oui-siege-ocp

Acteur majeur dans l’industrie des engrais, OCP S.A. vient de publier ses résultats pour le deuxième trimestre et le premier semestre 2016.

Il ressort du document publié par cette entreprise à cette occasion que le  chiffre d’affaires du premier semestre 2016 s’est établi à 21 656 millions MAD (2,2 milliards USD), contre 23 895 millions MAD (2,5 milliards USD) au premier semestre 2015.

L’EBITDA s’est établi à 5 916 millions MAD (606 millions USD), en baisse par rapport au premier semestre 2015 où il était de 8 634 millions MAD (890 millions USD).

La marge d’EBITDA s’est élevée à 27 %.

Le flux de trésorerie ajusté provenant des activités d’exploitation a atteint 4 157 millions MAD (426 millions USD) au premier semestre 2016.

Les investissements, qui se sont élevés à 5 102 millions MAD (523 millions USD) au cours du premier semestre 2016, sont en ligne avec les prévisions.

Au deuxième trimestre 2016, le chiffre d’affaires a atteint 11 279 millions MAD (1,2 milliard USD), contre 12 983 millions MAD (1,3 milliard USD) au deuxième trimestre 2015 et 10 337 millions MAD (1,06 milliard USD) au premier trimestre 2016.

L’EBITDA s’est établi à 3 023 millions MAD (312 millions USD), contre 4 687 millions MAD (479 millions USD) au deuxième trimestre 2015.

La marge d’EBITDA s’est élevée à 27 %.

 

Résultats opérationnels et financiers au premier semestre 2016

Au terme du premier semestre 2016, le chiffre d’affaires qui s’est établi à 21 656 millions MAD (2,2 milliards USD), reflète la baisse des prix enregistrée sur les trois segments d’activité d’OCP. Bien que la demande en engrais phosphatés soit restée élevée au cours du premier semestre 2016, les importations ont été limitées puisque les principaux pays consommateurs ont puisé dans les stocks substantiels constitués en 2015, année d’exportations chinoises record. Cette situation a entrainé une diminution de près de 30 % des prix du phosphate sur le marché et un recul du chiffre d’affaires d’OCP.

La marge brute s’est établie à 14 440 millions MAD (1,5 milliard USD), en baisse par rapport aux 16 371 millions MAD (1,7 milliard USD) atteints l’année précédente, du fait d’un recul du chiffre d’affaires en partie compensé par une diminution du coût d’achat des matières premières.

L’EBITDA s’est élevé à 5 916 millions MAD (606 millions USD) au premier semestre 2016, à comparer à 8 634 millions MAD (890 millions USD) au cours de la même période de 2015, l’effet positif de la réduction du coût d’achat des matières premières ayant été largement contrebalancé par la baisse des prix. La montée en puissance du Slurry Pipeline a par ailleurs permis d’enregistrer des économies en augmentation de 26 % ; elles ont ainsi atteint 436 millions MAD (44,9 millions USD) au cours du premier semestre 2016 contre 346 millions MAD (35,6 millions USD) au cours de la même période de 2015.

Le résultat opérationnel a atteint 4 212 millions MAD (432 millions USD) au premier semestre 2016, comparé à 6 975 millions MAD (719 millions USD) en 2015.

 

 

Compte de trésorerie : 1,02 milliard USD

 

Au 30 juin 2016, le compte de trésorerie et équivalents a atteint 10 041 millions MAD (1,02 milliard USD), la dette financière nette s’est établie à 38 803 millions MAD (4,0 milliards USD), et le ratio endettement financier net/EBITDA était de 2,59.

Au premier semestre 2016, le flux de trésorerie ajusté provenant des activités d’exploitation s’est établi à 4 157 millions MAD (426 millions USD), et les dépenses d’investissement ont atteint 5 102 millions MAD (523 millions USD).

 

Chiffre d’affaires en baisse au deuxième trimestre

Le chiffre d’affaires s’est établi à 11 279 millions MAD (1,2 milliard USD) au deuxième trimestre 2016, comparé à 12 983 millions MAD (1,3 milliard USD) au deuxième trimestre 2015 et en augmentation de 8% par rapport au premier trimestre 2016. Les facteurs qui ont influencé le chiffre d’affaires du premier semestre ont également pesé sur les résultats du deuxième trimestre. Durant ce trimestre, OCP a été en mesure de réaliser des volumes importants d’engrais grâce aux ventes de nouveaux produits réalisés dans les marchés en forte croissance, notamment d’Amérique Latine.

