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Bien qu’il n’englobe pas le Maroc parmi les pays sur lesquels sont établies des analyses et des statistiques concernant leurs systèmes d’éducation, « Regards sur l’éducation 2016 – Les indicateurs de l’OCDE» (Organisation de coopération et de développement), publié hier par cette institution, est d’une utilité certaine pour ce pays, ont le secteur est doté d’une Charte d’Education, et qui vient d’élaboré une « vision de l’enseignement 2015-2030. La pertinence du Rapport de l’OCDE lui permet non seulement de procéder à quelques comparaisons, mais d’établir aussi des constats très utiles.

Le Rapport de l’OCDE note que les pouvoirs publics s’intéressent de plus en plus aux analyses comparatives internationales portant sur les possibilités d’apprentissage et les résultats de l’éducation : elles leur permettent d’élaborer des politiques d’éducation efficaces qui contribuent à la fois à améliorer les perspectives économiques et sociales des individus, à promouvoir une gestion efficace  des systèmes scolaires et à mobiliser des ressources supplémentaires pour répondre à une demande croissante. La Direction de l’éducation et des compétences de l’OCDE redouble ses efforts pour élaborer et analyser des indicateurs quantitatifs, comparables à l’échelle internationale et publiés chaque année dans Regards sur l’éducation. Associés aux examens des politiques de l’éducation que l’OCDE publie pour chaque pays, ces indicateurs fournissent des pistes aux pouvoirs publics et les aident à mettre en oeuvre des systèmes d’éducation plus efficace et plus équitables.

 

 

 

Les pays trouvent d’autres moyens que les fonds publics pour financer l’enseignement supérieur

 

Les pays de l’OCDE consacrent en moyenne 5.2 % de leur PIB au financement des établissements d’enseignement, de l’enseignement primaire à l’enseignement tertiaire, dépenses publiques et privées confondues. L’enseignement tertiaire, où les dépenses par étudiant sont les plus élevées, absorbe un tiers environ des dépenses totales. Le coût élevé de l’enseignement tertiaire s’explique par la rémunération plus élevée du personnel enseignant et par_la_prévalence des activités de recherche et développement.

Les pays sont de plus en plus nombreux à reporter une partie du coût de l’enseignement tertiaire sur les ménages pour épargner des budgets publics déjà très serrés. En moyenne, 30 % des dépenses des établissements d’enseignement tertiaire sont ainsi financées par des entités privées – un pourcentage nettement supérieur à celui qui s’observe aux niveaux inférieurs d’enseignement –, et deux tiers de ces dépenses sont à la charge des ménages, souvent sous la forme de frais de scolarité.

Conscients que des frais de scolarité élevés pourraient empêcher des individus qui en seraient capables d’entreprendre des études tertiaires, de nombreux gouvernements autorisent une différenciation des frais de scolarité. Les étudiants peuvent par exemple avoir à s’acquitter de frais de scolarité plus élevés s’ils fréquentent un établissement privé ou s’ils sont de nationalité étrangère, mais de frais de scolarité moins élevés s’ils suivent une formation tertiaire de cycle court. Pour aider les étudiants à financer les coûts directs et indirects de leurs études, de nombreux pays proposent également des bourses, des allocations ou des prêts d’études publics ou garantis par l’État, souvent à des conditions avantageuses. Au cours de la dernière décennie, de plus en plus d’étudiants en formation dans l’enseignement tertiaire ont contracté un prêt public ou garanti par l’État pour finir diplômés, mais endettés.

 

 

Les déséquilibres persistent entre les sexes pendant et après les études.

 

L’inversion de l’écart entre les sexes dans l’enseignement tertiaire – le fait que les femmes sont désormais majoritaires dans l’effectif diplômé de ce niveau – a fait l’objet d’études approfondies ces dernières années. Les femmes restent toutefois moins susceptibles de suivre et de réussir une formation aux niveaux supérieurs de l’enseignement tertiaire, par exemple un doctorat (ou formation équivalente).

