffement climatique. Les impacts potentiels du changement climatique sur les ressources en eau et sur la sécurité alimentaire requièrent la mise en œuvre d’une véritable politique d’adaptation.

Le capital naturel

Ressources en eau limitées

 

Les disponibilités en eau douce relativement limitées : Malgré une politique de mobilisation des ressources superficielles, reconnue par la communauté internationale, le Maroc est placé dans une situation de pénurie d’eau en raison d’une demande croissante, couplée à une baisse des apports hydriques sous l’effet notamment du changement climatique.

Un secteur agricole, y compris l’élevage, qui consomme une part très importante des ressources superficielles mobilisées et qui se caractérise par un usage peu efficient de ces ressources hydriques, d’où la nécessité d’une gestion rationnelle de la demande en eau et d’une mobilisation appropriée des ressources en eau non conventionnelles à travers, notamment, le dessalement de l’eau de la mer et des eaux saumâtres et l’exploitation de l’humidité de l’atmosphère.

Indice global de paix : résilience face aux bouleversements sociopolitiques de la région

Dans le deuxième domaine de veille stratégique relatif à la préservation de l’intégrité territoriale du pays et au renforcement de sa résilience face aux menaces transnationales, ‘Indice global de paix (de l’Institute for Economics and Peace) montre une résilience du Maroc face aux bouleversements sociopolitiques qu’ont connus certains pays de la région MENA, confirmée par le classement du Royaume à la 91ème position sur 163 pays dans l’édition 2016 du Global Peace Index.

Indice « Etat Fragile” : meilleure performance maghrébine

Le positionnement du Maroc au titre de l’Indice « Fragile State » (de Fund for peace) demeure contrarié par quelques facteurs dont notamment les griefs communautaires, la migration et la fuite des cerveaux et les inégalités de développement économique. Le Maroc est passé, néanmoins, du 88ème rang mondial en 2007 au 91 ème rang en 2015, gagnant deux places entre temps, et affichant ainsi la meilleure performance à l’échelle Maghrébine.

Indice global de terrorisme : exposition aux risques, mais capacités anticipatives renforcées

Sur le plan de la sécurité globale et de l’Indice global de terrorisme (de l’Institute for Economics and Peace)

Une exposition du Maroc au risque terroriste, en raison de son engagement actif dans la lutte contre le terrorisme et de ses choix de société, axés sur l’ouverture et la promotion d’un Islam modéré et tolérant. Toutefois, l’efficacité du dispositif sécuritaire national et la mise en place récente du Bureau Central des Investigations Judiciaires devraient renforcer davantage les capacités anticipatives du Maroc en matière de

Sécurité intérieure : effectif de policiers insuffisant

Le nombre de policiers pour 100 000 habitants est de 182 agents (Source : ONUDC). Cet effectif de fonctionnaires de police est en hausse, mais qui demeure insuffisant pour faire face au développement de la criminalité au Maroc.

Nombre de personnes détenues en hausse

Selon l’ONUDC, la population carcérale qui s’est accrue entre 2003 et 2013. Le recours accentué à la détention temporaire a contribué à l’engorgement des prisons.

Le nombre d’homicides volontaires en baisse

S’agissant du taux d’homicides volontaires pour 100 000 habitants (classement ONUDC), une amélioration du classement international du Maroc au titre de cet indice est notée, reflétant, entre autres, l’efficacité des actions préventives des forces de l’ordre en matière de lutte contre la criminalité.

Sécurité intérieure

Les agressions en hausse, dues à la consommation de psychotropes

Le taux d’agressions pour 100 000 habitants est en progression, ayant enregistré une augmentation de près de 25% entre 2003 et 2013 (ONUDC), due, entre autres, à la hausse de la consommation des psychotropes, à l’urbanisation relativement non maîtrisée et au creusement des inégalités.

