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Mohamed Abdelaziz, chef du soi-disant Front Polisario et « président » de la fantomatique république sahraouie, alias Abdelaziz El Marrakchi, est mort, ce mardi 31 mai 2016,  à Alger, à la suite d’une longue maladie. Le chef de ce mouvement séparatiste est mort loin des palmiers de sa terre natale, en exil dans les camps de Tindouf où il a choisi de vivre.

De par les liens étroits qui l’unissent à l’Algérie, pays à l’origine de la création du mouvement séparatiste et de la pseudo république des sables, Mohamed Abdelaziz est mort dans la fidélité à ses maîtres et à leur rêve dans lequel il a construit le sien. Cette fidélité aura duré quarante ans et, le jour même de sa mort, l’Algérie, par la voix de l’un de ses responsables   s’est précipitée pour en assurer verbalement l’héritage aux prisonniers sahraouis qu’elle séquestre et dont elle a fait le peuple de sa chimérique république.

Cette mort, si fortement ressenties par les mercenaires qui ont fait allégeance à l’Algérie, et avant tout par ce même pays, que le pseudo front a décrété un deuil de quarante jours, dont il sortira pour désigner un successeur au défunt dirigeant.

A l’occasion de la mort de Mohamed Abdelaziz, les agences de presse et les commentateurs tentent de rappeler le parcours du défunt, au pouvoir et au-devant de la scène durant quarante ans, et de restituer son histoire. Si les évènements qui ont marqué l’histoire de la région du Sahara marocain sont nombreux, pour le « Front » et son secrétaire général, ils sont sans honneur et sans gloire. Sans honneur car Mohamed Abdelaziz n’a jamais pu faire oublier qu’il est, en réalité, Abdelaziz El Marrakchi, individu qui a trahi son pas et levé les armes contre lui. Sans gloire car le soi-disant Polisario a non seulement perdu sa guerre  insensée contre le Maroc, mais se trouve, aujourd’hui, en pleine déconfiture et rongé par la corruption sous toutes ses formes. Ce sont un parcours et une histoire sans valeur et sans honneur, constitués dans un espace artificiel construit par les politiciens et les militaires algériens pour faire éclore et se développer les rêve hégémoniques de l’Algérie, au dépend des droits légitimes et de l’intégrité territoriale du Maroc.

L’Algérie, son rejeton et ses créations, le Polisario et la fantomatique république sahraouie, ne manqueront pas de donner à cette disparition un aspect solennel et cérémonial qui, en raison de la nature et de la réalité de ces entités, sera immanquablement confiné dans l’habit rétréci que l’Algérie a taillé à celles-ci

Bien sûr, après la disparition de Mohamed Abdelaziz, l’Algérie tentera de lui trouver un successeur, qu’elle poussera dans la voie de son prédécesseur et dont elle assurera le financement, l’équipement et la propagande des services.

Cependant, la disparition de l’ancien chef du Polisario ne manque d’ouvrir, d’ores et déjà la voie à d’autres perspectives que tracent depuis longtemps les mouvements de contestation au sein même du « front » et ses opposants qui ont pris conscience du rôle véritable joué par l’Algérie qui instrumentalise celui-ci contre le Maroc pour ses propres desseins dans la région et, aussi, de l’irréalisme de l’objectif de l’indépendance du Sahara, territoire relevant de la souveraineté marocaine.

El Mostafa NASSIRI