Des différences de domaines d’études s’observent également entre les sexes. Les femmes restent ainsi sous-représentées dans certains domaines, tels que les sciences et l’ingénierie, mais surreprésentées dans d’autres, tels que l’éducation et la santé. En 2014, trois fois plus d’hommes que de femmes ont obtenu un diplôme en ingénierie, et quatre fois plus de femmes que d’hommes en ont obtenu un dans le domaine de l’éducation.

Les déséquilibres hommes-femmes qui s’observent dans les domaines d’études se retrouvent sur le marché du travail – et à terme dans les revenus. Ainsi, les diplômés en ingénierie gagnent en moyenne environ 10 % de plus que les diplômés

de l’enseignement tertiaire tous domaines d’études confondus, mais les diplômés dans le domaine de l’enseignement et des sciences de l’éducation, 15 % de moins environ.

Un déséquilibre hommes-femmes s’observe en outre dans le corps enseignant lui-même. Le pourcentage d’enseignantes diminue avec le niveau d’enseignement, contrairement aux salaires des enseignants, qui augmentent avec le niveau d’enseignement. De plus, les femmes sont moins susceptibles de devenir chefs d’établissement, alors que ces derniers sont souvent recrutés dans le corps enseignant.

 

 

Les taux de scolarisation des immigrés sont inférieurs à tous les niveaux d’enseignement.

 

Les systèmes d’éducation jouent un rôle majeur dans l’intégration des immigrés dans leur nouvelle communauté et sur le marché du travail de leur pays d’accueil. Les élèves issus de l’immigration qui ont été préscolarisés dans l’enseignement préprimaire ont par exemple obtenu 49 points de plus aux épreuves de compréhension de l’écrit du Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) que ceux qui ne l’ont pas été.

Cet écart représente l’équivalent d’une année de scolarité environ. Dans la plupart des pays, toutefois, les taux de préscolarisation sont nettement moins élevés chez les enfants issus de l’immigration que chez ceux qui ne le sont pas.

Le niveau de formation des immigrés est inférieur à celui des autochtones dans de nombreux pays. Les individus issus de l’immigration sont ainsi plus nombreux parmi les adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. En moyenne, on compte chez les adultes âgés de 25-44 ans dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire et dont les parents ne sont pas non plus diplômés de ce niveau 37 % d’individus issus de l’immigration, mais 27 % seulement d’autochtones.

Il apparaît par ailleurs que les individus sont plus susceptibles de décrocher un diplôme de licence (ou de niveau équivalent) s’ils ne sont pas issus de l’immigration.

 

 

Taux de scolarisation des 20-24 ans est passé de 29% à 33 %

 

Les taux de préscolarisation ont augmenté entre 2005 et 2014 : ils sont passés de 54 % à 69 % à l’âge de 3 ans,

et_de 73_% à 85 % à l’âge de 4 ans, en moyenne, dans les pays dont les données des deux années de référence sont disponibles.

Dans les pays de l’OCDE, le taux de chômage des individus diplômés au plus du deuxième cycle de l’enseignement secondaire est moins élevé s’ils ont suivi la filière professionnelle (9.2 %) que s’ils ont opté pour la filière générale (10.0 %).

Entre 2005 et 2014, le taux de scolarisation des 20-24 ans a augmenté dans l’enseignement tertiaire, passant de 29_% à 33 % en moyenne, dans les pays de l’OCDE. Le niveau de formation devrait continuer à augmenter dans les pays de l’OCDE, sachant que l’on estime à 36 % en moyenne le pourcentage de jeunes adultes qui obtiendront un premier diplôme tertiaire avant l’âge de 30 ans.

Les étudiants dépassent souvent la durée théorique des formations tertiaires. En moyenne, dans les pays disposant de données individuelles sur les étudiants, 41 % des étudiants qui entament une licence (ou une formation équivalente) la terminent ainsi sans en dépasser la durée théorique, mais 69 % la terminent dans les trois ans suivant la fin de_sa_durée théorique.

