thumbs_b_c_8c810f7be9cd6eda6f15d5d0a09a077d

Par El Mostafa NASSIRI. L’Algérie a été élue lundi à New York, à la présidence de la première Commission des Nations Unies chargée des questions de désarmement et de sécurité internationale.. Le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, Sabri Boukadoum assumera cette fonction durant la 71ème session de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvrira en septembre prochain. Selon le représentant algérien, le déblocage de la Conférence du Désarmement et l’établissement des zones exemptes d’armes nucléaires dans le monde, seront parmi les priorités de la présidence algérienne de cette commission.

La Première Commission traite des questions de désarmement et de sécurité internationale. Elle a été créée avec pour fonction de formuler des recommandations dans le domaine du désarmement. Chaque année, à l’issue de ses délibérations, elle transmet ses recommandations à l’Assemblée générale, dont elle est un organe subsidiaire, au même titre que les cinq autres Grandes Commissions.

Eu égard au conflit qui oppose l’Algérie au Maroc à propos du Sahara marocain, entretenu par ce premier pays qui abrite sur son territoire, arme et finance un mouvement séparatiste dirigée par elle contre le second pays,, et qui constitue une menace pour la paix et la stabilité dans la région, l’élection de l’Algérie à la présidence de la première commission de l’ONU en charge des questions de désarmement et de la sécurité posent des interrogations inquiétantes, non pas tant pour la Maroc qui sait à quoi s’en tenir que pour son voisin de l’Est que cette nouvelle responsabilité, liée aux questions de sécurité, ne ménagera pas. Cette élection pose interrogations et amène une certitude, celle que l’Algérie s’activera pour évoquer à toutes les occasions, les missions de la Minurso au Sahara marocain, telles qu’elle les interprète et le référendum qu’elle brandit ouvertement et par Polisario interposer. Elle oubliera que ses manœuvres butteront tout d’abord sur le fait que la question du Sahara marocain est examinée dans le cadre de la quatrième commission et que celles-ci n(y ajouteront rien.

Ces intensions pernicieuses ont d’ailleurs fait l’objet d’un exposé et de commentaires de la part d’un commentateur s’arrogeant le titre d’expert sur la chaine France 24 qui n’a vu dans l’élection de l’Algérie à la présidence de la première commission qu’une opportunité et un espace dont se servirait ce pays pour déployer ses thèses hostiles à l’intégrité territoriale du Maroc et les imposer à la communauté internationale. C’est sans oublier, toutes les responsabilité que l’Algérie assume dans ce poste et qui lui imposent, à elle en premier lieu, de s’abstenir de financer, d’équiper, et de diriger militairement un groupe contre un pays souverain, membre de l’ONU, d’entretenir la tension dans la région du Sahara marocain. Ces même responsabilités lui imposent de cesser de se surarmer et d’envoyer ses généraux tenir des discours enflammés et belliqueux à l’encontre du Maroc. L’Algérie constitue une menace pour la paix dans la région. Son élection à  la présidence de la commission du désarmement et de la sécurité internationale n’est pas tant une opportunité pour ce pays de manoeuver et d’entretenir la tension dans la région, qu’une obligation de cesser de menacer et provoquer son voisin de l’Ouest et de retenir contre leur gré des populations sur son territoire.