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Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SA le Prince Moulay Ismail, et Son excellence le Président rwandais, M. Paul Kagamé, ont présidé, mercredi à Kigali, la cérémonie de signature de 19 accords, dont des conventions gouvernementales et d’autres concernant les opérateurs économiques des secteurs privés dans les deux pays.

Ces conventions, qui portent sur différents secteurs tels l’agriculture, l’habitat, la formation professionnelle, le secteur financier, fiscal et bancaire, les nouvelles technologies, le transport aérien, le tourisme et les énergies renouvelables, visent à renforcer le cadre juridique régissant la coopération entre les deux pays. Elles s’inscrivent en droite ligne de l’orientation royale tendant à renforcer le partenariat Sud/Sud.

Voici la liste de ces conventions et accords :

– Accord général de Coopération, signé par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Salaheddine Mezouar, et la ministre rwandaise des Affaires étrangères et de la Coopération, Mme Louise Mushikiwabo.

– Mémorandum d’entente pour l’établissement d’un mécanisme de consultations politiques, signé par M. Salaheddine Mezouar et Mme Louise Mushikiwabo.

– Accord relatif aux services aériens, signé par M. Salaheddine Mezouar et Mme Louise Mushikiwabo.

– Accord relatif à l’exemption des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, de service ou spécial, signé par M. Salaheddine Mezouar et Mme Louise Mushikiwabo.

– Accord en matière de coopération sécuritaire, signé par le ministre de l’Intérieur, M. Mohamed Hassad, et le ministre rwandais de la Justice, M. Johnston Busingye.

– Convention tendant à éviter la double imposition et à prévenir l’évasion fiscale en matière des taxes des revenus, signée entre le ministre de l’Economie et des Finances, M. Mohamed Boussaid, et le ministre rwandais des Finances et de la planification économique, M. Claver Gatete.

– Accord de partenariat entre le ministère rwandais des Finances et de la planification économique et le Groupe Banque centrale populaire du Maroc, portant réalisation d’un programme de micro-finance. Il a été signé par le président du directoire de la Banque centrale populaire, M. Mohamed Benchaaboun, et M. Claver Gatete.

– Accord général entre le ministère rwandais des Finances et de la planification économique et le Groupe Banque centrale populaire du Maroc (Africa Mutual Growth), signé par M. Mohamed Benchaaboun, et M. Claver Gatete.

– Accord sur la promotion et la protection réciproque des investissements, signé par M. Mohamed Boussaid et le Président directeur général du Rwanda Development Board (RDB) et membre du gouvernement rwandais, M. Francis Gatare.

– Accord de partenariat entre l’Office national marocain du tourisme (ONMT) et Rwanda Development Board, signé entre le directeur général de l’ONMT, M. Abderrafie Zouiten et M. Francis Gatare.

– Mémorandum d’entente entre la République du Rwanda et la société marocaine de coopération pharmaceutique (Cooper Pharma) et Bank of Africa-Rwanda, signé, du côté marocain, par M. Jaouad Cheikh Lahlou, PDG de Cooper Pharma et M. Othman Benjelloun, PDG de Bank Of Africa, et, du côté rwandais, par M. Francis Gatare.

– Mémorandum d’entente de coopération entre Casablanca Finance City Authority (CFCA) et la RDB pour le développement et le renforcement de leurs intérêts communs, signé par le directeur général de la CFCA, M. Said Ibrahimi et M. Francis Gatare.

– Mémorandum d’entente concernant l’établissement de l’Institut Africain de technologie, signé par le directeur général de la Société nationale des Transports et de la Logistique (SNTL), M. Mohamed Ben Ouda, et M. Francis Gatare.

– Mémorandum d’entente concernant l’établissement d’un partenariat pour le développement et la promotion d’une zone économique au Rwanda, signé par M. Mohamed Ben Ouda, et M. Francis Gatare.

– Accord pour l’établissement d’un Conseil d’affaire maroco-rwandais entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la Fédération rwandaise du secteur privé (PSF), signée par la présidente de la CGEM, Mme Miriem Bensalah-Chaqroun, et le Président de la PSF, M. Benjamin Gasamagera.

