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Quelle mouche pique Donald Trump pour qu’il s’en prenne aux autres avec ses remarques acerbes et désobligeantes qui ont émaillé ses discours et interventions le long des primaires des élections présidentielles américaines ? Trump n’en finit pas d’étonner… et de froisser.

Ce fut, mercredi, au tour de la France qui eut droit à l’une des remarques piquantes du candidat républicain américain qui a déclaré, à l’égard de ce pays meurtri par le terrorisme : « Ils ne vont pas m’aimer pour dire ça, mais regardez ce qui s’est passé à Nice où 84 personnes ont été tuées le 14 juillet dans un attentat . Vous avez vu ce qui s’est passé hier avec le prêtre assassiné à Saint-Etienne-du-Rouvray […] La France n’est plus la France ».

Le Président français, François Hollande, n’a pas tardé à répondre à Trump : « La France sera toujours la France, parce que la France ne cède jamais et parce que la France, elle porte toujours des idéaux, des valeurs, des principes qui font que nous sommes reconnus partout dans le monde », a-t-il déclaré à l’occasion d’un discours à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales).

« Et c’est quand on s’abaisse qu’on ne se ressemble plus. Ça peut arriver à d’autres, outre-Atlantique », a-t-il ajouté, faisant allusion au candidat républicain, qu’il n’a pas cité nommément.

La discorde est consommée : Donald Trump  ne pourra pas compter sur le soutien de François Hollande pour sa campagne en vue de l’élection présidentielle américaine, lit-on dans la presse française.

Le premier ministre Manuel Valls avait été le premier à répondre mercredi soir dans un tweet : « La France est toujours la France et la France est forte, M. Trump ».

Le Premier ministre s’en était déjà pris au candidat républicain ces derniers mois. Il avait également dénoncé cette semaine une « trumpisation d’une partie de la droite française après les attentats, l’accusant d’emprunter le « discours de haine » du milliardaire.