Saif al-Islam Gaddafi, son of late Libyan leader Muammar Gaddafi, attends a hearing behind bars in a courtroom in Zintan May 25, 2014. REUTERS/Stringer

Seif al-Islam Kadhafi, le second fils de l’ancien dictateur libyen, a été libéré, a annoncé la chaîne de télévision internationale française France 24 qui cite son avocat. Seif al-Islam  a été condamné à la peine capitale pour la répression sanglante de la révolte de 2011. Il a bénéficié d’une loi d’amnistie générale.

Détenu depuis près de cinq ans, Seif l-Islam Kaddafi Seïf al-Islam Kadhafi a été libéré le 12 avril 2016, rapporte France 24 qui cite son avocat qui le représente auprès de la Cour pénale internationale (CPI) dans un entretien exclusif avec avec cette chaîne. Le fils du dictateur libyen aurait bénéficié d’une loi d’amnistie générale « conformément à la loi libyenne », selon son avocat interrogé par la chaîne française.

Maitre Karim Khan a déclaré à France 24 qu’il allait désormais soumettre une demande auprès de la CPI pour suspendre toute poursuite à l’encontre de son client. Il n’a pas souhaité donner de détails sur ses prises de contact avec Seïf al-Islam Kadhafi, mais l’avocat a précisé que son client allait bien et qu’il était en sécurité sur le territoire libyen.

Seif al-Islam avait été condamné à la peine capitale  par contumace, en juillet 2015 , par un tribunal de Tripoli pour son rôle dans la répression meurtrière des insurgés  contre le  régime de l’ancien dictateur en 2011.
France 24 rappelle qu Seif El-Islam Kaddafi était souvent présenté comme le successeur potentiel de son père. Il était détenu par une milice à Zintan, à environ 180 kilomètres au sud-ouest de Tripoli, depuis son arrestation en novembre 2011 par des groupes opposés aux autorités contrôlant la capitale libyenne.

La chaîne française rappelle également qu’ moment de sa capture, l’ONG Human Rights Watch avait immédiatement appelé la Libye à remettre Seïf al-Islam à la Cour pénale internationale, qui siège à La Haye, et qui l’accuse de crimes contre l’humanité. Craignant un procès inéquitable, la CPI avait saisi, en décembre 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU afin d’obtenir le transfert de Seïf al-Islam, en vain. Sa condamnation à mort avait été ensuite vivement critiquée par l’ONU.

La justice libyenne libyen avait également condamné à à la peine capitale huit anciens collaborateurs du dictateur déchu. Parmi eux figurent le dernier Premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al-Mahmoudi, et son ex-chef des services de renseignement, Abdallah Senoussi. Ce dernier est également recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité. Ils étaient eux aussi jugés pour leur rôle dans la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l’ancien régime.