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Trois militaires français sont morts dans un «accident d’hélicoptère» en Libye, où ils effectuaient une mission de renseignement, a annoncé mercredi le président François Hollande, confirmant ainsi pour la première fois la présence de soldats français dans ce pays.

François Hollande s’est exprimé sur cette opération mercredi en milieu de journée, à l’occasion de sa visite au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (Dordogne). «La Libye connaît également une instabilité dangereuse. C’est à quelques centaines de kilomètres seulement des côtes européennes. Et en ce moment-même, nous menons des opérations périlleuses de renseignement. Trois de nos soldats qui étaient justement dans ces opérations viennent de perdre la vie dans le cadre d’un accident d’hélicoptère. Je leur rends hommage aujourd’hui devant vous», a déclaré le chef de l’Etat.

Le ministère de la Défense qui , après avoir refusé de commenter l’information de la mort des militaires français, classée «secret défense», a confirmé mercredi le décès de trois soldats français en libye

Selon plusieurs sources d’information, il s’agirait d’agents de la Direction Générale du Service Extérieur (DGSE) et notamment de son Service Action en charge des actions clandestines. La confirmation officielle de la mort d’agents est plutôt rare de la part de cette discrète agence d’Etat, rapporte la chaîne internationale française France 24 qui, se référant à l’agence américaine Associated Press, qui cite des militaires libyens, affirme que c’est un missile sol-air et des tirs d’armes lourdes qui ont touché l’appareil.

L’avion à bord duquel se trouvaient les militaires français tués dimanche 17 juillet près de Benghazi, aurait été abattu par un missile col(air tiré par les éléments d’une milice islamiste qui se fait appeler « brigade de défense de Benghazi ».

Déployés discrètement afin d’appuyer l‘Armée nationale libyenne (ANL) du Général Khalifa Haftar, ces éléments étaient probablement chargés de combattre la branche libyenne de Daech dans l’est du pays. Ils forment également les membres de l’ANL.

Un membre des forces spéciales du général Khalifa Haftar, basé dans l’est de la Libye, a déclaré que ces soldats étaient des «conseillers». Selon un commandant relevant du général Haftar, ils ont «probablement été visés par des groupes islamistes dans le secteur de Magroun, à environ 65 kilomètres à l’ouest de Benghazi».

Selon le journal français Le Monde, le gouvernement libyen d’union nationale a accusé Paris de « violation » de son territoire, mercredi soir. Rien ne « justifie une intervention » sans que le pouvoir libyen en soit informé, a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook. Le GNA s’est dit « mécontent de l’annonce du gouvernement français concernant la présence française dans l’est de la Libye », précise le quotidien français.