Niveau élevé de sécurité publique intérieure

Un niveau élevé de la sécurité publique intérieure du Royaume est enregistré (CEPII) grâce, notamment, à la mise en place de nouvelles structures sécuritaires, au renforcement de leurs moyens d’action et à la formation des forces de l’ordre aux nouvelles formes de criminalité. En outre, le recours à une approche sécuritaire consistant en la promotion de forces de l’ordre de proximité et la sensibilisation des citoyens sur leur rôle, en tant que partenaire de ces forces devraient renforcer davantage le niveau de la sécurité intérieure du pays.

Dépenses militaires : 3,42% du PIB

Les dépenses militaires s’élèvent à 3,42% du PIB (SIPRI) et sont motivées par la nécessité de moderniser les capacités militaires du Maroc et de défendre son intégrité territoriale. Importations d’armes en millions de dollars (Source : SIPRI)

Les dépenses en armes liée au contexte géopolitique régional troublé

 

Les importations d’armes ont atteint 1411 millions de dollars en 2011 et 594 millions de dollars en 2014. Ces dépenses sont en lien avec le contexte géopolitique régional troublé et avec l’accentuation des menaces transnationales, notamment le terrorisme et le crime organisé.

Indice de puissance militaire : 56ème rang mondial et 7e africain

Au titre de l’Indice de « puissance militaire » (Global Firepower), une amélioration significative du classement international du Maroc en termes de puissance militaire. Selon l’Institut « Global Firepower », le Maroc se positionne en 2015 à la 56ème place au niveau mondial et à la 7 ème place au niveau africain au titre des capacités de son armée.

L’indice de développement humain affecté par niveau d’éducation insuffisant

Dans le domaine de veille stratégique relatif au  capital social et en faire un avantage compétitif pour le Maroc, l’Indice de développement humain  (PNUD) a connu un triplement, depuis l’Indépendance du pays. Toutefois, le score du Maroc reste principalement affecté par le niveau d’éducation insuffisant : en moyenne, la durée de scolarisation des Marocains n’est que de 4,4 années en 2014 contre 6,2 années pour les pays à développement humain moyen et 8,2 années pour les pays à développement humain élevé.

Indice de prospérité et de bien-être : positionnement défavorable

Au niveau de l’Indice de prospérité et de bien-être (Legatum Institute), le positionnement du Maroc en termes de prospérité et de bien-être est relativement moins favorable. Ceci est expliqué essentiellement par les performances insuffisantes affichées par le pays en termes de gouvernance, de libertés individuelles et de capital social. Néanmoins, le Maroc demeure toujours bien classé au titre des composantes de l’indice inhérentes à la sécurité et au développement économique.

Indice de progrès social : légère amélioration

Au titre de l’Indice de progrès social (Social Progress Imperative), une légère amélioration du positionnement international du Maroc au titre de cet indice qui classe les pays selon six catégories en fonction de leur progrès social. Le Maroc appartient à la 4ème catégorie qui regroupe les pays caractérisés par leurs contreperformances dans les domaines de l’éducation avancée et de l’inclusion sociale.

Performances en matière d’inclusion et d’équité intergénérationnelle

Le Maroc détient un positionnement favorable au niveau de l’Indice de la croissance inclusive (World Economic Forum) qui classe les pays en voie de développement selon leur niveau de croissance inclusive. En particulier, le Royaume du Maroc enregistre des performances en matière d’inclusion et d’équité intergénérationnelle relativement élevées. Ce positionnement pourrait être amélioré si, à l’avenir, le pays parvient à accroître substantiellement le niveau de revenu de ses habitants et à éradiquer définitivement la pauvreté.

Indice mondial du bonheur : du chemin à faire

 

Le positionnement international du Maroc au titre de l’ Indice mondial du bonheur (ONU_Sustainable Development Solutions Network) pourrait être amélioré davantage pourvu que le Royaume parvienne à accroitre sensiblement le niveau de revenu de ses habitants, à améliorer l’état de santé de ses populations et à renforcer sa cohésion sociale.

 

Taux de suicide : augmentation significative

Le Maroc enregistre une augmentation significative du taux de suicide de 5,3 pour 100 000 habitants en 2012 contre 2,7 en 2000 (OMS). Quoiqu’il soit inférieur à la moyenne mondiale, ce taux, enregistré au niveau national, commence à devenir inquiétant. La mise en place d’un guide de prévention contre ce fléau et d’associations d’écoute des désarrois qui guettent les personnes vulnérables à ce phénomène ainsi que la sensibilisation de la population au rôle primordial de la famille pourraient réduire la progression du nombre de suicides.

