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Le Conseil de sécurité des Nations Unies a prorogé, vendredi 29 avril, d’une année le mandat de la MINURSO, jusqu’au 30 avril 2017, et consacré encore une fois la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara, en qualifiant, à ce sujet, de « sérieux et crédibles » les efforts déployés par le Maroc pour aller de l’avant dans le processus vers une résolution du conflit du Sahara.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à faire en sorte que la MINURSO, mission des Nations-7Unies au Sahara  puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions dans un délai de 90 jours.

Le texte a été adopté par dix voix pour, deux voix contre, celles de l’Uruguay et du Venezuela, et trois abstentions, celles de l’Angola, de la Fédération de Russie et de la Nouvelle-Zélande.

Les quinze États membres ont expliqué leur vote, à l’instar du Sénégal, dont le Représentant permanent, Fodé Seck, s’est réjoui de l’adoption de la résolution. Il a souligné le rôle important des Nations Unies dans ce processus ainsi que celui, tout aussi constructif du Maroc. Il a salué les efforts visant à renforcer la coopération entre le Secrétariat de l’ONU et le Royaume. Notant que les fils du dialogues n’ont jamais été rompus, grâce notamment à la diplomatie discrète déployée, y compris au plan bilatéral.

Fodé Seck a réaffirmé que la proposition d’autonomie offerte par le Maroc depuis 2007 s’avère «positive, sérieuse et réaliste. » Selon lui, cette proposition est « de nature à favoriser la poursuite du climat de coopération entre les parties pour une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément à la Charte des Nations Unies. »

Dans sa résolution n°2285, l’instance exécutive de l’ONU « prend note de la proposition présentée par le Maroc, le 11 avril 2007, au Secrétaire Général, et des efforts sérieux et crédibles du Maroc visant à aller de l’avant dans le processus vers une résolution (du conflit) ». Le Conseil de sécurité « insiste sur l’importance d’un engagement des parties à poursuivre le processus de négociations dans le cadre des pourparlers sous l’égide des Nations Unies ».

Dans cette résolution adoptée à l’unanimité des quinze membres, le Conseil de sécurité « réitère son appel aux parties et aux Etats voisins de coopérer plus pleinement avec les Nations Unies et les uns avec les autres et de consolider leur engagement afin de mettre fin à l’impasse actuelle et réaliser des progrès sur la voie d’une solution politique ».

Le Conseil « reconnaît », dans ce sens, que « la réalisation d’une solution politique à ce différend de longue date et qu’une coopération renforcée entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe sont de nature à contribuer à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel ». L’organe exécutif des Nations Unies a insisté, en outre, sur la nécessité d’ « enregistrement » des populations dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie, et invité « à des efforts à cet égard ».

Le texte de la résolution rappelle, d’autre part, le soutien du Conseil de sécurité à la recommandation formulée dans le rapport daté du 14 avril 2008 ayant conclu que “le réalisme et un esprit de compromis de la part des parties sont essentiels en vue de réaliser des progrès dans les négociations”. Le Conseil de sécurité appelle, par ailleurs, « les parties à continuer à faire montre de volonté politique et à œuvrer dans une atmosphère propice au dialogue, dans le but d’entrer dans une phase plus intense et plus substantielle de négociations ».