– Mémorandum d’entente entre MASEN et Rwanda Energy Group Ldt pour le développement des énergies renouvelables, signé par le président du Directoire de MASEN, M. Mustapha Bakkoury et le directeur général de Rwanda Energy Group Ldt, M. Jean Bosco Mugiraneza.

– Mémorandum d’entente pour le financement du projet de construction de 5.000 logements économiques à Kigali (commune de Ndera), signé, côté marocain, par le PDG de «Palmeraie Développement», M. Hicham Berrada Sounni et M. Othman Benjelloun, et, côté rwandais, par le directeur général du Development Bank of Rwanda, M. Alex Kanyankole.

– Convention entre Attijariwafa Bank et les actionnaires de la Compagnie Générale de Banque (Cogebanque), signée entre le président d’Attijariwafa Bank, M. Mohamed El Kettani et les représentants des actionnaires de Cogebanque, MM. Philbert Afrika et Égide Gatera.

– Mémorandum d’entente pour la promotion et la sécurisation des investissements et des échanges éxtérieurs par Attijariwafa-Bank, signé par M. Mohamed El Kettani et M. Philbert Afrika.

Cette cérémonie de signature s’est déroulée en présence des membres de la délégation officielle accompagnant SM le Roi, de plusieurs membres du gouvernement rwandais, et d’opérateurs économiques des deux pays.

 

 

Président Kagamé : La visite de SM le Roi au Rwanda témoigne de l’excellence des relations entre les deux pays

La visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Rwanda témoigne de l’excellence des relations entre les deux pays, a déclaré, mardi à Kigali, le Président rwandais, M. Paul Kagamé.

« Le déplacement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Rwanda est d’une grande importance d’autant plus qu’il s’agit de la première visite du genre effectuée par le Souverain dans notre pays », a indiqué à la presse le chef d’Etat rwandais à l’occasion de la visite officielle qu’effectue le Souverain au Rwanda.

« Nous sommes très heureux d’accueillir SM le Roi à l’occasion de cette visite qui montre que les relations entre nos deux pays ne cessent de s’élargir », a affirmé M. Kagamé, qui s’est réjoui du niveau des relations entre les deux pays amis.

« Les relations entre les deux pays ont atteint un très bon niveau », a-t-il dit, soulignant que le Maroc et le Rwanda sont en passe de donner un nouvel élan à ces relations dans plusieurs domaines.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SA le Prince Moulay Ismail, est arrivé mardi soir à Kigali, pour une visite officielle au Rwanda, première étape d’une tournée royale qui conduira également le Souverain en Tanzanie et en Éthiopie.

 

DG de Bank of Africa-Rwanda : les entrepreneurs marocains appelés à renforcer leur présence dans ce pays

La visite officielle qu’effectue Sa Majesté le Roi Mohammed VI au Rwanda offre l’occasion pour les entrepreneurs marocains de renforcer leur présence dans ce pays d’Afrique de l’Est, a indiqué Abderrahmane Belbachir, directeur général de Bank of Africa–Rwanda, filiale de la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE).

La visite Royale intervient à point nommé pour renforcer les relations économiques entre les deux pays, a dit M. Belbachir dans une déclaration.

D’après le banquier, il s’agit d’une grande opportunité pour les entrepreneurs marocains, qui doivent tirer profit de l’essor économique que connaît le Rwanda, un pays qui occupe une place de choix dans la région de l’Afrique de l’est.

Avec un taux de croissance de près de 7 pc, le Rwanda est un véritable modèle économique qui ne cesse de réaliser d’importants progrès dans différents secteurs, notamment les services, les infrastructures, l’agriculture et les nouvelles technologies de l’information, a-t-il ajouté, faisant observer que Bank of Africa, présente au Rwanda depuis quelques mois, est « très fière d’accompagner le développement économique de ce pays ».

