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Le Maroc a demandé formellement à réintégrer l’Union africaine, rapporte le site de RFI Afrique citant un communiqué de l’Union africaine.

C’est un communiqué de l’Union africaine qui l’annonce. Une demande de réadmission a effectivement été soumise officiellement à l’Union africaine par le roi du Maroc. Le communiqué dit que les Marocains ont informé la présidente de la commission de l’UA de cette démarche à l’occasion d’une rencontre bilatérale qui a eu lieu jeudi 22 septembre, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Une lettre d’intention a été remise à Dlamini Zuma et dans le même temps déposé à Addis Abeba au siège de l’organisation.

En marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tient à New York, le conseiller du roi du Maroc, Taïeb Fassi Fihri, a en effet rencontré, vendredi 23 septembre, la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, et lui a remis la demande officielle du Maroc d’intégrer l’Union africaine.

Mme Zuma a accusé réception du document officiel et affirmé à l’émissaire royal que la procédure normale sera suivie, notamment en informant officiellement les États membres. Dr Zuma a notifié à l’émissaire du Roi Mohammed VI que le Royaume du Maroc sera officiellement informé des conclusions de la procédure d’adhésion à l’UA. Le conseiller du Roi a également informé la Présidente des préparatifs en cours pour abriter la CoP 22, prévue à Marrakech, en novembre prochain..

Le Maroc avait décidé en 1984 de quitter l’Organisation de l’Union africaine (OUA) – qui a précédé l’Union africaine – à la suite de l’admission en son sein de la pseudo-rasd.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI avait exprimé la volonté du Maroc a volonté de réintégrer l’UA.

C’était lors du sommet des chefs d’État africains qui s’était tenu en juillet à Kigali, que Sa majesté avait adressé un message  à Idriss Deby Itno, président en exercice de l’UA, remis par Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants.

Sa majesté y avait notamment rappelé les circonstances du départ du Maroc de l’ancienne OUA

Le Maroc, qui a quitté l’OUA n’a jamais quitté l’Afrique. Il a seulement quitté une institution, en 1984, dans des circonstances toutes particulières. Sa relation passionnelle avec son Continent explique le sentiment légitime que la reconnaissance d’un pseudo état était dure à accepter par le peuple marocain. Il est, en effet, difficile d’admettre que le Royaume, Nation pérenne et ancestrale, soit comparé à une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté, démunie de toute représentativité ou effectivité. Cette conviction qu’il y avait là une blessure, Je rêvais depuis des années de vous la confier. Aujourd’hui, s’offre l’opportunité de le faire. Et J’ai la certitude qu’elle trouvera dans cette noble assemblée une écoute attentive et sereine.

Ce fait accompli immoral, ce coup d’état contre la légalité internationale, ont amené le Royaume du Maroc à éviter la division de l’Afrique au prix d’une douloureuse décision, celle de quitter sa famille institutionnelle. Le peuple marocain, unanime, et l’ensemble de ses forces ont estimé inacceptable cette adhésion, par effraction et connivence, d’une entité non souveraine. L’histoire retiendra cet épisode comme une tromperie, un détournement de procédures, au service d’on ne sait quels intérêts. Un acte comparable à un détournement de mineur, l’OUA étant encore, adolescente à cette époque(

Sa Majesté le Roi a également relevé la contradiction dans laquelle se trouve l’Union africaine dont l’organisation ancêtre avant admis une entité fabriquée de toutes pièces par l’Algérie, dont on connait la politique aventurière et hégémoniste en Afrique dont elle soudoyait certains dirigeants à coups de pétrodollars et de voitures de luxe.

Le défi qui demeure à relever, pour notre continent, plus d’une décennie après la naissance de l’Union africaine, est celui de l’unité et de la cohésion de notre grande famille. Pour le réaliser, il nous faudra emprunter la voie de la lucidité et du courage, celle que nos ainés, les premiers panafricains avaient privilégiée. L’Afrique, si longtemps négligée, est devenue incontournable. L’ère où elle n’était qu’un objet dans les relations internationales est révolue. Elle s’affirme, progresse et s’assume sur la scène internationale. Elle se présente désormais comme un interlocuteur actif et respecté dans le débat sur la Gouvernance mondiale.

C’est pourquoi, sur la question du Sahara, l’Afrique institutionnelle ne peut supporter plus longtemps les fardeaux d’une erreur historique et d’un legs encombrant. L’Union africaine, n’est-elle pas en contradiction évidente avec la légalité internationale ? puisque ce prétendu Etat n’est membre ni de l’Organisation des Nations Unies, ni de l’Organisation de la Coopération Islamique, ni de la Ligue des Etats arabes, ni d’aucune autre institution sous régionale, régionale ou internationale ?

Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé.

Après réflexion, il nous est apparu évident que quand un corps est malade, il est mieux soigné de l’intérieur que de l’extérieur. Le temps des idéologies est révolu. Nos peuples ont besoin de concret et d’actions tangibles. On ne peut changer la géographie. On ne peut se soustraire au poids de l’histoire.