Dépenses en éducation : 5,15% du PIB, mais rendement insuffisant

Des dépenses d’éducation importantes en pourcentage du PIB (5,15% du PIB en 2013 (MENFP ; UNESCO). Toutefois, le rendement de ces dépenses reste insuffisant au regard du taux élevé de déperdition scolaire et de la dégradation de la qualité du système éducatif

 

Qualité du système d’éducation : en-dessous de la moyenne

Au niveau du classement international du Maroc au titre des tests internationaux « PIRLS et TIMSS » (International Association for the Evaluation of Educational Achievement), le Maroc a un positionnement international défavorable qui confirme un problème de qualité du système d’éducation national. Selon les résultats des évaluations dans le cadre des programmes PIRLS et TIMSS, le Maroc a obtenu un score moyen, respectivement, de 310 points en 2011 et de 377 points en 2015, en dessous de la moyenne mondiale établie à 500 points.

Taux net de scolarisation dans l’enseignement primaire : 98,4 % de la tranche d’âge 6-11 ans

La quasi-généralisation de la  scolarisation dans l’enseignement primaire (98,4 % de la tranche d’âge 6-11 ans, MEFP -Traitement INE-CSEFRS ; UNESCO) qualifiée de massification de l’enseignement cache, toutefois, des insuffisances en termes de qualité.

 

 

Taux net de scolarisation dans  l’enseignement secondaire collégial : 62,6 % de la tranche d’âge 12-14 ans

 

Au niveau de cet indice, on note une amélioration notable du taux de scolarisation au niveau de l’enseignement secondaire collégial.

 

Taux net de scolarisation au niveau de l’enseignement secondaire qualifiant : 32,1 % de la tranche d’âge 15-17 ans

 

Un taux net de scolarisation au niveau de l’enseignement secondaire qualifiant qui reste insuffisant, malgré les progrès enregistrés durant la décennie 2000. Cette situation affecte le développement du capital humain du pays.

 

 

6,1% des effectifs inscrits dans l’enseignement secondaire professionnel

 

Au niveau de cet indice, on note une quasi-stagnation de la part des effectifs inscrits dans l’enseignement secondaire professionnel sur la période 2000-2012. (UNESCO).

Abandon scolaire : baisse du taux cumulé

 

Une baisse notable du taux cumulé d’abandon scolaire dans l’enseignement primaire est notée (11,16 en 2014 contre 24,9 en 1999) et ce, grâce aux multiples programmes mis en place par les pouvoirs publics.

 

 

Alphabétisation : un phénomène qui affecte la compétitivité du Maroc

Le taux d’alphabétisation des adultes âgés de 15 ans et plus a progressé sensiblement passant de 48% en 2000 à 71,71% en2015. Les efforts déployés par les pouvoirs publics et les acteurs de la société civile, notamment après le lancement en 2005 de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, n’ont, toutefois, pas encore permis d’enrayer l’analphabétisme, lequel affecte toujours la compétitivité du Maroc et reste un handicap pour son positionnement international. (Ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle ; UNESCO)

Allongement de l’espérance de vie à la naissance

Selon l’OMS, le Maroc a enregistré un allongement de l’espérance de vie à la naissance de plus de 28 ans depuis le début des années 60, grâce à l’extension de la couverture médicale et aux avancées enregistrées par le Maroc dans le domaine de la santé préventive.

Dépenses de santé : 5,91% du PIB, en progression continue

Des dépenses globales de santé en % du PIB en progression continue sur les deux dernières décennies, de 5,91% du PIB en 2014. Néanmoins, ces dépenses demeurent insuffisantes pour faire face aux maladies traditionnelles et encore moins aux pathologies lourdes.