Le corps enseignant vieillit, car la profession n’attire pas les jeunes adultes. Le pourcentage d’enseignants âgés

de_50_ans et plus a augmenté dans l’enseignement secondaire entre 2005 et 2014 dans 16 des 24 pays de l’OCDE dont les données sont disponibles. En Italie et au Portugal, on compte moins de 3 % d’enseignants de moins de 30_ans dans l’enseignement primaire.

Les chefs d’établissement sont absolument déterminants pour l’environnement scolaire et les conditions de travail des enseignants. En moyenne, dans les pays dont les données sont disponibles, plus de 60 % des chefs d’établissement disent prendre souvent des mesures pour amener les enseignants à coopérer pour concevoir de nouvelles méthodes pédagogiques et s’assurer que les enseignants prennent la responsabilité d’améliorer leurs compétences pédagogiques et qu’ils se sentent responsables des acquis de leurs élèves.

En dépit du ralentissement conjoncturel de 2008, les dépenses unitaires d’éducation ont dans l’ensemble augmenté à tous les niveaux d’enseignement dans les pays de l’OCDE. Entre 2008 et 2013, les dépenses unitaires réelles ont augmenté de 8 % dans l’enseignement primaire, secondaire et post-secondaire non tertiaire, et de 6 % dans l’enseignement tertiaire. Toutefois, la crise financière a eu un impact direct sur les salaires des enseignants, qui ont été gelés ou réduits entre 2009 et 2013 dans les pays de l’OCDE. Les salaires des enseignants ont depuis lors recommencé à augmenter.

 

 

Résultat des établissements d’enseignement et impact des apprentissages

 

 

Indicateur A1 : quel est le niveau de formation de la population adulte ?

 

42 % chez les 25-34 ans diplômé de l’enseignement tertiaire dans les pays de l’OCDE

 

Au cours des dernières décennies, le pourcentage d’adultes qui ne sont pas diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire a diminué dans la majorité des pays membres ou partenaires de_l’OCDE. Dans le groupe d’âge des 25-34 ans, un individu sur cinq environ accuse encore un niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Un certain nombre de pays, dont l’Afrique du Sud, le Costa Rica, l’Indonésie et le Mexique, restent à la traîne. Dans ces pays, plus de 50 % des jeunes adultes ne sont pas diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

 

Le niveau de formation dominant chez les individus âgés de 25 à 64 ans reste le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou l’enseignement post-secondaire non tertiaire dans les pays à l’étude, mais ce n’est plus le cas chez les 25-34 ans dans la moitié environ des pays de l’OCDE.

Le niveau de_formation dominant y est passé du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de_l’enseignement post-secondaire non tertiaire à l’enseignement tertiaire.

 

Les adultes diplômés au plus du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire sont plus nombreux à avoir opté pour la filière professionnelle que pour la filière générale.

 

 

Offrir à tous la possibilité de suivre des études de qualité est une composante essentielle du contrat social

 

Offrir à tous la possibilité de suivre des études de qualité est une composante essentielle du contrat social. Il est de la plus haute importance de lutter contre les inégalités dans l’éducation pour améliorer la mobilité sociale et les retombées socio-économiques, et alimenter le vivier de candidats à l’exercice de professions très qualifiées pour promouvoir une croissance inclusive.

L’indicateur du niveau de formation de la population correspond au pourcentage d’individus diplômés d’un certain niveau d’enseignement dans la population. Le niveau de formation sert souvent d’indicateur pour juger des compétences des individus et rendre compte du capital humain –c’est-à-dire du niveau de compétences associé à un certain niveau de formation dans la population et la main-d’oeuvre.

En_ ce_ sens, les qualifications certifient les connaissances et les compétences que les diplômés ont acquises dans le cadre institutionnel, tout en donnant des informations au sujet de ces dernières.

Des niveaux de formation plus élevés sont associés à plusieurs retombées positives pour les individus, l’économie et la société (voir les indicateurs_A5, A6, A7 et A8). Les individus dont le niveau de formation est élevé tendent à être en meilleure santé, à être plus engagés dans la vie sociale, et à afficher des revenus

relatifs et des taux d’emploi supérieurs. Une meilleure performance en littératie et en numératie est également en forte corrélation avec des niveaux de formation plus élevés (OCDE, 2016a).

