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Omar al-Chichani, dit « Omar le Tchétchène », l’un des chefs militaires de l’organisation État islamique, est mort, a annoncé mercredi le groupe jihadiste via l’agence Amaq. Le terroriste a été tué dans la bataille de Mossoul.

Leader militaire de l’État islamique, l’homme d’une trentaine d’années que l’on surnomme également «Barberousse» a été tué en Irak a rapporté ce mercredi soir l’agence Amaq liée à l’organisation djihadiste. Citant une «source militaire», Amaq indique qu’Omar le Tchétchène avait été tué dans la ville de Charqat alors qu’il participait à la bataille pour repousser la campagne militaire pour reprendre la ville de Mossoul, le bastion de l’État islamique dans le nord de l’Irak. Amaq n’a pas précisé quand Omar al-Chichanini avait été tué.

Amaq n’a pas précisé quand Omar al- al-Chichani avait été tué, mais sa mort est un nouveau coup porté à l’EI qui a subi plusieurs défaites depuis le début de l’année.

En mars dernier, le Pentagone avait déjà affirmé avoir «probablement tué» Omar  al-Chichani dans un bombardement de la coalition internationale menée par les États-Unis. «Nous pensons qu’il est mort des suites de ses blessures», avait alors déclaré le capitaine de vaisseau Jeff Davis. Cette information avait été infirmée par  l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG qui dispose d’informateurs en Syrie

L’État islamique n’avait jamais communiqué sur la mort d’Omar le Tchétchène jusque-là.

La mort d’Omar al-Chichani, dit «Omar le Tchétchène», ne fait aujourd’huiplus aucun doute. Leader militaire de l’État islamique, l’homme d’une trentaine d’années que l’on surnomme également «Barberousse» a été tué en Irak a rapporté ce mercredi soir l’agence Amaq liée à l’organisation djihadiste. Citant une «source militaire», Amaq indique qu’Omar le Tchétchène avait été tué dans la ville de Charqat alors qu’il participait à la bataille pour repousser la campagne militaire pour reprendre la ville de Mossoul, le bastion de l’État islamique dans le nord de l’Irak. Amaq n’a pas précisé quand Omar al-Chichani  avait été tué.

En mars dernier, le Pentagone avait déjà affirmé avoir «probablement tué» Omar al-Chichani dans un bombardement de la coalition internationale menée par les États-Unis. «Nous pensons qu’il est mort des suites de ses blessures», avait alors déclaré le capitaine de vaisseau Jeff Davis. Une information qu’avait tempérée l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG qui dispose d’un large réseau d’informateurs en Syrie, en indiquant qu’il n’était que grièvement blessé, voire «cliniquement mort». Selon l’ONG, il ne respirait qu’à l’aide d’appareils dans un hôpital de l’est de la province de Raqqa, autre bastion de l’État islamique dans le nord de la Syrie. Il aurait notamment reçu les soins d’un «médecin djihadiste d’origine européenne», avait affirmé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L’État islamique n’avait jamais communiqué sur la mort d’Omar le Tchétchène jusque-là. Il est toujours difficile pour la coalition de confirmer la mort des dirigeants du groupe État islamique visés par des frappes aériennes, faute de pouvoir disposer de relais fiables sur le terrain.

Connu pour son épaisse barbe rousse, Omar al-Chichani, de son vrai nom Tarkhan Tayumurazovich Batirashvili, est de nationalité géorgienne. Il a occupé «plusieurs postes de responsabilités à la tête de l’organisation militaire de Daech, dont le ministère de la guerre», a précisé Peter Cook, le porte-parole du Pentagone à l’annonce de sa mort. Sa tête est mise à prix à hauteur de 5 millions de dollars, offerts par les États-Unis à toute personne livrant des informations fiables pouvant mener jusqu’à lui.

Cette élimination constitue une perte importante pour l’État islamique. Elle devrait affecter sa capacité à recruter des combattants étrangers, en particulier ceux issus de Tchétchénie et du Caucase, très nombreux à avoir rejoint ces dernières années Daech. «Barberousse» coordonnait  «la défense de ses bastions» de Raqqa, en Syrie, et de Mossoul, en Irak. Ces deux fiefs sont, depuis plusieurs mois, sur la défensive après de nombreux revers successifs. «Cet ancien militaire de l’armée géorgienne fait le lien avec les autres groupes rebelles originaires de Tchétchénie et du Caucase, et il a réussi à neutraliser certains insurgés qui voulaient s’en prendre à Daech», affirme un expert du conflit syrien.

Né d’un père chrétien et d’une mère musulmane, «Omar le Tchétchène» s’est notamment engagé, à 21 ans s, dans une armée géorgienne alors entraînée par les Américains. Il a fait partie d’une unité de renseignement militaire -, et a été  arrêté en 2010 pour détention illégale d’armes. Il a passé près de deux années en prison, où il s’est converti à l’islam radical.