Bank of Africa–Rwanda est « également fière d’accompagner les investisseurs marocains dans le montage et la mise en place de leurs projets d’investissement mais également dans le financement de ces projets », a poursuivi M. Belbachir.

 

Lambassadeur du Maroc au Rwanda : La visite Royale , un moment fort dans les relations maroco-rwandaises

La visite officielle qu’effectue SM le Roi Mohammed VI au Rwanda représente « un moment fort » dans l’histoire des relations entre les deux pays, lesquelles relations devront connaître « un bond qualitatif » à la faveur de ce déplacement Royal, a indiqué l’ambassadeur du Maroc au Rwanda, Youssef Imani.

« Le Rwanda attend cette visite historique », a déclaré M. Imani, soulignant que la visite royale dans ce pays d’Afrique de l’est revêt une portée hautement stratégique dans la mesure où elle marquera le début d’une nouvelle dynamique dans les relations économiques et politiques entre les deux pays amis.

Le Maroc a réussi à se forger une réputation de pays facilitateur de développement en Afrique grâce aux projets économique, social, humain et culturel lancés dans plusieurs pays du contient et aux liens de partenariat gagnant-gagnant tissés avec ces pays, a rappelé le diplomate, soulignant que le Maroc constitue, à la faveur de cette image de marque et de cette grande expérience développée, un partenaire de choix pour le Rwanda.

  1. Imani a, dans ce contexte, indiqué que les accords de coopération qui devront être signés lors de la visite Royale et qui portent sur des domaines diversifiés allant des investissements à la non-double imposition en passant par le transport aérien, ne manqueront pas de former le socle de ce nouveau partenariat maroco-rwandais.

La visite du Souverain à Kigali ouvrira ainsi des perspectives extrêmement prometteuses pour les deux pays, a-t-il noté.

Il est important de souligner à cet égard la place et le rôle stratégiques du Rwanda dans la région est-africaine, a poursuivi le diplomate, rappelant les importants progrès réalisés par le Rwanda ces dernières années.

Le pays s’est considérablement développé à la faveur d’une politique novatrice de développement axée sur des réformes profondes ayant touché les domaines cruciaux pour la prospérité de cette jeune nation, a ajouté M. Imani.

Aujourd’hui le Rwanda est considéré comme un pays modèle dans sa région grâce à ces efforts qui lui ont permis d’améliorer tous ses indices de développement social et économique, a-t-il dit, relevant que le pays jouit à présent d’un taux de scolarité élevé par rapport à plusieurs autres pays notamment africains. Il réalise aussi un taux de croissance annuel de près de 7 pc.

« Il s’agit d’un pays très important », note l’ambassadeur du Maroc, se disant convaincu que Rabat et Kigali sauront bâtir sur leurs atouts respectifs pour mettre en place d’importantes relations économiques et commerciales.

De vastes opportunités s’offrent pour ce partenariat maroco-rwandais dans de nombreux domaines à forte valeur ajoutée dont les services financiers, le logement, le transport, les mines et l’agriculture, a dit l’ambassadeur, émettant le vœu de voir s’établir une liaison aérienne directe Casablanca-Kigali afin de faciliter les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays. (MAP)

 

Rwanda: le « pays des mille collines » poursuit sereinement sa marche vers le progrès

La république du Rwanda, première étape de la tournée qu’entame mardi Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et qui conduira également le Souverain en Tanzanie et en Éthiopie, est un pays d’Afrique de l’Est bordé par la République démocratique du Congo (RDC) à l’ouest, la Tanzanie à l’est, l’Ouganda au nord et le Burundi au sud.

Surnommé le « pays des mille collines », le Rwanda, d’une superficie de 26.338 km², se situe à plus de 1000 mètres d’altitude avec une population estimée à environ 11 millions d’âmes dont près de 52 pc des femmes.

A prix constant, la croissance réelle du PIB est de +6,9 pc en 2015. Une performance proche de celle enregistrée en 2014 (+7 pc).

Selon le département des statistiques rwandais, ce résultat est dû notamment à une bonne performance du secteur des services (47 pc du PIB) qui a enregistré un taux de croissance réelle de +7,47 pc en 2015. Sa contribution à la hausse du PIB a été de 3,7 points l’an dernier.