Sécurité routière : hécatombe

 

Le Maroc accuse une augmentation du nombre de tués dans les accidents de la route, rapporté à la population totale, et ce en dépit des mesures prises pour renforcer la sécurité routière. Ce taux qui atteint 20 pour cent mille en 2013 est préoccupant. Il est du, essentiellement, au non-respect du code de la route, à la croissance du parc automobile national, à l’état des véhicules et des routes ainsi qu’au manque de civisme de la part des usagers de la route.

 

Très bons niveaux d’accès à l’eau et à électricité

 

En matière d’accès à l’eau et à électricité, le taux d’accès aux sources améliorées d’eau potable est de 85,4%. Il est de 100% pour l’accès à l’électricité (Banque Mondiale).

Une véritable avancée en matière d’accès des populations aux sources améliorées d’eau potable est enregistrée, grâce, notamment, au Programme d’Approvisionnement Groupé en Eau potable (PAGER), lancé en 1995, à une politique d’électrification rurale qui a permis de généraliser l’accès de la population au réseau électrique. Le lancement du Programme d’Electrification Rurale Global (PERG) a eu pour effet de quadrupler le taux d’électrification rurale durant les 16 dernières années.

 

 

Accès des populations aux installations d’assainissement améliorées

 

Une nette amélioration, au cours des deux dernières décennies, du taux d’accès de la population urbaine aux infrastructures d’assainissement de base est enregistrée avec ub taux de 76,7 en 2015 contre 64 en 2000 (Banque Mondiale).

 

 

Taux d’accessibilité de la population rurale aux routes en progression

 

Le taux d’accessibilité de la population rurale aux routes est de 79% en 2015 contre 54 en 2005 (Ministère de l’équipement, du transport et de la logistique). La mise en œuvre du programme national des routes rurales (PNRR) a ainsi favorisé le désenclavement des zones rurales, notamment celles à proximité des grands centres urbains. Certaines zones rurales demeurent, toutefois, en marge de cette dynamique.

Un régime de croissance qui génère des inégalités

 

Le régime de croissance de l’économie marocaine génère encore des inégalités. Malgré les politiques menées en matière de développement humain, l’indice de GINI est demeuré stable au cours des deux dernières décennies.

Le  taux de pauvreté relative au Maroc a été réduit de plus que la moitié durant la décennie 2000, grâce à l’amélioration graduelle du niveau de vie de la population et au développement d’activités génératrices de revenu, notamment en milieu rural.

 

 

Net recul de la pauvreté

Concernant le taux de pauvreté multidimensionnelle  (HCP ; PNUD), il est passé de 23,9 en 2001 à 9,8% en 2011. Les privations en matière d’éducation, de santé et de condition de vie des ménages en régression, grâce notamment aux politiques ambitieuses mettant l’Homme au cœur du développement, et à partir de 2005 aux actions entreprises par l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, qui cible en particulier les zones les plus vulnérable.

Indice de démocratie : nette amélioration

Dans le domaine de veille stratégique 4 relatif à la gouvernance, l’Indice de démocratie place le Maroc à la 108e place en 2015 cau lieu de la 115e en 2006, selon l’Economist Intelligence Unit.

Cette nette amélioration du positionnement du Maroc s’est réalisée  grâce aux progrès accomplis en termes de développement du capital institutionnel, matérialisé par l’adoption de la Constitution de 2011.

Libertés publiques : score moyen

En matière de libertés publiques, le score du Maroc est moyen ; de 2,5 sur 4 CEPII), avec amélioration du positionnement en raison, notamment, des progrès réalisés en termes de liberté de manifestation, du respect des droits et des libertés des minorités et de l’égalité du traitement des citoyens dans leurs rapports avec les administrations.

Liberté de l’information : léger mieux

Des progrès sensibles sur le plan du positionnement du Maroc au titre de cet indice ont été enregistrés grâce aux différentes réformes constitutionnelles ayant permis aux citoyens de jouir de leur liberté d’accès à l’information et du pluralisme des opinions. 2,67 en 2012 contre 1,92 en 2009).

