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Orlando, ville de Floride, aux Etats-Unis, et sa communauté de LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels) dans ce pays et dans le monde pleurent leurs morts, une cinquantaine de personnes parmi les 300 présentes à l’intérieur d’une discothèque fréquentée par des LGBT, où un tueur a semé la mort en tirant sur le tas. L’horreur était à son apogée au Puls, devenu un immense caveau en cette funeste circonstance, et l’émoi et la consternation ont gagné l’Amérique et le monde, faisant monter haut dans les cieux l’arc-en-ciel de la communauté des LGBT, dont il est l’emblème. Un ciel couvet de la haine des homosexuels et éclairé des rayons des sympathisants de leur cause.

Une fusillade a éclaté dans la nuit de samedi à dimanche dans une boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride, faisant 50 morts et 53 blessés. Les témoins décrivent des scènes de chaos dans ce club où plus de 300 personnes faisaient la fête.

C’es au cours de la la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juin, vers 2 heures qu’un  fusillade a éclaté dans  danscette boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride (sud-est des États-Unis), faisant 50 morts et 53 blessés, selon le maire de la ville, Buddy Dyer. Il s’agit de la pire fusillade dans l’histoire des États-Unis, ont repris tous les médias..

Le tireur était armé d’un fusil d’assaut et d’une arme de poing ainsi que d’un « engin » dont la nature n’a pas encore été établie, a ajouté le chef de la police, et il retenait des otages dans l’établissement. Il a été tué lors d’un échange de tirs avec des membres des troupes d’élite du SWAT. Un officier de police a également été blessé. L’explosion entendue par des témoins devant le night-club était une « explosion contrôlée » par la police.

L’assaillant est Omar Mateen, un citoyen américain d’origine afghane, né en 1986. L’attaque a été classée comme « incident de terrorisme domestique », a déclaré Jerry Demings, shérif d’Orange County.

 Les gens se sont jetés sur le sol », a raconté l’un des clients de la boîte interrogé par Sky News. « Je suppose que le tireur tirait en l’air parce qu’on voyait les verres des lampes tomber », a-t-il ajouté. « Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d’entre nous ont pu se lever et sortir en courant par derrière. » Ce témoin dit avoir entendu « des tirs non-stop » pendant problablement moins d’une minute, mais que ça lui avait paru beaucoup plus long.

Les témoins ont décrit des scènes d’horreur, de corps qui tombent et du sang partout dans ce club, le Pulse. Trois gros trous éventraient le mur arrière de la boîte de nuit, également criblé de balles.

« C’était le chaos », a dit Janiel Gonzalez à l’AFP. « Les gens hurlaient ‘Aidez-moi, Aidez-moi, je ne peux pas bouger.’ Et les gens se faisaient écraser », poursuivait-il devant l’hôpital d’Orlando où la plupart des victimes ont été transportées.

Les autorités ont débuté le douloureux travail d’identification, avec sept noms rendus publics : des jeunes de 22 ans à 36 ans d’origine hispanique.

« Il était dans la boîte de nuit, nous sommes désespérés », a dit à l’AFP Angel Mendez, montrant sur son téléphone une photo de son frère, qu’il recherchait.

Les violences par armes à feu sont quasi quotidiennes aux États-Unis. Depuis le début de l’année, il y a déjà eu plus de 5 800 morts par armes à feu dans le pays et plus de 23 000 incidents impliquant des armes à feu d’après le site Gunviolencearchive.org.

Situé dans le comté d’Orange, la ville d’Orlando, qui compte environ 250 000 habitants, se trouve à l’intérieur des terres et est connue pour ses parcs d’attraction thématiques.

Elon certaines sources, le massacre perpétré dans une discothèque fréquentée par la communauté gay d’Orlando s’inscrit dans un contexte de mesures anti-homosexuelles croissantes aux Etats-Unis.
Ce durcissement est particulièrement notable depuis un an: le 26 juin 2015, la Cour suprême à Washington a légalisé le mariage homosexuel, une décision historique qui est restée en travers de la gorge de millions d’Américains conservateurs.

Ces derniers ont adopté une tactique inspirée de la guérilla qu’ils mènent aussi contre l’avortement: mettant en avant des grands principes de liberté religieuse, ils ont tenté d’ouvrir de nouvelles brèches en adoptant des législations locales.

Cette stratégie s’est récemment cristallisée autour des personnes transgenres, qui représentent une infime partie de la population américaine, mais sont solidement associées au milieu homosexuel par le terme inclusif de LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transexuels).

Dans la même journée, l’organisation État islamique a revendiqué la tuerie qui a fait, au moins 50 morts et 53 blessés dans la boîte de nuit gay d’Orlando. L’agence de presse de l’organisation de l’EI, Amak, a annoncé que le groupe fondamentaliste sunnite était responsable de la tuerie qui a fait de nombreux morts et blessés.

« L’attaque armée qui a visé une discothèque gay dans la ville d’Orlando de l’État américain de Floride qui a fait 100 morts ou blessés a été menée par un combattant de l’État islamique », a rapporté Amak.

« Il n’y a pas d’avis définitif sur les motivations du tueur », a toutefois déclaré le président des Etats-Unis, Barack Obama, peu de temps avant la revendication de l’EI, lors d’une allocution vers 14 heures locales depuis la Maison Blanche.

Le FBI, en charge de l’enquête, n’a en effet pas officiellement annoncé qu’il s’agissait d’un attentat en lien avec le terrorisme islamiste et a précisé qu’un complément d’enquête était encore nécessaire. L’hypothèse d’un crime motivé par une haine de la communauté homosexuelle n’était ainsi pas écartée à ce stade.

 Le tireur présumé, Omar Mateen, est un citoyen américain d’origine afghane. Il aurait fait allégeance au groupe Etat islamique lors d’un appel au numéro d’urgence 911, selon CNN et NBC.

(Agences)