Le secteur agricole a enregistré une croissance réelle de +5 pc en 2015, contribuant ainsi à hauteur de 1,5 point au taux de croissance de 2015. L’agriculture représente 33 pc du PIB du Rwanda.

Le secteur industriel (14 pc du PIB) a crû de + 7 pc l’an dernier, apportant 1 point à la croissance globale de l’économie rwandaise en 2015.

Les objectifs de développement du Rwanda à long terme sont ancrés dans sa stratégie intitulée « Vision 2020 » qui ambitionne à transformer une économie à faible revenu fondée sur l’activité agricole en une économie de services basée sur le savoir. Le pays vise à accéder au statut de pays à revenu intermédiaire d’ici 2020.

En vue de réaliser ses objectifs de développement à long terme, le gouvernement rwandais a élaboré une stratégie à moyen terme. La deuxième Stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté (EDPRS2), dont la principale priorité consiste à accélérer la croissance et à réduire la pauvreté, s’articule autour de quatre axes thématiques: la transformation économique, le développement rural, la productivité et l’emploi des jeunes ainsi que la promotion d’une gouvernance responsable.

En 2018, l’EDPRS2 vise à porter le PIB par habitant à 1.000 dollars, ramener le taux de pauvreté sous la barre des 30 pc et réduire le taux d’extrême pauvreté à moins de 9 pc.

Ces objectifs se fondent sur les succès enregistrés sur le plan du développement au cours de la décennie écoulée, caractérisée par une forte croissance, une réduction rapide de la pauvreté et, depuis 2005, un recul des inégalités.

Entre 2001 et 2015, le taux de croissance du PIB réel a atteint environ 8 pc en moyenne par an. Se remettant du déficit d’aide de 2012, l’économie a crû de 7 pc en 2014, et 6,9 pc en 2015, et aujourd’hui, les économistes louent les « progrès spectaculaires » enregistrés dans ce pays des Grands lacs.

 

Le Maroc et le Rwanda: des relations cordiales, socle d’un partenariat prometteur

 

Le Royaume du Maroc et la République du Rwanda, deux pays unis par des relations cordiales empreintes de compréhension et de respect mutuel, sont en passe d’imprimer une nouvelle cadence et d’insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération bilatérale en la hissant au rang d’un partenariat gagnant-gagnant.

La visite que SM le Roi Mohammed VI effectuera dans ce pays, première étape d’une tournée en Afrique de l’Est qui mènera également le Souverain en Tanzanie et en Éthiopie, devra marquer le début de cette nouvelle ère dans les relations entre les deux pays qui s’imposent désormais dans leurs régions respectives et au-delà dans tout le continent à travers leur dynamisme et leur engagement ferme en faveur de l’émergence d’une nouvelle Afrique unie et forte.

Les autorités de Kigali sont conscientes qu’ils peuvent compter sur un partenaire respecté et écouté comme le Maroc pour accompagner cette jeune Nation vers davantage de développement et de progrès.

« Nous sommes animés par une forte détermination d’accélérer la coopération avec le Maroc dans plusieurs domaines », a affirmé la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, citée par +New Times+, principal journal anglophone rwandais.

La cheffe de la diplomatie rwandaise, qui ne cache pas son admiration pour le Maroc, tout en le qualifiant de « pays dépositaire d’une civilisation millénaire », a souligné le savoir-faire de pointe développé par le Royaume dans plusieurs domaines, dont les finances, l’immobilier, l’industrie pharmaceutique et le tourisme.

Les représentants de certaines entreprises marocaines ont d’ores et déjà effectué des visites de prospection au Rwanda dans le but de développer des projets dans ces domaines et dans bien d’autres, a-t-elle rappelé.

De nombreuses opportunités s’offrent ainsi à ce nouveau partenariat mutuellement avantageux que le Maroc et le Rwanda s’apprêtent, avec volonté et détermination, à amorcer et à concrétiser.