L’Etat  de droit en recul

Au plan de l’Indice de l’Etat de droit (Banque Mondiale), le positionnement international du Maroc est paradoxalement moins favorable en 2015 qu’en 1998. La consolidation de l’Etat de droit au Maroc est tributaire, notamment, de la réforme de la justice et du renforcement de la confiance institutionnelle.

Indice de l’efficacité du gouvernement : dégradation

Le Maroc accuse également un recul dans le  classement au titre de l’indice de l’efficacité du gouvernement de la banque mondiale qui contraste avec les actions menées pour améliorer la qualité et l’efficacité du service public.

Qualité de la réglementation : recul

Au plan de l’Indice de la qualité de la réglementation (Banque Mondiale), un recul du positionnement international du Maroc est enregistré, et ce dans un contexte caractérisé pourtant par des réformes importantes menées en faveur du développement du secteur privé.

 

Indice « Expression et Responsabilisation » : le Maroc perd 35 places

Le positionnement international du Maroc, au niveau de l’Indice « Expression et Responsabilisation »  qui, selon l’IRES, n’intègre pas les avancées réalisées en matière de liberté d’expression et de liberté d’association s’est nettement dégradé. Le Maroc a perdu 35 places dans le classement international entre 1998 et 2015.

Corruption: Le climat des affaires affecté

Au niveau de l’Indice de perception de la corruption (Transparency international), une amélioration relative entre 1998 et 2016 du positionnement international du Maroc est enregistrée. Toutefois, le Maroc reste affecté par ce phénomène qui affecte la confiance des citoyens et le climat des affaires. Selon l’enquête nationale sur le lien social, menée par l’IRES en 2011, la corruption a été identifiée comme étant le premier obstacle à un vivre ensemble apaisé.

Couverture du territoire par les services publics : amélioration

Un niveau de couverture du territoire marocain par les services publics d’éducation, de santé, d’accès à l’eau potable, à l’énergie et aux transports qui augmente et qui reste légèrement supérieur à la moyenne des BRIC.

Secteur public et la gouvernance : recule dans les indices Bertelsmann Stifung’s Transformation

Un recul du positionnement international du Maroc au titre des indices Bertelsmann Stifung’s Transformation Index (Banque Mondiale) est enregistré, en contraste avec les réformes et les mesures entreprises par le Royaume en matière de transition politique et socioéconomique. Ce positionnement pourrait être amélioré si à l’avenir, le Maroc parvient à réussir l’opérationnalisation complète de sa nouvelle constitution qui consacre une approche démocratique fondée sur l’Etat de Droit et les principes de la justice sociale.

Indice de liberté de la presse : dégradation

Le positionnement international du Maroc au titre de l’Indice de liberté de la presse (« Freedom Press Index ») (Freedom House) se dégrade. Cet indice n’intègre pas les avancées réalisées en matière de promotion de la liberté de la presse, selon l’IRES.

Stabilité politique et absence de violence et de terrorisme : recul du à l’accentuation des menaces transnationales

Au titre de l’Indice de stabilité politique et d’absence de violence et de terrorisme (Banque Mondiale) un  recul de la position internationale du Maroc est enregistré dû, notamment, à l’accentuation des menaces transnationales.

Fonctionnement des institutions politiques : nette amélioration

Une nette amélioration du classement international du Maroc au titre de l’Indice de fonctionnement des institutions politiques ( CEPII) est enregistrée grâce aux mesures entreprises par le pays pour combler les insuffisances du système politique et garantir la transparence et la bonne gouvernance institutionnelles.

Transparence de la politique économique : positionnement exceptionnel

Le Maroc occupe un positionnement exceptionnel du Maroc au titre de l’indice de Transparence de la politique économique (CEPII) reflétant la pratique de diffusion de la politique économique par les pouvoirs publics dans les réseaux de communication et l’intégration de cette politique au sein des débats publics.

Capacités de réformes sectorielles : position intermédiaire

Le Maroc occupe une position intermédiaire du Maroc en matière de capacité des autorités à décider et à mettre en œuvre des réformes sectorielles (CEPII). Des efforts additionnels restent, toutefois, à déployer par le pays, notamment en termes de mise en œuvre effective de ces réformes.