Les individus sont donc incités à poursuivre leurs études, tandis que les gouvernements sont eux incités à fournir les infrastructures appropriées pour favoriser l’élévation du niveau de formation de la population, et à prévoir l’organisation requise pour ce faire. Au cours des dernières décennies,

le niveau de formation de la population, en particulier des jeunes et des femmes, a sensiblement

augmenté dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE.

 

 

La plupart des jeunes de 25-34 ans ont un diplôme de licence

 

Dans la majorité des pays membres ou partenaires de l’OCDE, le pourcentage d’individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire est plus important chez les jeunes hommes que chez les jeunes femmes. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, parmi les 25-34_ans, on compte 47% de jeunes hommes diplômés au plus du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, contre 38% de jeunes femmes.

 

–  Au cours des dernières décennies, l’expansion de l’enseignement tertiaire a été considérable et les diplômés de l’enseignement tertiaire représentent désormais le groupe le plus important parmi les 25-34 ans dans de nombreux pays de l’OCDE. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, le pourcentage de diplômés de l’enseignement tertiaire s’établit à 35 % chez les 25-64_ans et à 42 % chez les 25-34_ans.

 

Dans la plupart des pays, la licence (ou formation équivalente) est le diplôme obtenu par la plupart des diplômés de l’enseignement tertiaire. Parmi les 25-64_ans, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à tous les niveaux de l’enseignement tertiaire, sauf en doctorat (ou formation équivalente).

 

Dans les pays et entités infranationales de l’OCDE qui ont participé à l’Évaluation des compétences des adultes, lancée dans le cadre du Programme de l’OCDE pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PIAAC), parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire, les femmes sont plus nombreuses à avoir opté pour une formation dans les domaines de l’enseignement et des sciences de l’éducation, et de la santé et de la protection sociale, tandis que les hommes sont plus nombreux à avoir choisi une formation dans les domaines de l’ingénierie, des industries de transformation et de la production, et des sciences, des mathématiques et de l’informatique.

 

 

Remarque

Dans cette publication, plusieurs indicateurs sont utilisés pour rendre compte du niveau de formation des individus. L’indicateur_A1 montre le niveau de formation de la population, soit le pourcentage d’individus diplômés par niveau d’enseignement. Le taux d’obtention d’un diplôme (indicateurs_A2 et_A3) estime le pourcentage de jeunes adultes qui réussiront une formation du niveau d’enseignement considéré au cours de leur vie. Le taux de réussite dans l’enseignement tertiaire (indicateur  A9) estime le pourcentage d’individus qui entament une formation de ce niveau d’enseignement et qui laréussissent dans un certain délai.

 

 

Indicateur A1 : Analyse des niveaux de formation

 

Niveau de formation inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire

Au cours des dernières décennies, le pourcentage d’adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire a diminué dans la majorité des pays membres ou partenaires de l’OCDE à_mesure que l’accès à des niveaux supérieurs d’enseignement a augmenté. Selon les données disponibles de 2015, le pourcentage d’individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire est moins élevé dans le groupe d’âge des 25-34_ans que dans celui des 55-64_ans, ce qui reflète l’expansion de l’éducation. Ces différences entre générations sont marquées en Arabie saoudite, au Chili, en Colombie, en Corée et au Portugal. Dans ces pays, le pourcentage d’individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire varie de plus de 35_points de pourcentage entre les plus jeunes et les plus âgés_; il varie même de plus de 40_points de pourcentage en Corée et au Portugal. Bien que cette tendance soit moins marquée ailleurs, elle s’observe néanmoins dans tous les pays sauf en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, où le deuxième cycle de l’enseignement secondaire faisait

partie de la scolarité obligatoire dans les années_70 et_80.

