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La légitimité populaire et démocratique acquise par les élus au scrutin du 7 octobre en fait les véritables représentants des populations du Sahara marocain, dit M. Hilale. Lire l’intervention du représentant marocain à l’ONU et la résolution adoptée par la 4ème commission de cette organisation.

 

Dans une déclaration générale faite lundi matin devant la quatrième commission de l’ONU, M. Omar Hilale, représentant du Maroc,  a replacé la question du Sahara dans un contexte historique en affirmant que le Maroc a irréversiblement récupéré les provinces sahariennes du Sud par le biais de la négociation et de la signature de l’Accord de Madrid, avec l’Espagne, qui a été déposé auprès du Secrétaire général de l’ONU le 18 novembre 1975 et reconnu par la résolution 3458 B de l’Assemblée générale, le 10 décembre 1975.  Suite à la décolonisation du Sahara marocain et à son retour légitime « à la mère patrie du Maroc », la question du Sahara était censée être retirée de l’ordre du jour des Nations Unies, puisque c’est le Maroc qui l’y a introduite.  C’était toutefois sans compter avec  « les visées hégémoniques » de l’Algérie sur l’Afrique du Nord, au mépris de l’histoire commune et des exigences de bon voisinage, a expliqué M. Hilale.  Après avoir appelé au respect à la lettre de la résolution 1514 sur l’autodétermination, le représentant marocain a souligné que, selon la Charte des Nations Unies, « tant que le Conseil de sécurité remplit, à l’égard d’un différend, les fonctions qui lui sont attribuées par la Charte, l’Assemblée générale ne doit faire aucune recommandation sur ce différend ou cette situation, à moins que le Conseil de sécurité ne le lui demande ».  Dans cette optique, a poursuivi le représentant marocain, la Quatrième Commission aurait dû se dessaisir de la question du Sahara depuis 1988, date de prise en charge de ce dossier par le Conseil de sécurité en tant que « différend sous le Chapitre VI de la Charte des Nations Unies relatif au règlement pacifique des différends », et non pas en tant que question de décolonisation.  Pour le Maroc et le Conseil de sécurité, a indiqué le représentant, ce différend régional émane d’un référentiel juridico-politique consacré et d’un fondement historique reconnu.

Tout cela pour dire que « le Sahara a toujours été et restera éternellement marocain », a précisé le représentant.  C’est un sentiment que semblent partager les concitoyens de la région du Sahara qui ont participé, vendredi dernier, aux élections législatives nationales qui se sont déroulées dans un climat démocratique, libre et transparent, et leur ont  permis d’élire leurs vrais représentants au Parlement Marocain.  Ce faisant, ils ont exercé leur droit à l’autodétermination, a relevé le représentant.  En outre, a-t-il affirmé, la légitimité populaire et démocratique acquise par ces élus en fait les véritables représentants des populations du Sahara marocain, « contrairement à une minorité qui réside hors partie et qui tente de s’autoproclamer représentant de ces populations ».  Après avoir réaffirmé que son gouvernement œuvrait avec détermination pour parvenir à une solution politique à ce différend régional, dans le cadre du processus mené depuis 2007, sous l’égide exclusive du Conseil de sécurité, le représentant a rappelé les termes de l’initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, proposée par son pays pour « débloquer l’impasse ».  Il a accusé « les autres parties » de privilégier le statu quo et de s’attacher à des positions enterrées par le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’ONU.  Il a également estimé que l’Algérie devrait assumer ses responsabilités et agir en fonction de ce qu’elle est réellement « une partie principale à ce différend ».  « Elle ne peut continuer à tirer les ficelles, à faire des propositions dans les bureaux du Secrétariat de l’ONU, sans les assumer, et de faire avorter tous les efforts de solution, tout en se cachant derrière une prétention surréaliste de pays observateur-que personne ne croit », a-t-il ajouté.  Pour le Maroc, l’initiative d’autonomie est et restera la seule et unique option pour parvenir à un règlement politique de ce différend.

e représentant du Maroc a précisé que le référendum a été jugé inapplicable par le Secrétaire général Kofi Annan en raison du désaccord sur le corps électoral.  Il a indiqué que le terme référendum a été banni dans les textes du Conseil de sécurité depuis 2003.  Il a indiqué que Human Rights Watch et Amnesty international parlent des violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf, avant d’ajouter que les élections se sont tenues dans le calme au Sahara occidental le 4ºseptembreº2015.  Il a précisé qu’une région du Sahara occidental est aujourd’hui dirigée par un ancien du Front Polisario.

Reprenant la parole, le représentant de l’Algérie s’est étonné que le représentant du Maroc ait estimé que la Quatrième Commission n’avait pas à s’occuper de cette question.  Il a demandé pourquoi le Maroc ne souhaitait pas des pourparlers directs avec le Front Polisario.

Reprenant la parole, le représentant du Maroc a rappelé que l’inapplicabilité du référendum a été citée dans le rapport du Secrétaire général S/2000/131 de février 2000.  Il a regretté que le Front Polisario ne soit qu’un instrument politique, ajoutant que l’Algérie était responsable de cette situation.  « C’est parce que l’Algérie est responsable de cette situation que nous devons discuter avec l’Algérie », a insisté le représentant du Maroc.

 

 

La résolution sur le Sahara  fait référence à la proposition marocaine

 

La Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, a achevé,lundi matin, son débat sur les questions de décolonisation, avec notamment les interventions des représentants de l’Algérie, du Maroc, de la France et du Royaume-Uni, et l’adoption de 21 projets de résolution relatifs à ces questions.

Aux termes du projet de résolution (A/C.4/71/L.4) relatif à la « Question du Sahara occidental », adopté sans vote, la quatrième commision recommande à l’Assemblée générale d’appuyer le processus de négociation initié par la résolution 1754 (2007) du Conseil de sécurité et soutenu par les résolutions du Conseil 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014) ,2218 (2015) et 2285 (2016) en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, et louerait les efforts déployés à cet égard par le Secrétaire général et son Envoyé personnel pour le Sahara occidental.

Elle se féliciterait de ce que les parties se soient engagées à continuer de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue afin d’entrer, de bonne foi et sans conditions préalables, dans une phase de négociation plus intensive, en prenant note des efforts consentis et des faits nouveaux survenus depuis 2006, assurant ainsi l’application des résolutions du Conseil de sécurité 1754 (2007), 1783 (2007), 1813 (2008), 1871 (2009), 1920 (2010), 1979 (2011), 2044 (2012), 2099 (2013), 2152 (2014), 2218 (2015) et 2285 (2016) et le succès des négociations.

Elle se féliciterait également des négociations qui ont eu lieu entre les parties les 18 et 19 juin 2007, les 10 et 11 août 2007, du 7 au 9 janvier 2008 et du 16 au 18 mars 2008 en présence des pays voisins et sous les auspices de l’Organisation des Nations Unies.  En outre, l’Assemblée générale inviterait les parties à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge et à s’acquitter de leurs obligations au regard du droit international humanitaire.

 

A signaler que le projet de résolution adopté  fait référence aux résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007, qui ont consacré la prééminence de l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc, saluée par l’Organe exécutif et l’ensemble de la communauté internationale comme étant une initiative sérieuse et crédible pour le règlement définitif de ce différend régional. Par ailleurs,