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L’Algérie est prête à « régler ses différends d’une manière pacifique » avec le Maroc, a déclaré le premier ministre Abdelmalek Sellal dans un entretien au quotidien saoudien basé à Londres Asharq al-Awsat, publié ce vendredi  11 novembre, rapporte le site électronique algérien TSA. « Le Maroc est un pays voisin et frère. Nous avons quelques désaccords en suspens. Il y a une divergence de vision. Nous préférons en Algérie une approche globale et un dialogue direct pour régler toutes les questions, d’autant qu’il s’agit de dossiers précis et notre pays est prêt à les régler d’une façon sérieuse et pacifique », a affirmé  Sellal, qui effectuera une visite officielle en Arabie saoudite du 15 au 16 novembre.

Le premier ministre a rappelé que la décision de l’Algérie de fermer des frontières terrestres a été prise en réponse à la « décision unilatérale »  du Maroc d’imposer un visa aux Algériens. Sur le conflit du Sahara occidental, Sellal a réitéré la position officielle de l’Algérie. « La question du Sahara occidental fait l’objet d’un processus politique de négociation entre le Maroc et le Front Polisario sur la base du principe du droit à l’autodétermination. Mon pays soutient ce processus et le respecte et espère une fin rapide des négociations et une solution finale et juste à ce conflit », a expliqué le Premier ministre.

Le premier ministre qui effectuera une visite officielle en Arabie saoudite du 15 au 16 novembre  a évoqué « l’excellence » des relations avec Riyad et « la place particulière du peuple saoudien et du roi Salmane » chez les Algériens. Sellal a également évoqué « le modèle d’intégration régionale » que représente le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a exprimé la disponibilité de l’Algérie à développer ses relations avec le royaume wahabite et ouvrir les portes aux investisseurs saoudiens souhaitant s’installer dans notre pays.

Les déclarations du premier ministre algérien étonnent et posent les questions de leur crédibilité et de leurs soubassements.

Elles étonnent car elles ne reflètent ni un aboutissement d’une normalisation voir, au préalable d’un apaisement des tensions qui marquent les relations entre l’Algérie et le Maroc, entretenues depuis son accession à l’indépendance par le voisin à l’Est, un tel retour à la normal n’ayant jamais eu lieu, ni un début de processus de normalisation et de règlement des différents entre ces deux pays, une tel début de règlement n’ayant été précédé d’aucun signe de rapprochement entre les deux pays et de décrispation de leurs relations constamment tendue. Bien au contraire, les déclarations de Sellal surviennent alors que la presse algérienne, et derrière elle tous les officiels de la gouvernance politique de l’Algérie, mène une campagne hostile au Maroc et s’attaque à ses institution et à son peuple, contre toute considération pour le voisinage que le premier ministre évoque, ainsi que l’avenir entre les deus pays et les deux peuples. D’où la difficulté à accorder une quelconque crédibilité au propos de Sellal.

Le retour à la normale – même si le premier ministre algérien n’en parle pas en tant que tel, mais affirme que « l’Algérie est prête à régler ses différends avec le Maroc », ne tient pas pas de simples déclarations, mais à des actes qui, en ce qui concerne l’Algérie, doivent se traduire par l’abandon de entreprise belliqueuse contre le Maroc consistant à d’abriter sur son territoire des séparatistes hostiles à son intégrité territoriale . Elles doit cesser d’appuyer, d’armer et de diriger les mercenaires du pseudo polisario contre le Maroc. Elle doit, de même, mettre fin à la séquestration des populations sahraouies sur son territoire et d’entretenir chez elles les fantasmes du référendum et de l’indépendance du Sahara, territoire que l’Algérie doit finir par reconnaître comme marocain.