En dépit de ces progrès, plusieurs pays restent à la traîne et accusent des pourcentages élevés de jeunes adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Le pourcentage de jeunes adultes, soit ceux âgés de 25 à 34_ans, dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire s’établit à moins de 7_ % au Canada, en Corée, en Fédération de Russie, en Pologne, en République tchèque et en Slovénie, mais passe la barre des 50_% en Afrique du Sud, au Costa Rica, en Indonésie et au Mexique  (voir_ le_graphique_ A1.1, le tableau_A1.3 et OCDE, 2016b). En Espagne, le pourcentage de jeunes adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire a diminué ces dernières années sous l’effet de plusieurs réformes et programmes mis en oeuvre dans le but de réduire le décrochage scolaire de 15_% d’ici 2020 (OCDE, 2015). Dans de nombreux pays, bon nombre des jeunes adultes peu instruits sont issus de milieux défavorisés –_avec notamment des parents également peu instruits (voir l’indicateur_A4)_–, ce qui montre combien

il_est important d’apporter un soutien ciblé à la population défavorisée pour offrir à tous la possibilité d’accéder à_des niveaux supérieurs d’enseignement (OCDE, 2013).

Dans la majorité des pays membres ou partenaires de l’OCDE, le pourcentage de jeunes adultes dont le niveau

de_formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire est plus élevé chez les hommes que chez les femmes. La différence est ténue dans l’ensemble (3_points de pourcentage, en moyenne, dans les pays de l’OCDE), sauf en Espagne, en Islande, en Lettonie et au Portugal, où elle est supérieure à 10_points de pourcentage. Dans ces pays, on compte plus de femmes que d’hommes dans l’effectif de jeunes diplômés de l’enseignement tertiaire mais, à peu de choses près, autant de femmes que d’hommes dans l’effectif de jeunes diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire, sauf en Lettonie. Toutefois, l’inverse s’observe dans des pays tels que l’Indonésie et la Turquie, où les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans l’effectif de jeunes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

Cette tendance générale dans les pays de l’OCDE (moins de femmes que d’hommes parmi les jeunes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de ‘enseignement secondaire) s’explique par le fait que les femmes se sont émancipées au cours des dernières décennies. Parmi les_55-64_ans, les femmes sont plus nombreuses que les hommes parmi les individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire dans la majorité des pays membres ou partenaires de l’OCDE, contrairement à ce qui s’observe parmi les_25-34_ans (OCDE, 2016b). Au cours des dernières décennies, en effet, le pourcentage d’individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire a dans l’ensemble diminué à un rythme plus soutenu chez les femmes que chez les hommes.

Dans les pays et entités infranationales de l’OCDE qui ont participé à l’Évaluation des compétences des adultes,

les niveaux de compétences en littératie et en numératie des adultes dont le niveau de formation est inférieur

au deuxième cycle de l’enseignement secondaire sont plus faibles que chez les adultes plus instruits. Ce constat

vaut également pour les compétences en technologies de l’information et de la communication et la volonté de

les utiliser pour la résolution de problèmes.

Le pourcentage d’individus très performants en littératie est ainsi peu élevé dans l’ensemble parmi les adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement (2_%), alors qu’il atteint 7_% chez les diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire et même 21_ % chez les diplômés de l’enseignement_ tertiaire. Il est établi que les programmes éducatifs pour adultes sont associés à de meilleurs niveaux de compétences (voir l’indicateur_C6)_; l’amélioration de l’accès à ces possibilités d’apprentissage pourrait aider les adultes moins instruits à renforcer leurs compétences dans des_domaines tels que la littératie et la numératie

 

 

Niveau de formation égal au deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou à l’enseignement postsecondaire non tertiaire

 

Le niveau de formation le plus élevé chez les individus âgés de 25 à 64_ans reste le deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou l’enseignement post-secondaire non tertiaire dans les pays à l’étude, mais ce n’est plus le cas chez les 25-34_ans dans la moitié environ des pays de l’OCDE. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, le pourcentage de diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire s’établit à 42_% chez les 25-34_ans. Il ne représente que 18_% en Chine et 20_% au Costa Rica, mais passe la barre

des_ 60_ % en République slovaque et en République tchèque (voir le graphique_ A1.3 et le tableau_ A1.4). Dans de_nombreux pays de l’OCDE, le niveau de formation le plus élevé chez les 25-34_ans ne correspond plus au deuxième cycle de_l’enseignement secondaire, mais à l’enseignement tertiaire.