Stratégies sectorielles à long terme : positionnement favorable

Un positionnement favorable du Maroc au titre des Stratégies sectorielles à long terme (CEPII) , traduisant la vision prospective de l’Etat en termes de mise en place de stratégies sectorielles destinées au développement du capital humain, à l’aménagement du territoire, à la préservation de l’environnement et à l’insertion internationale et régionale du Royaume.

Soutien aux secteurs dynamiques émergents : positif

Le classement international du Maroc au titre de l’Indice du Soutien aux secteurs dynamiques émergents (CEPII) est qualifié de favorable. Il est conforté par le développement de nouveaux secteurs dynamiques à forte valeur ajoutée à l’instar de l’automobile et l’aéronautique.

Compétitivité : légère amélioration

Au titre du 6e domaine de veille stratégique relatif à  l’insertion du Maroc dans le nouvel ordre géoéconomique et géopolitique mondial qui se profile , et plus exactement au niveau de l’indice Global de Compétitivité

(World Economic Forum), une légère amélioration du positionnement international du Maroc est enregistrée, en lien avec les réformes menées par le pays en matière de développement de certaines dimensions de la compétitivité globale.

 

 

Facilité à faire des affaires : nette amélioration

Une amélioration très nette du positionnement international du Maroc en matière de facilité des affairesde l’indice « Doing Business » de la banque mondiale. Le Maroc a gagné, en moyenne par an, plus de 4 places entre 2004 et 2016, grâce aux avancées réalisées notamment dans le domaine de la création d’entreprises, du transfert de propriété, d’obtention de prêts, de la protection des investisseurs minoritaires et du commerce transfrontalier.

 

 

Indice « Best Countries for Business » : le Maroc gagne 28 places

 

Une amélioration notable du positionnement international du Maroc au titre de l’Indice « Best Countries for Business » (Forbes) est enregistrée ? Elle se traduit  par un gain, au profit du Maroc, de 28 places entre 2007 et 2016 et ce, grâce aux efforts déployés par le Royaume en matière d’amélioration du climat général des affaires.

 

 

Brand Finance Nation Brands : la marque marocaine  laisse à désirer

 

Dans le classement Brand Finance Nation Brands (de Brand Finance), le positionnement international du Maroc au titre de sa marque s’est dégradé. Selon l’IRES, ce classement ne prend pas en considération les nombreux atouts dont dispose le pays. Un tel positionnement est expliqué, entre autres, par l’absence à la fois d’une stratégie intégrée de Marque-Maroc et d’une communication active sur l’image du Royaume à l’international.

 

 

Le Maroc, une destination touristique de choix

 

Le classement très favorable du Maroc au titre de l’attractivité de son secteur touristique, dans le classement Bloom Consulting Country Brand Ranking (Bloom Consulting) conforte le statut du Royaume en tant que destination touristique de choix au niveau africain et sud-méditerranéen.

 

 

Libertés économiques : régression

 

Une régression du positionnement international du Maroc, au titre de l’indice global de libertés économiques (The Heritage Foundation), sous l’effet, notamment, des contre-performances enregistrées en matière de lutte contre la corruption.

Performance logistique : le Maroc gagne 44 places

 

Un gain de 44 places par le Maroc dans le classement mondial de la performance logistique entre 2007 et 2012 de la banque mondiale est enregistré par le Maroc, dans le sillage de la mise en place de la stratégie logistique globale qui vise la modernisation et le développement accéléré des infrastructures dans les domaines du transport et de la distribution. Cependant, ce classement a enregistré un recul en 2016 dû, notamment, au manque d’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.

 

 

Facilité du commerce international : 31 places gagnées

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Au titre de l’ Indice de facilité du commerce international du World Economic Forum, une forte amélioration du positionnement du Maroc en matière de facilité du commerce international es t enregistrée. Le pays a gagné 31 places entre 2008 et 2016, grâce aux avancées réalisées, notamment, dans la disponibilité et la qualité des infrastructures de transport et de communication ainsi que dans l’accessibilité aux marchés étrangers.