Le secteur privé des deux pays est appelé, comme l’a relevé Mme Mushikiwabo, à jouer un rôle décisif dans le façonnement de ce partenariat, dont le cadre juridique a déjà fait l’objet de discussions profondes visant à mettre en place une plateforme solide, capable de propulser les relations bilatérales vers de nouveaux horizons, conformément au souhait des dirigeants des deux pays.

Les entreprises des deux pays sont conscientes de l’importance de ce nouveau chapitre qui s’ouvre dans les relations entre Rabat et Kigali, a fait savoir la ministre rwandaise.

Dans le but de concrétiser son ambitieuse stratégie d’ouverture sur son espace africain, le Maroc se prévale de l’image de marque qu’il a réussi à construire au fil des ans en tant que partenaire crédible et en mesure de conférer le poids nécessaire à la voix de l’Afrique auprès des forums internationaux.

Cette image, valorisée et renforcée par la crédibilité dont jouissent les entreprises marocaines opérant d’ores et déjà dans plusieurs pays africains, conforte le Maroc dans les ambitions et la légitimité de son ouverture sur tous ses partenaires à l’échelle continentale.

Dans cette même veine, l’ouverture sur le Rwanda s’impose, de l’avis des observateurs, comme un choix judicieux au regard du rôle de plus en plus prépondérant que joue ce pays dans sa région et au niveau de l’ensemble du continent africain.

A seulement 22 ans après ce épisode noir, celui du génocide de 1994 (plus de 800.000 morts), le Rwanda a franchi d’importants pas sur la voie du développement économique, une marche qui a été accélérée depuis l’arrivée au pouvoir du président, Paul Kagame.

Économistes et instances internationales soulignent à la quasi-unanimité la pertinence des choix économiques de cette jeune Nation africaine. Il existe, certes, un grand déficit à résorber en matière de développement, mais les résultats réalisés sont palpables et témoignant des progrès impressionnants réalisés dans le pays de Paul Kagame.

Dans leurs ambitions de faire du Rwanda un pays à revenu intermédiaire d’ici 2020, les autorités de ce pays se sont retroussées les manches dès le lendemain du génocide de 1994, mettant en place une stratégie de développement ayant permis, grâce au sérieux affiché dans la mise en œuvre, de multiplier par cinq le Produit Intérieur Brut par habitant.

Le taux de pauvreté a été réduit de plus de 25 pc, au moment où les disparités sociales et les inégalités ont été largement résorbées, selon certaines Organisations internationales, dont la Banque mondiale.

Pour concrétiser leurs objectifs de développement, les autorités rwandaises ont porté le choix sur la transformation profonde d’une économie essentiellement agricole à une économie de services. « Exporter ou mourir » est désormais la devise de ce pays, dont les ambitions n’ont d’égal que la grandeur de son peuple.

Les résultats ont été spectaculaires, avec à la clef un taux de croissance économique annuel de 8 pc, l’un des plus élevés, non seulement en Afrique, mais également dans le monde entier.

Cependant, le pays fait toujours face à des défis qui ne sont que le reflet des ambitions légitimes de cette jeune Nation d’améliorer les conditions de vie de ses enfants. Il s’agit, en particulier, de la lutte contre la pauvreté et les disparités sociales, un challenge commun à un bon nombre de pays africains.

Comme l’affirment plusieurs observateurs, ces défis et ces problèmes de développement qui persistent sont porteurs d’opportunités, car ils font du Rwanda un véritable chantier en pleine expansion.

En effet, les secteurs des infrastructures et de la construction sont l’illustration de ces domaines où les investisseurs étrangers disposent de grandes opportunités à saisir dans ce pays qui ne cesse d’afficher son ouverture sur le secteur privé.

Avec ces atouts indéniables, surtout une population jeune et instruite (près de 70 pc des Rwandais ont moins de 25 ans), le Rwanda devra continuer à se frayer son chemin parmi les grands du continent en s’imposant comme acteur incontournable dans tout effort pour une Afrique réconciliée, prospère et unie.