A Leave campaigner holds placards as she waits for the arrival of UK Independence Party (UKIP) leader Nigel Farage in Clacton-on-Sea, eastern England on June 21, 2016.
Britain goes to the polls in two days to vote on whether to remain or leave the EU with the result too close to call. / AFP PHOTO / JUSTIN TALLIS

Par El Mostafa NASSIRI. Le résultat est sans appel, pour ceux qui espéraient encore, jusqu’aux premières heures du vote, que le Royaume-Uni n’allait pas quitter l’Union Européenne, comme pour tout les reste du monde qui croyait que ce pays allait rester dans le giron de l’Europe : le Brexit a bien eu lieu. Les Britanniques ont en effet voté à 51,9 % en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. La participation au scrutin a été forte, de 72,2 %. . L’onde de choc de ce qu’il faut bien considérer comme un séisme, dont l’épicentre se trouve à Londres, dans ses quartiers où se manifeste au sein de la population et des milieux politiques, l’euroscepticisme des britanniques, s’est propagée tôt, vendredi,  dans toute l’île et  le continent, suscitant enthousiasme et espoir chez les vainqueurs du « leave » (sortie), moins assurés en réalité sur leur avenir qu’il n’y paraît, du fait de la complexité de cette sortie, mais respirant au petit matin de cette journée « mémorable », l’air de ce qui est pour eux une « Independence Day ». L’onde de choc a provoqué la démission  du premier ministre britannique, David Cameron, qui a annoncé dès vendredi  qu’il quitterait Downing Street d’ici à octobre pour laisser à un autre le soin d’engager les négociations de sortie de l’Union européenne.

 « Je pense que le pays a besoin d’un nouveau leader », a-t-il déclaré. Cameron avait milité pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Selon lui, en vue de la sortie de son pays de l’UE, « les négociations avec l’Union européenne doivent se faire avec un nouveau premier ministre. ».

Elle a provoqué déception, crainte et scepticisme chez les européens, aujourd’hui divisés plus que jamais sur leur union et leur avenir, leurs faiblesses et sur leurs forces. Des voix appelant à des consultations populaires sur l’appartenance de certains pays à l’UE s’élèvent à cette occasion pour secouer plus fort cet ensemble.

Le Brexit annonce des négociations de » longue haleine entre les protagonistes, des prises de positions que susciteraient ou dicteraient les évènements à venir et les intérêts de l’une et de l’autre partie. Elles enclencheraient des redimensionnements politiques et économiques qu’il est difficile aujourd’hui d’appréhender.