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Le prix Nobel de la paix a été attribué, vendredi 7 octobre, au président colombien Juan Manuel Santos « pour ses efforts résolus pour mettre fin à la guerre civile » en Colombie.

.Le comité Nobel a souligné que ce prix était également un hommage au peuple colombien et à toutes les parties impliquées dans le processus de paix. Négocié pendant plus de quatre ans et signé fin septembre à Carthagène par Juan Manuel Santos et Rodrigo Londono, le chef des Farc, l’accord de paix devait mettre un terme à cinquante-deux ans de conflit armé. Mais, jugé trop favorable aux ex-guérilleros par ses détracteurs, il a été rejeté de justesse, dimanche, par 50,21% des voix contre 49,78% lors d’un référendum.

« Le fait qu’une majorité des votants ait dit non à l’accord de paix ne signifie pas nécessairement que le processus de paix est mort », a précisé la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five.

« Je continuerai à rechercher la paix jusqu’à la dernière minute de mon mandat parce que c’est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants », déclarait encore dimanche Juan Manuel Santos, deux fois élu, en arborant à son revers son éternelle petite colombe blanche.

Juan Manuel Santos, 65 ans, issu d’une famille de la haute société de Bogota, a débuté en politique en 1991. D’abord journaliste, il avait remporté le prix du roi d’Espagne pour ses chroniques sur la révolution sandiniste au Nicaragua. Ce travail « nous a profondément marqués », a-t-il dit un jour à propos de cette investigation menée avec son frère Enrique, autre acteur clé du processus de paix entamé officiellement avec les Farc en 2012.