Dans la population diplômée au plus du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement postsecondaire non tertiaire, les adultes sont dans l’ensemble plus nombreux à avoir opté pour la filière professionnelle que pour la filière générale. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 26_% des 25-34_ans sont diplômés au plus de la_filière professionnelle du deuxième cycle de l’enseignement secondaire, conçue pour les préparer à entrer dans

la vie active (voir l’indicateur_A2). Un pourcentage moins élevé de jeunes adultes (17_%, en moyenne, dans les pays de l’OCDE) sont au plus diplômés de la filière générale de ce niveau d’enseignement. Cette dernière est en effet en_général conçue pour les préparer à poursuivre des études et il est donc fréquent que les diplômés de cette filière fassent des études tertiaires (voir le graphique_A1.3 et le tableau_A1.4). Les diplômés ont généralement de meilleures perspectives professionnelles (notamment des taux d’emploi et de chômage plus favorables) s’ils sont opté pour la_filière professionnelle plutôt que pour la filière générale (voir l’indicateur_A5).

L’importance de la filière professionnelle varie toutefois entre les pays. Dans le groupe d’âge des 25-34_ ans,

le_pourcentage de diplômés de la filière professionnelle est minime au Costa Rica (2_%) et en Israël (5_%), mais est nettement plus significatif ailleurs. C’est la République slovaque qui affiche le pourcentage le plus élevé (58_%)_; viennent ensuite l’Allemagne (51_%) et l’Autriche (43_%) (voir le graphique_A1.3 et le tableau_A1.4).

Le pourcentage d’individus diplômés au plus du deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou de l’enseignement post-secondaire non tertiaire varie aussi entre les sexes chez les 25-34_ans_: il est plus élevé chez les hommes (47_%) que chez les femmes (38_%), en moyenne, dans les pays de l’OCDE. Cela s’explique par le fait que chez les jeunes, on compte plus d’hommes que de femmes parmi les individus dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire et, dans l’ensemble, plus de femmes que d’hommes parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire._On compte parmi les jeunes dont le niveau de formation est égal au deuxième cycle de l’enseignement secondaire ou à l’enseignement post-secondaire non tertiaire plus d’hommes diplômés de_la filière professionnelle (30_%) que de femmes (23_%), mais les hommes et les femmes sont représentés à_peu près à part égale parmi les diplômés de la filière générale de ce niveau d’enseignement (respectivement 17_% et_16_%) (OCDE, 2016b).

 

 

Niveau de formation égal à l’enseignement tertiaire

 

Au cours des dernières décennies, l’expansion de l’enseignement tertiaire a été significative, et les diplômés

de l’enseignement tertiaire représentent désormais le groupe le plus important parmi les 25-34_ ans dans de

nombreux pays de l’OCDE. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, le pourcentage de diplômés de l’enseignement tertiaire s’établit à 35% dans le groupe d’âge des 25-64 ans. À la suite de l’expansion de l’enseignement tertiaire, le pourcentage de diplômés de ce niveau d’enseignement atteint 42% en moyenne chez les 25-34  ans dans les pays de l’OCDE, soit un pourcentage nettement supérieur à celui qui s’observe chez les 55-64_ ans (26_%).

Les diplômés de l’enseignement tertiaire constituent le groupe le plus important de la population chez les_25-64_ans dans certains pays, notamment en Australie, au Canada, en Irlande, en Israël, au Luxembourg et au Royaume-Uni, mais il en va de même chez les 25-34_ans dans environ la moitié des pays

de_l’OCDE (voir le graphique A1.4 et les tableaux_A1.1 et A1.3).