 

 

Compétitivité voyage et tourisme : gain de 10 places

 

Au titre de l’Indice de compétitivité voyage et tourisme  du World Economic Forum, une nette amélioration du classement du Maroc, est réalisée, avec un gain de 10 places entre 2008 et 2015. Un meilleur positionnement, à l’avenir, du Maroc est escompté compte tenu des perspectives offertes par la nouvelle vision 2020 du tourisme qui ambitionne d’inscrire, entre autres, le développement de ce secteur dans le cadre d’une approche basée sur le concept de durabilité.

 

 

Une population hospitalière

 

Un classement exceptionnel du Maroc au titre de la qualité de l’accueil réservé aux touristes étrangers du World Economic Forum, traduisant l’hospitalité de la population marocaine.

 

 

Change Readiness Index

 

Le Maroc dispose d’une capacité appréciable à gérer les changements socio-économiques et politiques et à tirer profit des opportunités qui en découlent. Cette capacité est confortée par le classement du Maroc à la 56ème position sur 127 pays dans l’édition 2015 du « Change Readiness Index ».

 

 

Good Country Index : le Maroc, partenaire crédible sur la scène internationale

Dans l’index The good country, le maroc occupe ne position relativement favorable du Maroc en matière de contribution à la gouvernance mondiale. Cela confirme le statut de partenaire crédible dont jouit le Maroc sur la scène internationale à travers son engagement en faveur de la paix et la sécurité et son implication en matière de développement humain durable dans sa région et bien au-delà.

 

Part croissante des recettes touristiques dans le PIB

 

Une part croissante des recettes touristiques par rapport au PIB, favorisée par l’image positive du Maroc et sa stabilité politique et sociale est enregistrée. Cependant, les progrès à ce niveau ne permettent pas, , pour l’instant de porter le Maroc au rang des pays à fort attrait touristique.

 

 

Bond des investissements directs étrangers en % du PIB

 

Un saut important est enregistré en termes d’attraction des investissements étrangers par le Maroc, reflétant, en plus de la stabilité politique et la sûreté du pays, les réformes entreprises, notamment le lancement de plusieurs stratégies sectorielles et l’amélioration du climat général des affaires.

 

 

Baseline Profitability Index

 

Dans le Baseline Profitability Index  (Daniel Altman-Foreign Policy), le Maroc obtient un classement très favorable du Maroc au titre de son attractivité pour les investissements étrangers eu égard, notamment, à sa stabilité financière.

 

 

Régulation de la concurrence : score très médiocre

 

Le score du Maroc dans la régulation de la concurrence est très médiocre de 1 sur 4. Ce positionnement au titre de cet indice qui ne reflète pas les efforts déployés en matière d’adoption de nouvelles mesures de régulation de la concurrence au niveau du secteur marchand et de mise en place des réformes juridiques contre les pratiques anticoncurrentielles, commente l’IRES

Résilience de l’économie marocaine

L’IRES note certaine résilience de l’économie marocaine face aux effets de la crise financière et économique mondiale. Au cours des dix dernières années, le taux de croissance moyen annuel s’est établi à près de 4,5%. Toutefois, le régime de croissance de l’économie marocaine demeure caractérisé par de faibles créations d’emploi et génère encore des inégalités sociales.

 

 

Taux de chômage en régression, mais niveau élevé

 

Le chômage en régression mais dont le niveau reste élevé. Dans un contexte économique international moins porteur que par le passé, le chômage touche surtout les jeunes diplômés, pour des considérations liées, entre autres, à l’inadéquation entre la formation et les besoins du marché du travail.

Taux d’ouverture de l’économie en amélioration

 

L’ouverture de l’économie marocaine sur l’extérieur qui s’est accrue en lien avec la multiplication des accords de libre-échange conclus par le pays et avec son engagement actif au sein du système commercial multilatéral. Cependant, cette ouverture s’est traduite par une détérioration du solde commercial due, notamment, aux problèmes de compétitivité de l’économie nationale et au fait que les entreprises marocaines ne tirent pas suffisamment profit des clauses préférentielles contenues dans les accords de libre-échange.