La marge brute a baissé à 7 471 millions MAD (771 millions USD), comparativement à 8 990 millions MAD (919 millions USD) au deuxième trimestre 2015.

L’EBITDA au deuxième trimestre s’est élevé à 3 023 millions MAD (312 millions USD) contre 4 687 millions MAD (479 millions USD) durant le même trimestre de l’année précédente, la baisse des coûts d’achat du soufre et la réduction des dépenses externes n’ayant pu contrebalancer le recul du chiffre d’affaires.

Toutefois, la marge d’EBITDA est demeurée stable à 27 % au cours du deuxième trimestre 2016 contre 28 % au trimestre précédent.

Le résultat opérationnel du deuxième trimestre était de 1 763 millions MAD (183 millions USD), contre 3 722 millions MAD (380 millions USD) au deuxième trimestre 2015.

OCP poursuit la mise en œuvre de son programme d’investissement à long terme annoncé en 2008 conformément aux prévisions. Les principales réalisations du premier semestre 2016 sont :

– La montée en puissance du Slurry Pipeline de Jorf Lasfar, qui renforce encore davantage la structure de coûts d’OCP en réduisant de façon importante les coûts de transport et d’énergie. Durant le premier semestre 2016, 4,3 Mt de roche ont été transportés par le pipeline, soit une augmentation de 53 % par rapport aux 2,8 Mt transportées en 2015, ce qui se traduit par une économie de coûts de 436 millions MAD (44,8 millions USD).

– La deuxième usine intégrée d’engrais de JPH est opérationnelle depuis le premier semestre 2016, alors que le projet de troisième usine intégrée d’engrais est en bonne voie d’avancement.

 

A l’occasion de la publication des chiffres d’OCP, M. Mostafa Terrab, Président-Directeur Général, a déclaré que malgré une conjoncture de marché difficile, OCP a maintenu sa rentabilité au premier semestre 2016 en s’appuyant sur ses avantages compétitifs de long terme. Nous affichons ainsi une marge d’EBITDA de 27 %, ce qui nous place parmi les acteurs les plus profitables de l’industrie du phosphate et reflète notre structure de coûts compétitive ainsi que notre flexibilité commerciale et industrielle. Nous avons en outre poursuivi la réalisation d’investissements ciblés visant à optimiser la production et à accroître la rentabilité de nos activités, ce qui contribuera à soutenir durablement nos marges à travers le cycle».

«Nous affichons comme prévu une légère progression de notre chiffre d’affaires lors du deuxième trimestre 2016, grâce à une hausse des volumes de ventes d’engrais sur les marchés en forte croissance dans lesquels nous sommes les mieux positionnés. Bien que la demande d’engrais phosphatés se soit maintenue à un niveau elévé au cours de la période, les consommateurs ont avant tout puisé dans les stocks importants constitués en 2015. L’industrie a de plus été confrontée à une offre excédentaire, principalement du fait d’exportations élevées en provenance de Chine, qui ont contribué à la baisse des prix. Nos marges ont été soutenues durant la période par un approvisionnement très compétitif en matières premières ainsi que des économies d’échelles suite à la montée en puissance du Slurry Pipeline.»

 

« Le contexte actuel de l’industrie demeure difficile, mais nous pensons que le marché du phosphate s’approche du bas du cycle ou l’a déjà atteint, et qu’il se dirige vers une reprise graduelle en 2017. La consommation devrait être tirée par l’amélioration des rendements dans les principales régions agricoles, ainsi que par l’augmentation de la demande brésilienne du fait d’une baisse de leurs stocks. Sur le front de l’offre, les niveaux de stocks élevés en Chine pourraient entrainer une augmentation des exportations qui impacterait les prix du marché. Les facteurs qui pourraient avoir un effet positif sur notre performance à l’avenir sont une demande plus importante que prévue en Inde et au Brésil, combinée à des exportations limitées en provenance de Chine.»

Les fondamentaux à long terme du marché demeurent positifs puisque la demande de produits alimentaires excède largement la production. Nous sommes convaincus que la demande mondiale croissante absorbera l’augmentation des capacités de production, et que notre flexibilité nous permettra d’optimiser notre capex et de moduler la production afin de maximiser la création de valeur. Notre stratégie est axée sur la rentabilité et nous entendons tirer profit de nos avantages compétitifs pour sortir renforcés du bas de cycle actuel. Nous nous attendons à ainsi pouvoir afficher des niveaux de marges nettement supérieures à la moyenne de l’industrie.», a dit M. Terrab.