Toutefois, les pourcentages varient encore sensiblement entre les pays. Chez les 25-64_ans, le pourcentage de diplômés de l’enseignement tertiaire est de l’ordre de 50_% au Canada, en Fédération de Russie, en Israël et au Japon, mais est inférieur à 10_% en Chine et en Indonésie, où les adultes dont le niveau de formation est inférieur au deuxième cycle de l’enseignement secondaire constituent le groupe le plus important de la population. Ces_ pourcentages varient encore plus entre les pays chez les 25-34 ans: ils atteignent ainsi 69_% en Corée et 60% au Japon, mais sont inférieurs à 15_% en Afrique du Sud et en Indonésie.

Le_pourcentage de_diplômés de l’enseignement tertiaire varie non seulement entre les pays, mais aussi entre les régions au sein même des pays (OCDE/NCES, 2015).

Le pourcentage de diplômés de l’enseignement tertiaire varie entre les types de formation tertiaires, ce qui montre que ce niveau d’enseignement a évolué de façon différente dans chaque pays. Le pourcentage d’adultes diplômés à

l’issue d’une formation tertiaire de cycle court représente moins 10% dans les pays de l’OCDE, mais atteint 26_% au Canada. Le pourcentage d’adultes diplômés à l’issue d’une licence (ou formation équivalente) va de 3_% en Autriche, en Chine et en République slovaque, à_environ_25_% en Australie, en Grèce et en Nouvelle-Zélande. Le pourcentage d’adultes diplômés à l’issue d’un master (ou formation équivalente) va de 1% au Chili et au Mexique, et 2_% en Grèce et en Turquie, à 20_%, voire davantage, en Estonie et en Pologne.

Dans le groupe d’âge des 25-64 ans, les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans l’effectif de diplômés de l’enseignement tertiaire à tous les niveaux sauf en doctorat (ou formation équivalente) (OCDE, 2016b), tendance qui s’observe également chez les titulaires d’un premier diplôme (voir l’indicateur A3).

Dans la plupart des pays membres ou partenaires de l’OCDE, c’est une licence (ou formation équivalente) que

La plupart des diplômés de l’enseignement tertiaire ont suivie. Toutefois, les 25-64_ans diplômés de l’enseignement tertiaire sont plus nombreux à avoir suivi une formation tertiaire de cycle court dans certains pays, notamment

en Autriche, au Canada, en Chine et en France, mais à avoir opté pour un master (ou formation équivalente) dans d’autres pays, à savoir en Espagne, en Estonie, en Italie, au Luxembourg, en Pologne, au Portugal, en République slovaque, en République tchèque et en Slovénie .

Dans les pays et entités infranationales de l’OCDE ayant participé à l’Évaluation des compétences des adultes,

Les domaines d’études les plus prisés sont les sciences sociales, le commerce et le droit (27%); l’ingénierie, les industries de transformation et la production (18%); l’enseignement et les sciences de l’éducation (13%); la santé et la protection sociale (12%); et les sciences, les mathématiques et l’informatique (11%).

Des différences marquées s’observent toutefois entre les sexes dans certains domaines d’études. Parmi les diplômés de l’enseignement tertiaire, les femmes sont plus nombreuses à avoir opté pour une formation dans le domaine de l’enseignement et des sciences de l’éducation, et de la santé et de la protection sociale, tandis que les hommes sont plus nombreux à avoir choisi une formation dans le domaine de l’ingénierie, des industries de transformation et de la production, et des sciences, des mathématiques et de l’informatique. Dans les pays et entités infranationales de l’OCDE participants, le pourcentage de diplômés de l’enseignement tertiaire à l’issue d’une formation dans le domaine de l’ingénierie, des industries de transformation et de la production s’établit ainsi à 31_ % chez les hommes, mais à 7% chez les femmes. En revanche, le pourcentage de diplômés de l’enseignement tertiaire après une formation dans le domaine de l’enseignement et des sciences de l’éducation s’établit à 18% chez les femmes, mais à 7% seulement chez les hommes. Cette différence entre les sexes

s’observant chez les diplômés de l’enseignement tertiaire est également visible chez les étudiants actuellement

en_ formation (voir l’indicateur A3); elle semble en outre être associée à des différences hommes-femmes de

perspectives professionnelles (voir les indicateurs A5 et A6).

 

 

(A suivre)