oui-o-BRAHIM-GHALI-facebook

Par El Mostafa NASSIRI. Le rideau vient de  tomber sur une nouvelle mise en scène de l’Algérie qui a érigé en congrès, extraordinaire celui-ci, du soi-disant « Front Polisario » qu’elle a artificiellement créé,  un conglomérats de séparatistes et de mercenaires a sa solde et dont le scénario, le décor et les acteurs sont de sa propre création. Une imposture qu’elle entretient et tente d’imposer dans la région, dont elle a puisé le contenu et la raison d’être dans la période postcoloniale, de la guerre froide et de l’hégémonisme dans laquelle ce pays est entré aussitôt son indépendance acquise et à laquelle il semble toujours appartenir.

La mise en scène de ce congrès se nourrit ainsi des pratiques des dictatures et hégémonismes de cette époque et met en œuvre leurs instruments, méthodes et slogans pour alimenter les entités que l’Algérie a artificiellement créées et à la tête desquelles elle place ses hommes fidèles.

La réunion, sous la haute autorité des militaires et services des renseignements algériens, de ce rassemblement d’égarés, est une prestation de folklore politique où tout fait défaut pour que l’imposture de l’Algérie soi réalité. La scène se joue  dans un théâtre nommé camp de Dakhla avec pour tout public des égarés hostiles au Maroc et à sa cause, venus de la toute proche et imprudente Mauritanie ou s’exprimant de l’au-delà de l’océan et des terres, plus précisément du Salvador. Sans le principal, les populations, au moyen desquelles l’Algérie véhicule ses fausse thèses. Le monde, du moins ceux qui se sont intéressés à cet évènement préfabriqué dans les camps algériens, aura assisté à ce grand vide qui est la contenance et la dimension véritables du Polisario et de la RASD et que replissent les mensonges et les artifices de l’Algérie.

Dans la succession des dunes du désert et de leurs mirages apparaît devant l’ombre e  Mohammed Abdelaziz, celle irréelle de Brahim Ghali qui le supplante à la tête du soit disant Polisario et de la fantomatique république sahraouie. Ghali eut droit, pour étrenner ses nouvelles fonctions à la candidature unique et sans rival et à ses 93,19% des 2433 séparatistes et mercenaires répondant en chœur aux ordres d’Alger. Mais où étaient donc passées les populations sahraouies que le Polisario prétend représenter. Au nom de quelles règles ont-elles été écartées ? Sans doute que la mascarade de l’Algérie et ses acolytes qui les encadrent militairement aurait trouvé assez de contestataires et d’opposant pour la découvrir dans son nu décor.

Au-delà des règles d’élection-désignation d’un secrétaire général et d’un président de république de deux entités, en l’occurrence le soit disant Polisario et la pseudo république sahraouie, entités où sont censés se consacrer la représentation d’une population et un Etat, voilà que l’élection-désignation de Brahim Ghali eut lieu, comme tous les observateurs s’en sont rendu comptes, avant même que se réunissent en rassemblement de séparatistes et de mercenaires délégués par l’Algérie et représentant le pouvoir algérien 2433 figurants d’une comédie qui se joue sur le triste sort d’une population séquestrée et confinée dans les ghettos des camps sur le territoire algérien.

Le profil de l’homme d’Alger correspond bien à celui que requièrent la mise en scène d’un mouvement représentant une population luttant pour son indépendance et sa perpétuation pour faire prévaloir la thèse hégémoniste de l’Algérie, et qui ne peut tenir que par l’encadrement militaire et policier de cette population et les contraintes, l’emprisonnement et la torture exercées sur elle.

Brahim Ghali, 67 ans, ex-ministre de la Défense et ex-représentant du soit disant Front Polisario à Madrid et ex-représentant de ce mouvement à Alger. Il passe de l’armée à la diplomatie. Entre 1999 et 2008, Brahim El Ghali est désigné en tant que représentant du Polisario auprès de l’Espagne. Mais le passage dans le royaume ibérique sera entaché par deux procès intentés auprès de l’Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole, rapporte le Huffington post. D’un côté, une jeune fille poursuit Brahim Ghali pour mauvais traitement. De l’autre, des prisonniers sahraouis ont porté plainte contre lui pour torture.

Brahim Ghali n’a toujours pas répondu de ces accusations devant la justice espagnole, puisqu’il avait quitté l’Espagne pour aller représenter le Polisario en Algérie.

C’est donc un homme approchant les 68 ans ans, proche d’Alger et issu de la ligne dure et belliqueuse des séparatistes du Polisario que l’Algérie a choisi de placer à la tête des entités qu’elle a créées.

Si, avec la désignation de Brahim Ghali à la tête de Polisario et de la république des sables, le rideau est tomber sur une mise en scène qui découvre de plus en plus ses artifices et ses tares à la face d’un public lassé par les mensonges et l’imposture de l’Algérie, ce même rideau ne manquera pas  de découvrir au cours des prochaines scènes de cette longue mascarade, une fin de représentation jouée par le seul metteur en scène, l’Algérie et ses services secrets, en l’occurrence, en l’absence de tout public, dans l’espace désert des confins algériens de Tindouf.